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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 22:49

Bébé saisit les objets et les porte à sa bouche. Parfois, les bras se jettent encore un peu dans tous les sens. Preuve de l'immaturité de son système nerveux. Alors, prodige des premiers mois de la vie qui apportent chaque jour des progrès, la maturation affine les gestes, éveille les sens, développe le langage, améliore les postures...

Ce bébé si peu autonome nous a si bien séduit qu'aujourd'hui, nous percevons bien moins sa fragilité des premiers jours que sa capacité à imposer ses désirs et besoins... sa personnalité.
Une communication de type langagière s'instaure avec les premières vocalises qui nous imitent tant dans le débit que les intonations. On discute; Bientôt on pourra essayer le langage des signes pour communiquer avant le langage articulé.

Nous nous émerveillons de ces phrases composées de petits sons qui viennent du fond de la gorge et qui sont comme ponctuées d'un point par des bulles qui débordent de ses lèvres "trompéteuses" avec en prime la langue qui déborde de la bouche. Il se cache alors dans le double menton qui apparaît quand il baisse la tête pour s'enfouir dans ses mains.
Il ajoute quelques tortillements du bassin en cambrant son dos. Chez le bébé, même le corps est langage.

C'est un bébé souriant qui nous sollicite beaucoup et qui n'a pas peur des gens qui s'attroupent autour de lui pour s'enthousiasmer et conquérir ses faveurs en ajoutant force "roucoulades" et bisous. Cependant, ce soir, il s'est mis à pleurer en dormant. Est-ce que ce sont des terreurs nocturnes ? Elles sont fréquentes paraît-il chez les bébés qui ont eu une naissance difficile...

Merci de me donner un avis à ce sujet... 

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 22:49
Acheter au hasard, inspirée par le titre “Je vivais seul au fond des bois”, j’ai trouvé en ouvrant les premières pages LA problématique existencielle qui traverse apparemment les siècles sans trouver finalement une issue. Pourquoi la vie, notre vie, cette vie ? Et surtout, peut-on être heureux ? Questionnement d’autant plus à propos, au moment de l’esclavage, époque de l’auteur.

Incapacité à prendre en charge notre devenir, y-a-t-il un espoir pour que la génération à venir sache faire d’autres choix plutôt que de marcher invariablement dans les traces de leurs prédécesseurs. Aujourd’hui, l’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de l’avenir non seulement des individus mais aussi de notre planète. N’y-a-t-il pas d’autres scénarios possibles que ceux proposer dans les films catastrophes comme le prochain film américain “2012” qui promet un sauvetage des meilleurs d’entre nous dans un providentiel vaisseau spatial à destination d’une nouvelle planète qu’on saura sans doute consciencieusement polluer.

A propos de la vie, celle qui est guidée par ce qu’on nous a dit être bien, Henri David Thoreau s’insurge ; “ Ce que mes voisins appellent bien, je le crois en mon âme, pour la majeur partie, être mal, et si je me repens de quelque chose, ce doit fort vraisemblablement être de ma bonne conduite. Quel démon m’a possédé pour que je me sois si bien conduit ?(...) Une génération abandonne les entreprises d’une autre comme des vaisseaux échoués.” p.20, 21

C’est un encouragement au changement, à croire dans le chemin qu’on s’invente plutôt qu’à suivre, celui tout tracé des anciens. “Ainsi bel et bien, nous sommes contraints de vivre, vénérant notre vie, et niant la possibilité de changement. C’est le seul moyen, déclarons-nous ; mais il est autant de moyens qu’il se peut tirer de rayons d’un centre...” p. 21

Personne n’ayant approuvé la fonction qu’il voulait assumer, proche de la nature, il a décidé de se retirer dans les bois et d’y vivre pendant plus de deux ans.

Bref, il existe de nombreux freins au changement, comme l’opinion qu’on a de soi. Mais, si parfois on risque l’évocation d’un rêve, on se heurte au temps, celui qu’on laisse passer, trop pressé d’effectuer notre tâche, celle qui est valorisée par le travail et la soumission à son ordre. On a plus qu’à attendre la retraite, et encore... Alors, rêver et se souvenir de la phrase de H.D. Thoreau : “Comme si l’on pouvait tuer le temps sans insulter à l’éternité.”p.16
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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 23:23
Que de changement au cours du troisième mois ! Elliot discute. D'abord sur une note un peu plaintive qu'il émet, les lèvres en o sur un eu........... long, parfois interrompu comme pour différencier des mots. On lui répond de la même façon, il ajoute alors des intonations pour exprimer l'enthousiasme ou la colère ou simplement la discussion de deux personnes. Ce peut-il qu'il nous imite ? 

