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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 22:08
Difficile de penser à la reprise du travail ou plutôt à la perspective de la séparation, surtout quand on pratique l'allaitement et le portage. Le contact presque permanent induit de longs face à face pendant lesquels, les yeux dans les yeux, s'instaure un long et lent dialogue tandis que je compose des symphonies sur les orteils de mon bébé.

Je me demande ce qu'est le mieux :Une mère très présente et prévenante ou une mère qui construit sa vie autour d'autres projets que celui du maternage. En fait, ce n'est pas vraiment une interrogation car je préfère montrer le bonheur de construire une vie, sa vie plutôt que de rester dans une fusion illusoire et à long terme destructrice. La vie vaut d'être vécue à condition de la tenter, comme la saveur d'un met ne s'apprécie que si on le goûte. 

La maternité est un conte qui pourrait commencer par il était une fois. Puis continuer en parlant de l'attente qui fait de chaque jour un voyage vers des possibles heureux. Se poursuivre avec la naissance, étape clé pendant laquelle le "je" de la mère se transforme en nous quand l'enfant est né. Et arrive le bouleversement de notre vie précédente avec un regard bleu insistant qui nous accroche, nous sollicite, nous accapare. Alors, la femme devient mère protectrice, nourricière, aimante. C'est un avènement qui bouleverse une vie plus certainement que la réalisation de tout autre projet. Finalement..., et bien, je ne connais pas la fin de cette histoire qui commence pour nous aujourd'hui.

Peut-être faudrait-il poser la question à nos mères pour deviner ce qui nous attend. Il existe tellement de suites possibles....

Connaissez-vous la chanson de Amélie les crayons: "Le linge de nos mères" dont le refrain
"Et sous nos ventres ronds, sera-t-on les filles de nos mères, à mener tout de front de manière exemplaire."
Pour conclure : 
"Et sous nos ventres ronds, sera-t-on les filles de nos mères, à mener tout de front, je sais pas si je saurai faire." 
http://www.youtube.com/watch?v=f-Xvu5APoxI 

L'avis des mères ?... 
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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 22:31
Pour rebondir sur l'article d'Alicia qui pose le désir d'enfant comme pouvant être un choix égoïste , finalement ce n'est peut-être pas là que l'égoïsme est le plus problématique.

Voyons la définition d'un choix égoïste :
d'après Dominique Pir, l'égoïsme est un défaut. La personne égoïste ne voit que son intérêt et serait de ce fait impossible à vivre. Pour en sortir, il faut apprendre à donner et de préférence à une personne généreuse. Cependant, contrairement à ce qu'on pourrait penser, un égoïste n'est pas une personne qui s'aime trop pour pouvoir aimer les autres mais plutôt une personne qui lorsqu'elle était enfant a manqué d'amour,

"Dans le tout premier stade de son évolution, l’être humain est exclusivement tourné vers ses propres besoins : être nourri, soigné consolé, stimulé et ce sont là les conditions de sa survie. Ce n’est qu’après avoir acquis un minimum d’indépendance qu’il s’ouvrira peu à peu à un environnement de plus en plus large (de la mère à la famille, de la famille à la crèche…etc.). Mais pour que cette ouverture progressive vers les autres se réalise sans embûches, il faut que l’enfant ait reçu suffisamment d’amour pour croire en lui, pour s’aimer; il pourra alors commencer à donner de l'amour en retour. Dans le cas contraire, il peut rester bloqué à ce stade où le monde entier semblait converger vers lui." Dominique Pir
 http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/mag_2000/mag1103/ps_2817_egoisme.htm 

La relation qu'on noue avec son bébé pendant la grossesse et après la naissance est une relation fusionnelle qu'on pourrait qualifier d'égoïste. Le monde autour de soi est un décor et l'amour qu'on donne a son enfant est exclusif et unique en son genre. Cependant, sans ce don total de la mère à son enfant, ce dernier pourrait devenir un égoïste en puissance.
Alors faire le choix d'avoir un enfant c'est le désir de donner de l'amour à un être parce qu'on en a reçu soi-même assez pour le partager. Peut-on alors considérer que c'est un choix égoïste ? Et l'amour fusionnelle entre la mère et l'enfant n'est-il pas nécessairement égoïste pour favoriser le bon développement de son enfant ?
L'égoïsme n'est donc pas toujours un défaut. C'est une situation certes particulière qui est acceptée voir encouragée par l'entourage du couple mère enfant. 
L'égoïsme serait donc à l'origine de l'expansion de l'espèce humaine sur la Terre. Quelle drôle d'idée ! 
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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 10:44
Elliot est un vrai bonheur. Oui, mais parfois il pleure et est inconsolable.

