Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 15:38
Voici des extraits du manifeste contre les mères porteuses, manifeste signé par de nombreux philosophes, psychanalystes, gynécologues, pédiatres... trouvé sur le site "la cause des bébés" , ou comment diaboliser une pratique religieusement incorrecte.
Je ne suis pas pour une conception des enfants comme présentée dans "le meilleur des mondes" d'Aldous Huxley, mais je ne vois dans les mères porteuses aucun acte indécent et surtout aucun acte contraire au principe du respect de la vie et de l'intégrité des personnes.

"La gestation pour autrui ouvre la voie à des pratiques hautement contestables: l'exploitation des femmes, la promotion du "tout génétique", la programmation d'enfants conçus pour être abandonnés par la femme qui les a portés."  
Dans les témoignages de mères porteuses je n'ai pas ressenti la déshumanisation de la grossesse telle qu'elle est décrite ici en inscrivant ce temps dans une programmation. L'enfant, certes n'était pas accueilli par les bras de celle qui l'a porté dans son ventre pendant neuf mois, mais plutôt qu'un abandon d'enfant, j'ai perçu un don extrèmement bien préparé tant du côté de la mère porteuse considérée comme un membre de la famille du couple accueillant que du côté du couple qui assiste à la naissance de leur enfant. 

"Quel professionnel peut s'autoriser à déclarer telle femme "bonne pour le service"? La loi doit-elle permettre des conventions permettant à une femme de consentir à sa propre aliénation organique et à s'exposer à des risques corporels (ceux communs à toute grossesse) et psychiques ?"
Est-ce le problème de légiférer sur la pratique de mère porteuse ou un problème moral ?

"On ne peut concevoir que ces femmes ne soient pas rémunérées –on appellerait ça une indemnisation – ce qui revient à leur demander de se vendre pour produire une marchandise: l'enfant."
Evidemment, quand on ne considère que l'aspect mercantil de cet acte, il devient bas et vil. Mais, est-ce ainsi qu'il faut poser le cheminement de la femme qui fait ce don de son corps et non d'un enfant ?

"Cette définition de l'individu par ses seuls gènes, évoquant le "pedigree" dont on sait les usages abusifs qui peuvent en découler va à l'encontre des valeurs de mixité et d'ouverture à l'autre."
Avant d'adopter un enfant, beaucoup de couples ont d'abord essayé d'avoir un enfant naturellement. Qu'ont à voir, les valeurs de mixité et d'ouverture à l'autre ? 

"Nous connaissons l'importance des échanges entre la mère et le foetus sur son développement physique, psychique et affectif. Nous connaissons les effets délétères des séparations précoces sur la vie entière. Les médecins doivent-ils se prêter à la conception d'enfants programmés pour être donnés par la femme qui les porte?"
Quel traumatisme pourrait atteindre l'enfant porté par une femme et désiré par une autre ? Le nourrisson s'attache à la personne qui va lui donner tous les soins, l'attention et l'affection dont il a besoin. La grossesse est un temps extrèmement important et des échanges "fabuleux" transforment peu à peu la femme en mère pour accueillir son enfant. Grâce à l'haptonomie, le papa peut s'inclure dans ce temps de grossesse. La mère accueillante ne peut-elle partager cela avec la mère porteuse ? Assister aux échographies, accompagner la mère porteuse dans toutes les démarches et examens qui concernent le bébé...


"Une loi peut limiter les dérives mercantiles des intermédiaires voire le tourisme procréatif. Il n'empêche qu'aussi restrictive soit-elle, elle légitimerait, avec la participation du médecin et du juge, des pratiques que nous condamnons parce qu'elles remettent en cause la protection qu'on doit aux plus vulnérables."
Je conclurais plutôt l'inverse, pour éviter des situations dramatiques. Je proposais dans un précédent article à ce sujet le secours d'un cadre associatif...

