Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 16:05
Quelle perspective avons-nous si plus rien n’a de valeur ?
Le travail comme les produits sont soumis à une pression de concurrence telle que le travail  n’est plus porteur d’une haute valeur de compétence ou d’intérêt et qu’il devient un simple moyen de subsistance pourvu qu’on ne le perde pas.

En cela, il devient aliénant et une contrainte parfois insoutenable. La valeur de l’individu s’étiole avec la dépréciation de son travail.

De même, les produits n’ont plus de valeur. Certains sont vendus si peu cher qu’on se demande comment ils ont pu être produits et surtout dans quelle condition humaine et écologique.

A l’heure du développement durable et de considérations écologiques, peut-on espérer un changement des consciences, tant qu’on parle à notre porte-monnaie et que chaque individu a une valeur marchande plutôt qu’une valeur humaine ?

Le travail n’est plus une fin en soi, mais qu’est-il au juste ?

Peut-on encore s’épanouir au travail ?

Quelle perspective pour reconquérir une estime de soi et construire des projets dans un monde sans valeur ?
L’argent n’en aura plus, le jour où aucune perspective d’enrichissement pécunier sera possible. Quelle autre forme d’enrichissement pourra-t-on faire naître pour remplacer cette valeur monétaire et ainsi construire un avenir ?

Comment construire un monde où l’argent ne ferait pas le bonheur ? Nous l’avons construit en quelque sorte car l’argent est une source d’angoisse et de conflit. Peut-on dans ce cas parler de bonheur ?
 Mais, quel autre monde pourrait nous apprendre à nous en passer ?

Mon ami est graphiste et travail sur des impressions grand format, à son compte. Ils sont deux dans cette petite entreprise. Il se sent concerné par les problèmes écologiques en général et cherche des solutions pour ne pas nuire à l’environnement dans le choix de ses papiers, de ses encres, des solutions de recyclage. Tout cela a un coût. Ses choix coûtent plus cher à la production et donc au client. Son entreprise est actuellement menacée dans son existence en raison d’une concurrence insupportable pour une entreprise respectueuse de ce genre de contraintes écologiques, en plus dans le contexte économique actuel. D’autres cassent les prix en trouvant des matières premières moins chères, soit parce qu’elles sont de moindre qualité, soit parce qu’ils refusent de payer la vrai valeur des produits aux entreprises qui sont alors contraintes de baisser leur marge. Comment feront-elles pour supporter ce manque à gagner ?

Cet exemple illustre le cheminement qui va nous conduire à des fermetures de petites entreprises et à une augmentation du chômage. Ce n’est là qu’un exemple, mais lorsqu’on trouve des vêtements dont le coût ne peut même pas couvrir la production du coton qu’en est-il du salaire des ouvriers ?
En tant que consommateur, peut-on mettre l’acquisition d’un grand nombre de biens au-dessus des considérations humaines et écologiques ?

Quel sera le monde de demain pour nos enfants ? J’espère qu’on saura vite en inventer un nouveau et opérer une mutation de société, plutôt qu’espérer une sortie de crise.



Partager cet article
Repost0
3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 17:02
“Maxime Loupiot” Marie-Odile JUDES, Martine BOURRE

C’est l’histoire d’un petit loup qui ne veut pas, mais alors pas du tout, devenir un chasseur comme son papa qui est grand et fort. Son papa est désespéré et va essayer de détourner son fils de ses “stupides” projets. Enfin, stupide, c’est le point de vue d’un papa contrarié qui va se heurter à la volonté farouche de son fils qui est bien plus habile à exprimer ses désirs et les faire valoir que son père qui tente de “normaliser” son fils en fonction d’une image digne de celle d’un loup.

N’attendons-nous pas trop que nos enfants partagent nos points de vue et valeurs au détriment de leur propre libre arbitre ?
Saurons-nous écouter ou seulement imposer ?
Partager cet article
Repost0
3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 14:56
Demain, c’est l’anniversaire de ma soeur. Je m’étais dit au début de la grossesse, qu’Elliot pourrait bien naître ce jour-là. La coïncidence des dates nous révèlent parfois un sujet sensible ou en tout cas quelque chose de marquant.