Je le porte, toujours en pleur. Je le berce, toujours en pleur. Je le change, toujours en pleur. Je lui propose le sein, toujours en pleur... J'en prends mon parti, puisqu'il est toujours en pleur.
Oh, pas les pleurs qui déchirent le coeur et usent notre confiance en nous, des pleurs lancinantes qui contiennent de la contrariété, des craintes, une envie d'exprimer un mal être, pour appeler la vigilance de la mère plus que l'urgence. 

Alors, je le porte différemment. Je prends le temps de l'écouter les yeux dans les siens froncés et plein de larmes. Je lui dis que je suis là et qu'il a plein de colère dans le coeur, que j'ai compris qu'il était fatigué lui aussi de tant de chagrin et qu'il a besoin que je reste avec lui. Il s'apaise et me fixe de ses beaux yeux. Il me laisse étendre ses bras, ses jambes. Il me laisse l'envahir de bisous sur son ventre. Je le porte, lui montre des éléments de son tapis d'éveil. Il pleure, j'ai compris, faut bouger.

Le mouvement le rassure. Il est dans les bras et participe aux tâches de la maison. Pas dans l'écharpe cette fois mais en appuie sur la hanche. Il s'endort. Quand il commence à s'éveiller, ses petits gémissements m'alertent. Je regarde la pendule, plus pour m'assurer qu'on ne vient pas juste de téter, le temps passe si vite. Je le mets au sein.

Un bébé, c'est que du bonheur. 
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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 16:00
Le bébé nous parle à travers ses cris. Mais que pouvons nous entendre à ses angoisses ou douleurs ?

Il nous regarde et nous sommes émerveillés de capter ainsi son attention.
Il nous écoute et soudain on se prend à babiller sur les mêmes notes que lui.
Il s'endort contre nous après la prise du sein, le dragon au fond de son ventre a fini de rugir et de crier sa faim, on est bien.

Oui, mais, un autre dragon prend parfois le relais et renvoie le lait maternel dans de terribles douleurs oesophagiennes. Il brûle, bébé se tortille et hurle. A moins que, jouissant d'un moment de volupté accroché au sein de sa maman, il n'ait pris assez de lait et se soit endormi. Au réveil, panique, il veut reprendre le sein qui est caché à présent. Il hurle encore.
Maman ne comprend pas toujours. 
Mais, l'attachement maternel ne laisse pas le choix à la maman qui donnerait tout pour soulager son enfant jusqu'au bout de sa patience, de son amour et de son endurance. Enfin, le message est passé, une réponse satisfaisante est apportée après plusieurs autres essais.

Combien de berceuse invente t-on quand, inspirée par le charme, la délicatesse, la beauté ou la souffrance de son enfant, on arpente les pièces de la maison en tenant contre soi ce petit être qui absorbe toute notre capacité à donner et toute notre tendresse en quête du sommeil si essentiel.
Combien d'histoires invente-t-on pour interpréter ses mimiques, entrer avec lui dans un monde imaginaire et ainsi reconstruire cet environnement qu'on cotoyait "avant lui", pour lui rendre ce nouveau monde familier. Car, les bébés viennent de la planète ventre et cette ronde planète est bien différente de la terre.

Alors, ne pas se comprendre, c'est normal, ne pas chercher de réponse le serait moins.
 