Et puis, il y a ses sourires. Bien qu'édentés, ils sont craquants. Surtout quand, surpris d'être observé dans des moments de rêverie, il se cache en esquissant un sourire "coquin", jouant au timide. Ou alors, c'est le sourire franc, celui qui marque l'enthousiasme, pas tout à fait encore l'éclat de rire... Un sourire sur un visage de bébé et on perçoit toute la sérénité et le bonheur simple du partage. Parce qu'avec les sourires on partage aussi, les regards, les vocalises, les mouvements des mains et pour lui des jambes.

Il se tortille dans tous les sens. Il adore se cambrer pour essayer de voir ce qu'il y a derrière lui. Et on sent toute la frustration qu'il pourrait éprouver à ne pas savoir se déplacer seul tant sa curiosité est aiguisée.

Par ailleurs, voilà deux nuits de neuf heures : 21h00, 6h00. Je devrais en profiter pour dormir au lieu de bloger, mais c'est aussi un peu de temps retrouvé pour moi.

Aujourd'hui, vaccin du troisième mois. Une seule injection. Cette fois-ci, je n'ai pas laissé l'infirmière tenir Elliot pendant la piqûre. La dernière fois, elle s'était couché sur lui comme s'il avait une force herculéenne pour que le pédiatre administre les vaccins. Bilan, le bébé était terrorisé et la mère horrifiée. Aujourd'hui, j'ai précisé au pédiatre que je pouvais tenir mon bébé tranquille sans l'infirmière. Il a pleuré au moment de la piqûre, mais les yeux dans les yeux je lui ai fait un grand sourire et ça l'a rassuré.

La grippe A m'inquiète. L'homéopathe m'a donné des granules par mesure préventive pour moi, mais rien ne peut-être donné aux bébés de l'âge d'Elliot.  

Ce week-end, petite escapade en Corrèze dans la maison de ma grand-mère paternelle aujourd'hui disparue.
Pas un voyage sensationnel, mais une petite parenthèse qui ressemble à un retour dans les sensations du passé, celles des vacances de mon enfance, des souvenirs que j'ai envie de retrouver et de partager avec Elliot.

Retrouver un point, un repère dans mon histoire, et pouvoir réveiller un peu de cette lenteur des vacances d'été qui rythmait nos journées.
D'abord, au réveil, la lumière du soleil déjà bien haut dans le ciel qui filtrait par les persiennes pendant qu'on se prélassait au lit. Le bruit dans la cuisine et..l'odeur du chocolat chaud qui fume dans les bols en terre.
Les déjeuners avec la bonne tourte du boulanger.
L'expédition jusqu'à la piscine dans le bourg un peu plus bas.
Le retour fatigués mais délassés.
Les maillots de bain qu'on rinçait au lavoir qu'utilisait ma grand-mère à l'extérieur sous l'escalier de la maison et puis qu'on étendait sur le fil à linge au soleil.
Les tourtous que ma grand-mère préparait pendant qu'on s'acharnait de toutes nos forces sur le volant au badminton au milieu de la route... On s'écartait parfois pour laisser passer les voitures.

Tous ces moments qui n'ont rien d'exceptionnels font partis de mon histoire et de ce passé je suis "née". Un peu comme les souvenirs construisent notre mémoire et nous invitent à les visiter quand comme par nostalgie on s'aperçoit qu'un enfant, notre enfant, à son tour se construit dans un temps qui fuit si vite et qui est devenu si riche, riche de sa présence et de l'urgence à profiter de ce présent qui, il y a déjà de longues années s'est enfui et dont on garde des images, des sensations comme lorsqu'on regarde une photo jaunie... Alors, on se dit, il y a si longtemps, et on ne peut revenir en arrière pour profiter de ces moments de désinvolture dont on ne soupçonnait pas la valeur précieuse.