Nous verrons demain. Cette nuit, mon nombril me brûlait. La peau souffrait. Mais ce matin, pas plus de vergetures.

Demain, si Elliot ne vient pas, je serais dans la classe de maternelle de ma cousine pour raconter l’histoire du "petit lapin coquin". Je la réserve aussi à Elliot. J’ai préparé les décors, la musique, l’histoire.
C’est un objectif que je me suis fixée pendant mon congé maternité, parce que j’aime raconter et lire des histoires, parce que j’aime bricoler et fabriquer des choses avec des bouts de rien.

 Un peu comme s’il suffisait de croire en ce qu’on a envie de faire pour que les choses prennent tournure, se métamorphosent et nous révèlent plein de plaisirs inattendus mais espérés.

 Le temps de cette grossesse, je l’ai consacré à des lectures mais aussi à la réalisation de ce vieux rêve, mettre en scène des histoires pour les enfants. Un jour, qui sait, je me produirais dans des théâtres pour proposer des spectacles pour les enfants des écoles, des centres d’accueil...

Fabriquer et voir naître des personnages de ses mains, de son imagination c’est comme créer un monde fantastique et parallèle au nôtre, emportée dans un projet qui peut paraître anodin et qui soutien toute une vie.

 Alors, s’émerveiller du regard des enfants à l’écoute, s’enthousiasmer pour un nouveau projet, écrire une nouvelle histoire et imaginer sa mise en scène pour voir plus loin, plus beau, plus grand, plus accomplissant, sans tomber dans la contrainte ou alors passer à autre chose.

Ces histoires et décors sont des tremplins pour aborder le monde avec Elliot et les autres enfants et construire du sens à cette vie compliquer qui s’annonce pour nos enfants, tant on a perdu de vue des valeurs essentielles telles que la liberté d’être, de faire, le désir d’accomplir un chemin propre, la recherche d’une autonomie qui nous permet de bâtir notre liberté... le bonheur de profiter de notre temps plutôt que de lui courir après en s’activant dans un travail vain qui ne nous apporte que la satisfaction de survivre ou qui nous accapare tant qu’on ne consacre plus de moment à ceux et ce qu’on aime vraiment.
Y croire, y croire encore, y croire toujours...
Partager cet article
Repost0
2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 15:36
Envie d'accoucher naturellement, mais...

Un accouchement, c'est un moment intense par lequel de nombreuses femmes sont passées. Cependant, certaines appréhendent une grossesse à cause de la douleur de l'accouchement.
On accorde une telle charge d'angoisse à cette douleur qu'on risque de finir comme dans "le meilleur des mondes" d'Aldous Huxley, par concevoir une grossesse puis un accouchement comme des actes de barbarie qu'aucune femme ne peut plus assumer au risque d'y perdre toute dignité.

On y perdrait je pense toute notre humanité.

Renoncer à la péridurale mais opter pour l'homéopathie. La deuxième paraît plus anodine que la première. Les effets ne sont pas garantis, la première non plus.
Ce choix est plus une réaction pour éviter la péridurale que pour espérer ne pas souffrir. Le col qui reste fermé, les contractions qui perdent leur efficacité sont autant de motifs pour finalement opter pour la solution "salvatrice" unique, la péridurale.
Et si, rien qu'en prenant un petit granulé homéopathique, ce disfonctionnement disparaissait.

Du Gelsemium pour gérer le stress, de l'Actaea Racemosa pour gérer les contractions, tout ça pour accompagner et non supprimer la douleur.

Une autre façon de prendre en charge sa douleur.
Partager cet article
Repost0
1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 22:39
On ne renonce jamais. Ou jamais vraiment. Que conclure de ma petite expérience pour tout ceux qui espèrent qu’un jour enfin, ils aboutiront ce vieux rêve, cette folle pensée, ce projet si beau... qu’ils ont enfoui au fond d’eux en se disant à quoi bon. Albert Jacquard dans une réflexion remarquait que pour réaliser un projet il fallait supprimer les mots "à quoi bon" qui découragent pour, "pourquoi pas". Alors, les projets les plus utopiques deviennent réalité.