Bon courage à Marylen et Mezzange qui attendent allongées leur petit ange pour le mois d'août.  
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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 17:23
A Viviane qui me fait le plaisir de venir visiter mon blog et poster un message de temps en temps, n'auriez-vous pas un de ces textes indiens hérités de vos aïeuls, qui nous inspirent de la sagesse et qui parlerait de cet enfant qui nait, grandit, quitte sa famille sans oublier jamais ses racines et qui sait revenir vers sa terre, ses origines avec sérénité. 
Je conseille la visite de votre blog plein de charme et de poésie.
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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 16:37
5 semaines et je ne vois plus le nouveau né, mais bien un petit bébé, un enfant en devenir qui pointe ses exigences, ses désirs de bien être, ses habitudes et qui est demandeur d'expériences et finalement qui s'adapte très bien à des situations nouvelles : sortir, être porté "n'importe comment", être massé...

Il sait qu'on ne le laissera pas pleurer dans son hamac, qu'on lui changera les couches souvent, qu'on lui fera des petites causettes, des jeux, des sourires ( j'ai eu droit aux siens aujourd'hui avec un petit "aeu" pendant que je le changeais en jouant)qu'on le portera et "trimballera" avec nous.

Il a découvert le hennissement de notre pouliche qui était séparée de sa mère pendant qu'elle était montée. Bon là aussi, le sevrage, on tarde, elles sont si bien ensemble ( la pouliche a 16 mois !). 
Il a découvert, l'allaitement "sauve qui peut" dehors en plein vent ( oui, mais bien protégé dans l'écharpe avec une protection contre le vent en plus).

Son visage est expressif et il nous suit des yeux ou reste dans un long face à face. Je ne sais pas de quel côté il y a le plus de curiosité ! Un bébé, c'est fascinant, d'autant plus quand c'est le sien. On le découvre, on se découvre, on a l'impression de ne faire qu'un parfois, tant nos actes et nos pensées sont tournées vers lui.

L'attirance qu'exerce le bébé sur ceux qui l'approchent, lui garantit de survivre puisque contrairement aux autres mammifères, il est complètement dépendant de l'attachement qu'on pourra lui marquer pour être protégé, nourri et cajolé.
 
Pour nos parents et les gens de leur génération, nous sommes trop "collés" l'un à l'autre. Mais comment accepter de laisser pleurer son enfant jusqu'à épuisement sans qu'un signal d'alerte ne se déclenche en nous et nous fasse accourir auprès d'un petit être en souffrance.

"Vous allez le gâter" entendons nous souvent. Mais comment concevoir qu'on nous dise d'aller nous calmer dans notre coin avant de pouvoir recevoir une aide quand on est en détresse, nous adulte. Alors, pourquoi infliger l'angoisse à un bébé qui supporte déjà bien des douleurs dues à son développement ?

Le bébé s'attend à vivre les mêmes expériences que dans l'utérus : pas de faim, pas de solitude, un environnement sécurisant et chaleureux... Ce vécu post natal est très important et conditionne les réactions futures de l'adulte qu'il deviendra face aux difficultés. Un bébé qui n'aura pas été écouté, rassuré et apaisé quand il pleurait sera sans doute un adulte qui ne pourra pas s'apaiser et vivra toujours, pour son équilibre, avec une dose de stress. Un bébé dont on fait taire les pleurs en lui "enfournant" une totote dans la bouche, quel adulte pourra-t-l devenir ? Ou encore, ceux qu'on calme en leur donnant trop à manger ou en les obligeant à dormir dans leur chambre...? 

Je ne me serais pas poser toutes ces questions si découvrant les joies de la maternité je ne m'étais heurter aux multiples "conseils" de mon entourage ou comment culpabiliser une mère et la faire douter sur ses bonnes intentions.

Je souhaite qu'Elliot grandisse, parte faire sa vie et revienne de temps en temps nous raconter ses "voyages". Nous serons fier de lui. Avec de telles souhaits peut-on "gâter" un enfant ?
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 17:07
Pour ou contre la totote.
Les risques : la dépendance, la facilité quand bébé pleure ou comment apprendre à ne plus l'écouter
Les qualités : répondre à un besoin de succion les deux premiers mois uniquement, apaisé à l'endormissement puis l'enlever...