Alors, savoir profiter du temps présent.... 
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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 21:27
Celle de l'escargot dans sa coquille, des hirondelles en Afrique, des vaches dans les étables ( un peu plus tard), des moissons dans les greniers ( c'est fait depuis longtemps), des bébés chez les nounous, des chasseurs alcoolisés, des pommes et des poires dans les compotiers, du raisin dans les caves... 

Ensuite s'endormiront les abeilles dans leurs ruches, les ours dans leurs tanières, les enfants la veille de Noël...

Puis l'arrivée des pluies dans les gouttières, des châtaignes au coin du feu, de la neige sur les paillassons, des glaçons dans les abreuvoirs...

Avant le retour des fleurs dans les champs, des oiseaux dans le ciel, des poulains contre le ventre de leur mère...

Puis ce sera les bouchons sur les routes des vacances... avant la prochaine rentrée.

De quelle rentrée parlez-vous ?

 
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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 22:13
Ce matin en me levant, gros coup de fatigue. Je souriais à Elliot mais je me sentais las. J'exécutais les gestes quotidiens plus que je ne les vivais. Je portais Elliot avec effort, tant le dos et toutes mes articulations me faisaient mal. Petite dépression difficile à surmonter, bref, une fatigue immense et l'envie de dormir. Evidemment, Elliot a beaucoup pleuré. Comment être serein quand celle qui le nourrit autant de lait que d'attentions quotidiennes est complètement déconnectée ?

Depuis quelques jours, ses sollicitations ont repris comme à ses premières semaines. Beaucoup de pleurs et souvent au sein pour têter. Est-il stressé ou passe-t-il un cap dans son développement ? 
Le soir, son papa l'a promené un peu dehors. Il était calme et observateur. Mais pas question de se coucher sans un câlin avec sa maman et la dernière tétée de la journée, toujours longue avec une pause somnolente dans les bras de maman avant d'avaler les dernières gorgées de lait, histoire de "tester" le lien affectueux, prévenant et bienveillant de sa maman avant de s'endormir.

C'est difficile de se sentir aussi peu réactive quand on sait toute la fragilité des repères d'un si petit bébé dont la bonne santé et la bonne humeur dépendent autant de ce qu'il perçoit des états d'âme de ses parents et les premiers mois beaucoup ceux de sa mère, que du lait qu'il avale.

Il y a des jours où on fait tout pour que ça passe et ça ne passe pas. j'aurai dû me douter que les leçons de la grossesse puis de la maternité des premiers mois ne s'arrêtaient pas là :-)
On se découvre tous les jours autant de nouvelles compétences que de limites. Des compétences telles que , la patience, l'endurance, l'altruisme, le don de soi..., car comme dans "le seigneur des anneaux" on a trouvé son "précieux" trésor. Des limites telles que, l'incompréhension, les doutes, les interrogations, la fatigue car un enfant ce n'est pas prévisible ni réglable comme on peut nous laisser croire ou plutôt comme on peut le désirer parfois, juste pour se sentir maître de la situation en montrant, comme on sait si bien "comprendre" les demandes de son enfant. 

Pas du tout. La maternité, c'est d'abord de l'instinct. Celui qui nous permet de réagir comme un réflexe de survie face aux "urgences" de soin. Car souvent, on a le sentiment d'une urgence : alerte quand le désir de téter est là, alerte quand le désir d'être dans les bras est impérieux, alerte quand la couche l'incommode, alerte quand personne n'est près de lui, alerte quand il fait trop chaud, trop froid, trop de stimulation, pas assez de stimulation...

C'est sans doute pour toutes ces raisons entre autre, qu'expérimenter la maternité est aussi prenant et épuisant tant physiquement que mentalement. Il s'agit de tenir le choc et de s'habituer à un nouveau rythme, une nouvelle perception des priorités dans ses activités, et d'envisager en même temps un "retour" à la "normale" quand il faudra reprendre le travail.

Un enfant, c'est pour la vie et ses sollicitations nous tiennent en éveil et en action mieux que tout autre projet. Un relâchement est synonyme d'un coupable abandon et nous rappelle qu'on a vraiment une grande responsabilité en même temps qu'un grand privilège, celui d'avoir un enfant.