Je suis maman depuis quatre mois. C'est un bonheur quotidien. Je n'aurai pas pu laisser mon enfant à une autre à sa naissance parce qu'il est le fruit de notre désir à tous les deux, son papa et moi et je comprends la détresse des femmes qui désirent devenir mère et qui ne le peuvent pas. Je serais incapable de porter un enfant pour une autre mais je conçois que d'autres le puissent et l'assument. Ce que je ne peux faire ne peut pas faire loi pour imposer ma conception des choses aux autres. 

  
Partager cet article
Repost0
15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 23:38

 

L'amour parental est le seul amour que nous offrons à un enfant pour lui permettre un jour ... de nous quitter.
Jacques Salomé

Partager cet article
Repost0
15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 23:34

Le bébé est une personne (suite)

Parce qu’un bébé n’a pas juste besoin d’être nourri et changer, parce qu’un bébé a aussi besoin et le droit de s’exprimer, la totote du point de vue de Suzanne B.Robert-Ouvray, psychomotricienne, est à éviter fortement.

 

Quand on dit : “ la totote répond à un besoin de succion”, on se trompe.

Le bébé veut retrouver les sensations agréables qu’il connaît quand il est nourri, manipulé avec douceur, câliné. 

 

“C’est un sein vide, sans chaleur, sans liquide, sans tendresse. Le bébé tète du vide. Porteur d’une greffe maternelle, le bébé finit par s’accoutumer et il n’a plus l’occasion d’exprimer ses sentiments douloureux de colère, de rage, de tristesse. Il les tète.” p.225

 

Par ailleurs, ses pleurs expriment des choses différentes qu’une maman apprend à interpréter : “ La bouche du bébé a besoin d’être libre pour exprimer le début du langage que sont les pleurs, les gémissements et les vocalises.” p.224

 

La totote empêche l’expression des affects du bébé qui reste alors sous pression dans l’enveloppe corporelle tonique. Le bébé devient hypertonique. 
 

“ Nous savons qu’une tension corporelle qui peut être traduite en sensation, en affect et en paroles (celles de la mère), est intégrée. L’intégration a pour effet l’appartenance. Une tension intégrée devient une partie de soi, de l’univers psychocorporel du bébé. Une tension qui n’est pas passée par les différents niveaux d’organisation reste en suspens, comme un point noir dans l’organisme du bébé. Elle ne peut pas être rejetée dans le vide ; le défoulement n’a jamais permis l’intégration, il permet l’évacuation ponctuelle d’une tension, mais comme la balle de jokari au bout de son élastique, elle revient. Elle demande satisfaction. La satisfaction d’une tension, c’est son étayage psychique et son intégration.” p.225

 

Quand on dit :  "mieux vaut la totote que le pouce”, on se trompe.

“Il est prouvé que les problèmes d’ogive palatine ( palais trop creux et dents en avant) ne proviennent pas ni de la position du pouce dans la bouche ni celle de la sucette. Ce sont des déformations dues à la déglutition primaire quand l’enfant pousse sa langue contre son palais et contre ses dents pour avaler.” (...)”Un bébé hypertonique, qui a la nuque en extension reste plus longtemps en déglutition primaire. (...) Il pousse ainsi avec sa langue sur son palais et sur ses dents et les déforme.”p.228

 

 

La totote peut entraîner un phénomène de dépendance, phénomène qui pourra être répété à l’âge adulte par une dépendance à la cigarette ou autre drogue pour “se calmer”, comme quand on était petit.

 

“La totote plutôt que le pouce”, préfèrent certains parents pour garder le pouvoir sur l’enfant en la lui retirant ou en s’en servant pour faire du chantage.

 

Suzanne B.Robert-Ouvray donne ici son point de vue d’après des études et observations qui, de mon point de vue s’accordent avec la méthode ESPERE ( énergie spécifique pour écologie relationnelle essentielle) développée par Jacques Salomé, qui s’oppose au système SAPPE. 