Quelle est votre expérience ? Merci de laisser vos avis et commentaires 
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 16:48
Un lien vers un blog qui propose des portraits de doudous. Comment garder un souvenir de ce moment de l'enfance quand devenu plus vieux, au détour d'un vieux carton dans le grenier, on retrouve l'image de ce doudou dont on était inséparable petit ? Ou, le doudou en bouche, on le contemple accroché au mur en face de son lit ? Sinon, doudou, personnage principal de l'histoire du soir qui accompagne les rêves, légèrement éclairé...
http://doudoudeden.blogspot.com/

Doudous fabrication maison
Le temps retrouvé : une grossesse providentielle.  
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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 15:38
Je suis en train de lire un livre sur ce concept. La maternité nous concentre sur notre bébé au point de lui consacrer pratiquement tout notre temps et nos pensées.
C'est en fait une attitude qu'on peut généraliser à tous les mammifères. Le bébé attire l'attention et la protection du fait de sa fragilité et vulnérabilité qui le rendent si sympathique.

Nous avons des pratiques de maternage conditionnées par notre style de vie. Ainsi, nous allaitons deux mois et demi, le temps du congé de maternité ou nous optons pour le biberon tout de suite pour éviter une proximité trop accaparante ou contraignante et puis on confie notre enfant à une nounou ou à la crèche et nous tâchons de gérer au mieux son éducation en tendant la carotte ou en punissant, au mieux en discutant.
Quelle place doit-on faire à l'enfant ? Quel rôle ont les parents ?  Où et quand se construit le lien mère enfant si "naturel" pense-t-on ?
Alors, en s'interrogeant sur la façon de s'occuper d'un bébé, on repart sur les traces de l'homme, celui qui n'a pas été corrompu par une civilisation dite "évoluée" et on retrouve des gestes d'attention, de soins, d'affection, de protection rationnels et "naturels". Alors, on se prend à rêver qu'on peut un peu essayer de retrouver ce chemin qui paraît authentique et ainsi répondre à la demande de ce bébé auquel on ne comprend pas grand chose au début et dont les pleurs nous désarçonnent. 

"Eveillé ou endormi, rien dans l'expérience de ses ancêtres ne l'a préparé à rester isolé et encore moins à pleurer sans susciter la moindre réaction d'un seul de ses semblables." "Le concept du continuum, A la recherche du bonheur perdu" Jean Liedloff

 
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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 15:15

Elliot a 19 jours.
Chaque jour apporte son lot de nouveauté et je découvre ce que c'est qu'un être en devenir.
Son cerveau s'ouvre à de nouvelles perceptions et à la place d'une interrogation inquiète des premiers jours, je perçois dans son regard de la curiosité et une demande d'intéraction. 

Grâce à l'allaitement, je reste toujours dans un périmètre étroit avec mon bébé, car lorsqu'il pleure, même les bras de son papa sont impuissants à le calmer.
Cette proximité m'a déconcertée quand, une fois rentrée à la maison, je suis "obligée" de garder mon bébé dans les bras et de l'allaiter toute une après-midi et soirée. Cette "contrainte" n'était pas si flagrante à la maternité où tout mon temps était pour lui. Je ne pensais pas que je serais aussi accaparée à la maison où de nombreuses tâches ménagères s'imposent.
J'en prend largement mon parti aujourd'hui, car je vois tout le bien-être que ça lui apporte et l'importance de cette proximité dans la construction de la relation.

A ce titre, le portage dans l'écharpe facilite l'apaisement, quand, après une tétée il ne peut s'endormir seul dans son hamac la journée. Malgré la chaleur extérieure, nous sommes bien tous les deux, et les "kilomètres" habituels pendant des après-midi à marcher de long en large pour calmer son bébé qui ne fait que pleurer sont moins fréquentes.

Evidemment, une telle pratique de portage presque continue n'a pas bonne presse auprès de nos mères qui pensent que c'est là une mauvaise habitude donnée au bébé.

Je considère simplement que je réponds à un besoin, puisque Elliot s'apaise ainsi. Ces bébés ont l'air si vulnérables, parfois il ne faut écouter que son "instinct" pour essayer de les aider à se développer et prendre confiance en eux.  

Les sages-femmes nous ont prévenus, maintenant, la priorité c'est le bébé. Au moins, l'esprit n'est pas toujours harcelé par mille petites préoccupations quand d'un seul coup une responsabilité s'impose.

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