Avez-vous parfois ressenti cette fatigue "désespérante" ? Avez-vous déjà passer plus de temps sur n'importe quel autre projet de vie qu'à vous occuper de votre enfant ?
Merci d'apporter un commentaire à cet article.


 
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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 18:08
Je ne sais pas mettre des vidéos en ligne alors voilà les adresses de deux vidéos qu'on peut voir sur youtube et qui sont époustouflantes.
Des danseuses sourdes et muettes ont développé un sens de "l'unité" impressionnant. Je ne sais pas comment qualifier cette compétence là.
http://www.youtube.com/watch?v=xgHmSdpjEIk

Sur la deuxième vidéo, uneartiste rend compte de façon émouvante et spontanée de la souffrance engendrée par les guerres.  
 
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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 22:28
Cette après-midi, espérant une sieste d'Elliot qui m'aurait permis de récupérer de mes "nuits gruyères", j'attrape un livre pendant qu'il termine de téter.

Généralement, la tétée précède la sieste en cododo, à moins qu'elle ne se poursuive pendant "ma sieste". Quand je me réveille, il tête toujours. Je ne sais pas s'il a interrompu un moment son repas, les mouvements de sa bouche paraissent automatiques et sans une réelle efficacité. Il garde les yeux fermés. C'est un moment de douceur et de quiétude simple.

Bref, avant que la fatigue ou la chaleur ne plombent mes paupières, je découvre un passage sur les pleurs des bébés et l'éternelle question qui les accompagne : faut-il nourrir systématiquement le bébé qui pleure quand on allaite ou faut-il le laisser pleurer, car il peut en avoir besoin pour décharger ses émotions ?

Mon instinct me pousse à l'allaiter. C'est aussi une façon simple de répondre à sa détresse et ainsi le rassurer. Pour certains, ce n'est pas le but de l'allaitement et ne pas laisser pleurer son enfant quand on sait qu'il a le ventre plein et les couches propres, c'est lui couper un droit d'expression fondamental pour qu'il sache identifier ses besoins. Ainsi, "je pleure" n'est pas toujours associé à "j'ai faim", mais à "j'ai besoin de me décharger un peu de mes émotions que je ne peux exprimer encore par des mots" par exemple.

Elliot est en train de téter, la tétée précédente n'est pas bien loin. Il pleurait. Au réveil, il est seul aujourd'hui. Il pleure. C'est paraît-il caractéristique d'un bébé qui s'est endormi sans avoir pu satisfaire son vrai besoin. Le remettre au sein c'est recommencer une frustration.

Bon, je pense qu'effectivement, Elliot tête plus souvent qu'il n'a besoin. Un peu pour le plaisir, un peu pour qu'on s'occupe de lui, un peu pour ne pas être seul... Moi, ça me va parce que j'ai besoin de ses sollicitations pour me sentir "mère". Et puis, si mon bébé pleure, c'est qu'il a besoin qu'on l'écoute. Un enfant plus grand qui pleure, je l'écoute, un adulte qui pleure je compatis, parfois je pleure et j'aimerai une épaule. Alors, je prête la mienne à mon bébé, c'est la moindre des choses. De toute façon, quand il veut pleurer le soir, rien ne le console. On ne peut que compatir en le prenant dans nos bras, écouter sa plainte et sentir monter en nous toute cette détresse qui nous ramène à des souvenirs douloureux, ceux de l'accouchement.  

Si Elliot pleurait cette après-midi, c'est plutôt parce qu'il s'est retrouvé seul à son réveil. Traîtrise ! Sa maman avait profité de son sommeil pour s'éclipser. Petite contrariété. Ensuite, hors de question d'être abandonné sur le transat, ce sera dans l'écharpe et nul part ailleurs. Si ce n'est pas un ordre ça y ressemble et malheur à celui ou à celle qui n'y prêterait pas attention.

Quand Elliot a sommeil, l'écharpe, ça marche à tous les coups. On en profite pour faire une petite balade avec l'une de nos chow chow. Au réveil il pleure. Trop tôt disent les adeptes du "défouloire", "vite au sein" disent les adeptes de l'allaitement à la demande. Aujourd'hui, j'ai essayé les pleurs. Dur dur. 20 minutes avec pause pour respirer et reprendre son souffle. Bilan, il a ensuite pris le sein une fois calme puis dodo. Mais pas tout seul. Petit passage par l'écharpe avant de regagner son hamac. Et là, il dort depuis bientôt trois heures, d'habitude, il ne s'endort pas avant 22H00 au mieux. Alors, fallait-il le laisser pleurer ou non ?