 

Tandis que le système SAPPE instaure une relation dominant, dominé qui produit des réactions violentes ou l’autre devient Sourd, Aveugle, Pernicieux, Pervers, Energétivore, la méthode ESPERE  incite surtout chacun à revoir sa propre façon d’échanger, de partager, de s’approprier, de se confronter ou d’accepter les différences. 

 

Je retiens entre autre que cette capacité d’écoute nécessite de confirmer le point de vue de l’autre qui demande à être reconnu dans ce qu’il dit et au-delà, dans ce qu’il est. Cette relation communicante ne pourrait-elle pas s’appliquer aussi dans la relation parents-bébé?

 

 

Le bébé, à travers ses pleurs exprime des désirs d’échange, de satisfaction de besoins. Ne pas tenir compte de ce langage est une réponse violente qui maintient une relation dominant dominé au lieu de lâcher prise sur le contrôle de la relation et ainsi instaurer une relation créative vivante.

 

Référence internet pour accéder à la méthode ESPERE de Jacques Salomé :

http://www.j-salome.com/02-methode/0201-communiquer/concepts.php

 

“L’enfant tonique et sa mère” , Suzanne B.Robert-Ouvray, éd.DDB


Partager cet article
Repost0
9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 22:49
J'ai découvert un livre "l'enfant tonique et sa mère" écrit par une psychomotricienne, Suzanne B. Robert-Ouvray. Elle aborde la relation mère-enfant par le biais du développement psycho-moteur du bébé.

Elle nous rappelle qu'un bébé est une personne :(...) "il en a tous les droits : la sécurité, la tendresse, le respect, la reconnaissance, la liberté et les structures, l’expression et la communication, l’intégration, la compréhension, la réussite, le plaisir, le jeu, le mouvement.” p.145 

Ces quelques mots m’ont interpellée car bien souvent on considère les besoins physiologiques du bébé, car on peut facilement y répondre et on ignore ses besoins psychiques qui se traduisent par des manifestations émotionnelles difficiles à décrypter, d’autant plus quand, les parents ou la mère surtout les premiers mois, sont pris dans leur propre histoire ou leurs angoisses, peurs et désirs de façon plus ou moins consciente. On est alors plus ou moins réceptif aux manifestations de notre enfant.

La tonicité d'un bébé traduit les états émotionnels qu'il entretient dans sa relation d'attachement avec sa mère, les premiers mois, puisque c'est elle qui va satisfaire à ses besoins pour vivre. Ainsi, il éprouvera plus ou moins de tension au contact des vibrations émises par la mère, vibrations qui trahissent son anxiété. Toute les mères sont anxieuses et parfois se sentent coupable de cet état. Leurs compétences maternelles vont être influencées par cet état émotionnel que nous transmettons à notre enfant. 

L'attachement du bébé à sa mère est un réflexe. Son regard est suspendu à ses lèvres et à ses yeux. Il va donc tenter d'entrer en contact avec elle à tout prix et de ce fait va être une véritable éponge de ces affects. De la qualité de cet attachement nécessaire et réciproque l'enfant développera ensuite des comportements différents dans sa vie future. 

L'attachement est ce qui va ensuite permettre le détachement. Un enfant rassuré quand à l'amour que lui porte ses parents pourra alors, sans crainte d'être "abandonné", aller vers les autres et s'attacher à d'autres personnes. Du côté de la mère, l'attachement ne doit pas signifier que tous ses désirs d'avant l'enfant doivent être oublier au profit de son seul enfant. Au contraire, c'est parce qu'elle retrouvera ses désirs d'avant qu'elle pourra se détacher de son enfant. L'attachement et le détachement sont des compétences nécessaires à l'épanouissement de la mère et de l'enfant.

A ce titre, l'auteur donne quelques conseils concernant la façon de porter son enfant pour favoriser la construction de son identité corporelle, notamment en favorisant l'enroulement de l'enfant vers son centre en le portant de façon à le laisser s'enrouler contre soi. A ce titre, coucher les enfants sur le ventre, comme on nous le déconseille fortement aujourd'hui, conduit à une extension du bébé qui s'écrase ce qui génère du stress.