Ainsi, j’avais enfoui mon désir d’enfant face à l’impensable projet qu’il représentait dans notre couple. Et puis, les années passant, cette idée devenait de moins en moins plausible.

Pourtant, ces années qui annonçaient la fin de l’espoir ont été autant de signaux d’alerte. Elles n’ont pas déclenché la panique mais la résignation, celle qui permet de tourner la page pour accepter un état de fait et passer à autre chose. Le regret est là, mais l’envie de vivre aussi. Tous les ingrédients alors se coordonnent selon un schéma classique, celui du cheminement vers autre chose. La construction du chemin reprend après un arrêt improductif et stérile, dans tous les sens du terme.

Face à un être qui se remet en marche, la vie entre alors dans son corps et, ce qui est presque perçu comme un miracle, se produit. C’est alors qu’on réalise qu’en dépit du chemin dans lequel on s’est engagé, on se retrouve sur les traces de ce qui fait sens dans notre vie et dont on s’était détourné. Un peu comme un retour aux sources de ce qui nous fonde.

Pour moi, ce fut l’annonce de cette grossesse. Passée l’angoisse de la fausse couche, c’est un ciel qui se dégage.

Je suis dans les derniers jours de cette aventure. La peau de mon ventre a quelques vergetures. Je ressens les assauts de ce bébé, qui bientôt sera là. Tout le monde l’espère et je ne reverrai pas certaines personnes avant son arrivée.

Je prends conscience d’un compte à rebours et devine les bouleversement qu’il va nous apporter. J’ai pensé à la difficulté d’accoucher, mais maintenant, ce sont les premiers gestes de soins, de portage... que je ne maîtrisent pas qui m’impressionnent.

Finalement, je sens mon ventre, maison trop petite pour lui maintenant, et conçois que l’ordre des choses va s’imposer d’ici peu. Mon ventre, terre nourricière laissera le petit sortir de son antre pour vivre sa vie.

Première séparation, première rencontre en même temps et l’appréhension de cette rencontre. Petit être sans défense, sans projet, sans lien qui va découvrir le vide autour de lui, des sensations nouvelles et étranges, des séries d’expériences plus inquiétantes les unes que les autres. Et nous, maladroits, nous ne vivrons que le dixième de ses angoisses.

Nous le prendrons dans nos bras et pour le rassurer nous essaierons de le secourir. Car, dans un premier temps, c’est la sécurité qui l’apaisera, entouré de nos bras, et tenu contre soi.

Puis, comme un bourgeon qui éclos, il tendra ses bras vers nous et alors il pourra naître aux autres et comprendre ce monde dans lequel il arrive.


De quelle expérience pourriez-vous témoigner qui vous a remis sur le chemin de votre vie ?
Partager cet article
Repost0
29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 11:09
Extrait du guide pour comprendre le rôle de l’Union européenne en matière d’environnement publié en ligne sur le site de la Fondation de Nicolas Hulot.

"Focus sur la biodiversité.

Il est aujourd’hui avéré que la biodiversité, “tissu vivant“ de la planète, s'érode à un rythme croissant au point de mettre en danger notre avenir. La pérennité de l’espèce humaine est, en effet, étroitement liée à la biodiversité. La majorité de nos biens de consommation courante provient du monde vivant (aliments, matériaux, fibres textiles, molécules pour les médicaments ou les cosmétiques…). Nous bénéficions, par ailleurs, de nombreux services écologiques “gratuits“ (pollinisation, épuration de l’air et des eaux par les plantes et les micro-organismes, protection contre les catastrophes naturelles, préservation des sols…) dont la plupart ne peuvent être reproduits par des voies artificielles.
Face à ce constat, l’UE s'est fixé, au Sommet européen de Göteborg (2001), l’objectif politique d’«enrayer le déclin de la biodiversité d’ici 2010 » en Europe."


On sous estime l’intérêt de la biodiversité car on nous a appris un peu vite que l’homme domine la nature et en cela qu’il a le choix de ne pas la respecter.