Elliot pleurait beaucoup au début. Je l'ai beaucoup porté en écharpe et allaité à la demande. il est beaucoup plus serein aujourd'hui. Les pleurs du soir sont plus brèves. L'allaitement, avant l'endormissement est plus long le soir. Je prend mon temps ou plutôt je lui donne tout le temps qu'il veut. Il peut alors dormir cinq ou six heures avant de se réveiller pour têter. 

Mon ami me rassure et me conseille de continuer comme j'ai toujours fait au lieu d'essayer de suivre les conseils livresques.

Merci de réagir à cet article.

 
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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 22:42

Visite de la puéricultrice

Après un passage en néonatologie, la PMI de mon secteur ( protection maternelle infantile) me propose un rendez-vous pour un suivi de la santé d'Elliot et de la mienne. 
Je reçois donc une charmante dame, infirmière puéricultrice, qui parle tout doucement avec un large sourire. Elliot est dans mes bras et avec cette chaleur il est au sein pour s'hydrater. Les journées chaudes le rendent plus ronchon, un petit tour dans les bras, il tête mollement le sein et apprécie un petit câlin.

Elliot lui fait de larges sourire qui lui valent des compliments en retour de l'infirmière charmée.

La puéricultrice me suggère un petit biberon d'eau pour éviter de le mettre au sein trop souvent.
Quoi, quoi, quoi ? Un enfant allaité n'a pas besoin d'eau.
"Le papa peut ainsi donner le biberon à son fils." ajoute-t-elle.

Certes, le papa est un peu hors circuit avec l'allaitement. Les yeux d'amoureux de mon bébé sont exclusivement pour moi, mais le papa ne se sent pas frustré. Son travail lui "prend tellement la tête" que sa relation avec Elliot ne tient pas à un biberon d'eau.

Par ailleurs, l'allaitement peut paraître contraignant au début mais très vite, le lien privilégié entretenu avec le bébé prolonge la grossesse et de ce fait est une source de plaisir.

" L'organisation physiologique du bébé ne peut pas, par ailleurs, supporter autant de tétées. Il faudrait essayer d'avoir un rythme toutes les quatre heures." insiste la puéricultrice.
L'allaitement, c'est à la demande. Oui, mon bébé est un bon pépère, mais sans bourrelé ou plis en trop pour un bébé de sa taille.

Le pédiatre m'a rassuré, on ne parle pas de bébé obèse quand on allaite. Un allaitement qui marche bien doit être encouragé. Et puis, Elliot n'est pas trop gros, il suit sa courbe. 

Quand à l'argument du rythme physiologique qui justifie d'allaiter de façon plus espacé, je l'ai entendu quand il a fallu mettre Elliot sous des UV dans une couveuse pour faire baisser sa jaunisse. Elliot devait y passer minimum trois heures consécutives avant de sortir pour téter. Il hurlait souvent au bout d'une demi-heure. Je passais mes mains par les hublots prévus à cet effet, mais je ne prolongeais son temps que de quelques minutes. J'ouvrais alors la couveuse et le réconfortais tant bien que mal et souvent il prenait le sein avec avidité. Les puéricultrices m'encourageaient alors gentiment à le laisser, prétextant que de toute façon, téter aussi souvent lui faisait plus de mal que de bien.
Pas facile de faire la part des choses et on se met à douter de sa compétences à gérer la situation. 

Quand, finalement, Elliot a pu se passer des UV, les puéricultrices, devant mon évidente contrariété causée par la situation, me rassurèrent en me disant que je pouvais finalement donner à la demande.

Conclusion, mieux vaut suivre son idée. Les conseils varient en fonction du discours que les soignants se croient obligés de tenir au lieu de percevoir les particularités de chacun. Un bébé se développe aussi en fonction d'un rythme propre. On a tendance à observer un développement moteur identique pour tous les bébés, ce qui introduit des généralisations parfois hâtives.
Le principal, c'est de construire ce lien mère enfant si important pour le développement du bébé et le bien être de la maman.