Conclusion personnelle. Pour l'arrivée de notre enfant, nous avons opté pour le portage en écharpe et le hamac pour dormir, deux moyens de permettre à l'enfant de conserver sa position "foetale" les premiers mois, position sécurisante et qui répond donc à un besoin physiologique. Porter son enfant ne veut pas dire "gâter" son enfant comme on peut nous le reprocher mais au contraire lui procurer une sécurité affective et répondre à un besoin physiologique.

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 23:30
Voilà, c'est la cata : la chasse est ouverte, le climat se réchauffe, avez-vous remarqué comme le mois de septembre et le début de ce mois sont chauds, beaux et secs ? On ne respecte plus rien, on est la prochaine espèce qui va disparaître...

Alors, l'espace d'une journée apprécier des moments de partage en donnant un peu de soi et en recevant des autres. Et puis, réaliser que la roue de la vie tourne, celle qui nous ramène, il y a un an, à l'annonce de cette promesse d'un enfant, enfant qui est là aujourd'hui, endormi dans son hamac.

Le fait ou phénomène de la naissance marque un début qui va décider de la suite. On ne pense plus à un futur possible, mais on se concentre sur le moment présent. On trouve là, une réponse aux questions existencielles : d'où venons-nous ? Quel est le but de notre vie?  

Ne plus se dire "j'ai pas le choix" et affronter ses peurs et ses désirs sans attendre des autres qu'ils nous donnent la force dont on a besoin. Mon ami vend sa petite entreprise qui l'étouffe pour tenter sa passion.

J'admire ceux qui, capable de dépasser les normes et convenances sont capables d'inventer leur chemin et qui, à travers leur expérience de vie, nous laisse entrevoir, un instant, des possibles impensables, et qui nous font dire "Pourquoi pas". Parce qu'il y en a qui ose, certains peuvent se dire, je ne suis pas seul, moi aussi je peux le faire. 

Sans doute y a-t-il au bout du chemin, une leçon d'espérance à retenir. C'est en tout cas, celle que nous offre les clowns qui en service de pédiatrie improvisent des pitreries qui , dans l'ambiance lourde de l'environnement médical, éloignent le spectre déprimant de la maladie, pour offrir du réconfort et surtout du rire, le rire salvateur qui guérit bien des blessures.

J'ai découvert, "soleil rouge", cette association de clowns qui intervient dans les hôpitaux grenoblois, au hasard de mes pérégrinations sur le net. 







 
Partager cet article
Repost0
3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 23:34
Il est tard, j'ai dans la tête la berceuse qu'apprécie Elliot, elle est incomplète. La connaissez-vous ? J'improvise pour éviter les blancs...

"Fait dodo, paupière close
Dort, mon bel enfant.
J'ai pour toi, dans ma mémoire, des récits merveilleux

Je vais te dire une histoire
Ferme tes beaux yeux
......................................................................"



Il y a trois voix. Je n'en ai qu'une, je les alterne.

Avez-vous d'autres berceuses testées et garanties "pouvoir endormant haute performance" ??? 

Helo peut-être... 
Partager cet article
Repost0
1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 16:17
Elliot est dans mes bras. Hier soir, petite toux, ce matin visite chez le médecin, rhino pas céros mais pharyngite. Rien de méchant, mais, mouche bébé et sérum physiologique pour tout traitement. Elliot estime ce traitement suffisamment barbare.
 
