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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 22:49
Acheter au hasard, inspirée par le titre “Je vivais seul au fond des bois”, j’ai trouvé en ouvrant les premières pages LA problématique existencielle qui traverse apparemment les siècles sans trouver finalement une issue. Pourquoi la vie, notre vie, cette vie ? Et surtout, peut-on être heureux ? Questionnement d’autant plus à propos, au moment de l’esclavage, époque de l’auteur.

Incapacité à prendre en charge notre devenir, y-a-t-il un espoir pour que la génération à venir sache faire d’autres choix plutôt que de marcher invariablement dans les traces de leurs prédécesseurs. Aujourd’hui, l’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de l’avenir non seulement des individus mais aussi de notre planète. N’y-a-t-il pas d’autres scénarios possibles que ceux proposer dans les films catastrophes comme le prochain film américain “2012” qui promet un sauvetage des meilleurs d’entre nous dans un providentiel vaisseau spatial à destination d’une nouvelle planète qu’on saura sans doute consciencieusement polluer.

A propos de la vie, celle qui est guidée par ce qu’on nous a dit être bien, Henri David Thoreau s’insurge ; “ Ce que mes voisins appellent bien, je le crois en mon âme, pour la majeur partie, être mal, et si je me repens de quelque chose, ce doit fort vraisemblablement être de ma bonne conduite. Quel démon m’a possédé pour que je me sois si bien conduit ?(...) Une génération abandonne les entreprises d’une autre comme des vaisseaux échoués.” p.20, 21

C’est un encouragement au changement, à croire dans le chemin qu’on s’invente plutôt qu’à suivre, celui tout tracé des anciens. “Ainsi bel et bien, nous sommes contraints de vivre, vénérant notre vie, et niant la possibilité de changement. C’est le seul moyen, déclarons-nous ; mais il est autant de moyens qu’il se peut tirer de rayons d’un centre...” p. 21

Personne n’ayant approuvé la fonction qu’il voulait assumer, proche de la nature, il a décidé de se retirer dans les bois et d’y vivre pendant plus de deux ans.

Bref, il existe de nombreux freins au changement, comme l’opinion qu’on a de soi. Mais, si parfois on risque l’évocation d’un rêve, on se heurte au temps, celui qu’on laisse passer, trop pressé d’effectuer notre tâche, celle qui est valorisée par le travail et la soumission à son ordre. On a plus qu’à attendre la retraite, et encore... Alors, rêver et se souvenir de la phrase de H.D. Thoreau : “Comme si l’on pouvait tuer le temps sans insulter à l’éternité.”p.16
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commentaires

G
<br /> ça me parle beaucoup!<br /> Merci!<br /> <br /> <br />
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B
<br /> Et pour cause... Bon courage<br /> <br /> <br />