"Tirer son lait est difficile et éprouvant. pour le sevrage espacez la suppression d'une tétée d'une deuxième tous les 5
jours" compatit la puéricultrice qui conclue, "mais si vous avez des difficultés ou des questions vous pourrez me contacter."

Pas certaine que je trouverai des conseils encourageants et de soutien.

Après avoir jeté un oeil au carnet de santé d'Elliot, la visite se termine.

Est-ce si étrange d'allaiter son enfant pour mériter qu'un tas de personnes (soignant, entourage) focalisent ainsi toute leur attention sur un nourrissage aussi "normal"?

Je sais que la reprise du travail va me plonger à nouveau dans un rythme difficile à gérer. J'espère obtenir un trois quart temps pour profiter de ce petit bout de chou qui n'a pas fait simplement irruption dans ma vie mais qui l'a changée et m'invite à penser autrement pour enfin réaliser que la vie ça passe trop vite si on ne s'arrête pas un peu aux stations offertes. La naissance d'un enfant n'est pas un événement parmi d'autres sur lequel on passe après son congé de maternité un peu comme si rien ne s'était passé. 

Qu'en pensez-vous ?
 

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 22:13
Le défi du blog c'est d'entretenir un lien, une conversation au quotidien avec des sujets "profonds" ou des "petits riens".

Certains ont un art à partager, celui de l'écriture, de la peinture, de la photo... D'autres nous font découvrir leur quotidien dans les faits ou dans leurs pensées.

Je cherche donc ce que j'aimerai partager pour susciter des avis.

Comme l'a remarqué Eglantine, j'ai l'art de me torturer l'esprit avec des réflexions, des témoignages, des craintes, des blocages, des émotions...
C'est avec admiration que je découvre des blogs plein de légèreté, capable de nous faire sourire ou de nous émerveiller. J'aime les visiter et prendre le temps de les lire.

Alors, tant pis, j'ai encore besoin de libérer une émotion qui a terni mes joies et que j'aimerai développer avec l'aide de vos réflexions.


Qu'est-ce que le respect ?

Voici différentes situations.

Un enfant a perdu son chapeau. Quand la mère découvre la perte du chapeau elle se fâche et conclue que son enfant est négligent et tête en l'air.

La femme n'est pas considérée comme l'égale de l'homme.

Un enfant considère son bâton comme un trésor, ses parents lui demandent de le jeter avant de monter en voiture.

Un paysan veut protéger ses récoltes et tue plusieurs ragondins.

Un oncle tente de faire respecter les règles de sécurité dans une barque à son neveu de quatre ans. Celui-ci les enfreins au risque de tomber à l'eau. 

Un céréalier arrose son maïs en dépit de la sécheresse.

Des défenseurs de la nature jettent au large de gros blocs de rocher pour que les filets des pêcheurs industriels se déchirent en raclant le fond des mers.

Partant de ces exemples, voici une définition possible du respect :

le respect dépend de notre capacité à juger une situation : certains trouveront irrespectueux l'acte d'une personne que d'autres pourront approuver.
On respecte un être quand on ne lui nuit pas consciemment. 
Le respect est le contraire de la nuisance.


Quelle nuisance inflige-t-on à autrui quand on humilie, qu'on dénigre, qu'on décourage, qu'on n'écoute pas, qu'on détruit, qu'on ne cadre pas, qu'on méprise, quand on cherche son profit...? 

Y a-t-il un consensus possible autour de la notion de respect et comment le partager avec nos enfants pour améliorer les relations conflictuelles du quotidien ou comprendre l'enjeu de sa prise en compte dans des décisions économiques, politiques, culturelles ou sociales ?

Merci de réagir à cet article.



 
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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 22:30

Quand il n'y aura plus de raison d'espérer, il restera l'amour d'une mère.

Je ne peux supporter la souffrance des mères juives, qui, pendant la seconde guerre mondiale, dans les camps de concentration, étaient contraintes de cacher leur enfant qui représentaient des bouches inutiles à nourrir. Elles leur chantaient des berceuses dans lesquelles elles exprimaient toute leur souffrance. Il ne fallait pas que les enfants pleurent pour ne pas être découverts. (lu dans un livre sur l'éducation autrement)

 

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