Alors, on coucoune. Bien emmitouflé, on s'approche de la fenêtre. Mon bébé ne peut comprendre ce paysage qu'il découvre. Puis, comme dans la scène où Amélie Poulain attrape le bras de l'aveugle pour lui faire traverser la rue et partager quelques pas en commentant ce qu'elle voit, je montre avec des mots ce que les yeux d'Elliot voient sans pouvoir analyser tant d'images :

le marronier qui balance ses branches bousculées par un léger vent et qui déjà, perd ses feuilles toutes rouillées en même temps que ses marrons qui en tombant font exploser leur bogues. Ils jonchent l'herbe, là où les enfants, le week-end dernier, après les avoir ramassés les ont dispersés. Les asters forment un énorme bouquets violet de l'autre côté du muret de pierre, celui qu'on a remonté avec ton papa, pas aussi bien que les anciens, les grands-parents et arrières grands parents qui maîtrisaient ce genre de construction. Tanpis, les lézards trouveront quand même un abri dans les trous laissés à leur intention. Devant, le mille pertuis a encore de superbes fleurs jaunes. On ne prendra pas le chemin qui longe le muret aujourd'hui, histoire de se soigner un peu au chaud. Le linge va sécher avec le vent, tu as vu, les épingles à linges ont les couleurs de bonbons. J'aime beaucoup celles qui sont oranges. Un peu plus loin, on aperçoit presque les citrouilles qu'il faudra aller ramasser et cuisiner pour nos visiteurs de dimanche. 

Encore quelques pas, Elliot est attentif. Il avait si peur d'être abandonné dans son transat. Bien des tâches ménagères attendront... Il finit par s'endormir sous son capuchon de laine. Un petit ronflement égraine les secondes... Encore quelques minutes à profiter de cette tendre proximité puis, après un bref soupir les yeux entrouverts il reste et s'assoupit dans son transat sans protestation.

 
Partager cet article
Repost0
28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 23:47
Aurait-il peur des arbres ? Depuis quelques temps, difficile de prendre le chemin de promenade sans déclencher les pleurs. Je peux croire qu'il a faim et que le porter en l'allaitant s'impose avant d'aller plus loin, cependant, le fait se reproduit systématiquement. Aujourd'hui, j'appréhende de le glisser dans l'écharpe s'il ne vient pas juste de téter. 

Alors qu'il grandit, il demande plus fréquemment qu'avant le sein. Dix minutes lui suffisent pour "faire l eplein" car ensuite il se détourne ou somnole. Cependant, une heure après il réclame à nouveau. Cette fréquence augmente en même temps que son exigence à être dans les bras ou au moins en compagnie. La solitude l'inquiète et il aime être sollicité. Evidemment, il finit par s'exciter, trop de stimulations ne permettent pas de se reposer ni de trouver le sommeil.

Les journées alternent donc entre la "zénitude" parfaite et le branle bas de combat pendant lequel il faut assurer son poste de mère patiente dévouée et disponible.

Je ne m'en plains pas, d'autant plus que j'ai pris un congé parental pour en profiter !

En ce moment, il va de découvertes en découvertes. Ces babillages invitent à la conversation et nos jeux avec les mains inventent un nouveau lien de complicité. Il a découvert ses pieds, par hasard pendant le bain. Mais son truc en ce moment, c'est de dévorer ses mains en se cambrant en arrière et en donnant de vigoureux coup de pieds dans le vide. Franchement, un bébé c'est étonnant, impressionnant. Ses compétences motrices progressent de jour en jour et sa vigueur laisse les athlètes de haut niveau dans le peloton de queue. Etes-vous capable de balancer énergiquement vos jambes dans tous les sens sans les poser en tirant sur les abdos ? Moi, j'essaye même pas. La dernière fois que j'ai voulu imiter le pas espagnol d'un cheval, je me suis démonté le coude !

L'épicière était ravie de découvrir ce petit bébé redressé de façon presque comique dans l'écharpe sous mon menton, observateur et attentif à son environnement, qui, ne l'oublions pas change tous les jours à ses sens qui se développent progressivement.
Elle me promet qu'avec ses beaux yeux bleus il va faire craquer les filles. Pour le moment, c'est moi qui craque !


