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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 01:21
Il est minuit et demi. Pas moyen de trouver le sommeil, malgré la fatigue. J’évite de trop bouger pour trouver le sommeil, mais je finis par me lever. Tout à l’heure, dans le lit, pendant que je lisais, Elliot bougeait et semblait avoir le hoquet. Je glissais le livre sous mon ventre pour le voir en même temps que je lisais.
Son pied, sans doute, se tendait sur mon flanc et il devait peut-être étirer son dos ou ses fesses à l’opposé. Je lui massais les pieds à travers ma peau et le repoussais doucement pour voir sa réaction. Le pied s’est rétracté doucement. Je multipliais alors les caresses-massages en prenant soin d’appuyer un peu, mais pas trop, de varier les mouvements en dessinant des fleurs et des vagues telles que j’aurai pu les faire sur une feuille avec un crayon.
Elliot semblait à l’écoute et ses mouvements s’arrêtaient, comme si son corps à fleur de peau, ressentait les caresses qu’il appelait en fait de ses “mouvements-sollicitations”.
Ces petits massages étaient des caresses agréables pour mon ventre aussi, et je partageais un peu de ces sensations tactiles qui apaisent. La lenteur et l’attention sont indissociables dans ce partage gratuit.

Je devrais sans doute dormir. C’est à force de veille de ce genre que je me suis retrouvée incapable de récupérer à la fin du sixième mois, et fatiguée, le ventre tendu, je fus contrainte à l’arrêt de tout travail. La naissance est imminente, mieux vaut être reposée.

Notre impatience et celle de notre entourage, nous laissent penser que chaque jour, Elliot peut naître. Cependant, seul le fruit mûr tombe de l’arbre. Nous oublions de lui laisser tout son temps qui est celui d’une grossesse normale.

En plus, il est léger à porter et ne me fatigue pas, sauf un peu les après-midi quand le ventre se tend et me coupe le souffle. Le pas se ralentit et l’énergie déserte un peu. Bref, je me traîne, mais je peux tout de même en faire un peu et mes journées ne sont pas vides. Elles semblent au contraire se remplir de ces riens, qui font de l’oisiveté un champs de possibles. L’esprit s’intéresse à plein de choses, l’humeur est bonne et la curiosité exacerbée.
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