 
Partager cet article
Repost0
28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 23:24
Quand les animaux étaient vénérés, on ne pensait pas à les manger. Mais depuis Descartes, on s'est mis à considérer les animaux comme des machines plutôt que comme des êtres sensibles. Les grands abattoirs et les techniques d'élevage et de sélection d'animaux observés chez les américains ont gagné tous les continents. Partout, on engraisse des animaux, on les abat, on les désassemble, bref, on ne leur accorde aucune vie avant de les tuer dans des conditions désastreuses. 

Ce constat, Fabrice Nicolilo l'a fait à travers son livre " Bidoche". Après une expérience de six mois comme ouvrier dans un abattoir, il a essayé de comprendre comment nous en sommes arrivés à ce traitement catastrophique des animaux domestiques, comment les employés des abattoirs ont du mal à assumer ce métier dont il ne parle pas à la maison, dont on ne se vente pas en société... 

Amateur de viande, il devient végétarien. Avons-nous dépassé les limites de l'acceptable ? Saurons-nous retrouver raison et mesure ? Faut-il encore  prendre conscience de nos errances ! Ce livre devrait nous y aider, à moins qu'il ne faille des crises sanitaires "décimantes" pour qu'enfin on s'intéresse au sort qu'on réserve aux espèces qu'on maltraite.

Serons-nous toujours des hommes après le Grand massacre qu'on organise ?

Qui disait " Tant qu'il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille." Autrement dit, le sort que nous réservons aux animaux n'est pas différent de celui qu'on se réserve entre nous. Quelle espèce !
Partager cet article
Repost0
28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 22:45
Jai ouvert devant moi, l'édition de "100 photos de nature pour la liberté de la presse" vendu au profit de reporters sans frontière, ces sentinelles de la planète. Et là, les photos superbes rappellent autant la beauté de notre planète que sa fragilité. 
On retrouve parmi les discours et les photos de tous ces témoins qui sont allés un peu plus loin que le palier d'à côté, la même envie de dénoncer le destruction de notre planète, dont l'homme est responsable. La Terre, planète unique où la vie est apparue, riche par la diversité des espèces qui la peuplent risque d'être victime de celle qui pourtant soit dit en passant, passe pour être la plus intelligente. Pour reprendre les propos de Théodore Monod, quand allons-nous cesser de nous comporter comme des hommes préhistoriques et enfin évoluer ?

La naissance de mon bébé m'a ramenée vers cet instant où la vie est devenue possible. Sans artifice, le prodige de la nature s'est reproduit, identique à chaque fois, créant ainsi toute vie. J'ai eu l'impression de replonger dans l'essentiel, ce sentiment qui manque à nos vies pour les rendre précieuses. Je suis retombée dans le présent, après avoir couru vers le futur et oubliée mon passé. Tous les fils se sont renoués avec cet événement qui marque à jamais ma vie, la vie. Le passé donne sens aujourd'hui à mon présent à travers un petit bonhomme qui s'inscrit dans la généalogie de ma famille mais pas seulement, dans la généalogie de l'humanité qui depuis quelques milliers d'années a su prendre une place.

Alors, de la fierté d'avoir donné naissance à un enfant, il reste l'inquiétude de l'avoir fait naître dans un monde de "malheur". Il est là, couché sur son transat, je lui raconte les images. Mais l'histoire qui les accompagne n'est pas gai pour un petit bout de quelques mois et je n'ai pas de fin heureuse à lui proposer, seulement l'espoir qu'il trouvera du bonheur malgré tout sur son chemin de vie. 
N'aurons-nous bientôt plus qu'une profonde nostalgie pour parler de ce temps où la vie avait des formes multiples qui enrichissaient notre imaginaire et ouvraient des possibles en s'enrichissant de nos différences inter espèces. De la disparition de la biodiversité que pouvons-nous espérer découvrir le visage de notre humanité ?

Sans doute, y a-t-il une révolution urgente à faire, non pas pour sauver notre pain mais pour sauver notre avenir et celui des générations à venir.

 
Partager cet article
Repost0