Au-delà du problème que pose aujourd’hui la disparition de la biodiversité, c’est notre identité que nous perdons en voulant nous extraire des contraintes de la nature.

On ne peut résumer le combat pour la biodiversité à l’affaire des écologistes et ainsi s’en désintéresser si par hasard d’autres priorités nous paraissaient plus digne d’intérêt. Mais, nous devrions prendre la mesure de cette menace qui affectera nos enfants, leur survie, leur paix, leur bonheur.

L’humanité disparaîtra avec la disparition des abeilles. Pensons y avant d’attraper la bombe insecticide.

Une phrase dans un jeu bioviva m’a marquée, car comme beaucoup d’entre nous, je crains les araignées ( les pauvres, si elles savaient, elles ne fuiraient pas mon balai). Cette phrase disait très justement qu’une araignée n’était pas née pour être écrasée.

On sous estime le rôle des insectes, surtout celui de ceux qui nous dérangent. Mais qu’en serait-il de la décomposition de nos déchets, des cadavres d’animaux dans la forêt, de la pollinisation de nos cultures, de la base alimentaire d’une faune et avifaune nombreuse...

Ainsi en est-il des insectes comme de toutes les autres espèces animales ou végétales.

La richesse est dans la variété des espèces. Nous tirons nos remèdes des plantes. Chaque plante détruite ou que nous n’avons pas encore eu le temps de découvrir est une maladie que nous ne guérirons pas.

 Que faudrait-il aux hommes pour prendre conscience de cela : un botaniste célèbre, Jean-Marie PELT disait lors d’une conférence : il faudrait peut-être que le journaliste à 20h00 annonce la disparition d’une espèce et nous invite à faire une minute de silence avant d’envoyer le générique de fin. 

Ce même botaniste regrettait qu’on privilégie aujourd’hui les expériences biochimiques en laboratoire plutôt que l’exploration de notre planète pour découvrir toutes cette variété du monde vivant qui nous enrichit autant de remèdes pour le corps que l’esprit.
Il n’existe plus hélas de Théodore Monod.

Nous sommes de plus en plus dans un monde asceptisé dont la morale se résume à tout pour le bien-être de l’homme en toute sécurité. Mais je crains que nous n’y perdions tous nos repères...


Carnet de naissance : le retour du printemps a vu sortir de leur tanière Hvala accompagnée de deux oursons nés pendant l’hibernation de leur maman. Si les éleveurs de moutons se lamentent, c’est une bonne nouvelle pour la biodiversité. Ne tombons pas dans le piège des médias qui nous invitent à penser que c’est une catastrophe. Les chiens errants qui sont le fruit de la mal traitance animale dont nous sommes capable font bien plus de victimes dans les troupeaux ( et sans indemnité pour les éleveurs). Où place-t-on ici nos bons sentiments envers les pauvres moutons ?
Partager cet article
Repost0
29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 10:01
Les mots sont comme des fenêtres.
Lorsqu’on les ouvre, on découvre un paysage, une pensée...
Lorsqu’on les ferme, ils nous enferment dans les geôles de nos tourments.

Selon les expressions, il y a les mots qui tuent, les mots qui blessent, les mots doux, les gros mots, on joue sur les mots, les mots qui dépassent notre pensée...

Les mots, ceux sans lesquels le monde n’existerait pas.

Ce matin, j’ai des mots plein la tête, des mots qui chantent, des mots sans importances, des mots qui remplissent l’espace de bruit et d’énergie.

Alors, tout devient beau et on oublie les angoisses, les idées noires, la course contre le temps... pour redevenir enfant, et rire de n’importe quoi.

C’est la décompression, la libération, une certaine forme de relativité où toute chose prend sa place.

C’est difficile de trouver la bonne place à chaque chose. Des citations, des réflexions nous apaisent d’un seul coup à leur lecture, car bien sûr, c’est de cela qu’il s’agit, d’un moment qui nous pose et nous ramène chez nous comme si nous en étions si loin.

“L’enfant qui ne joue pas n’est pas un enfant, mais l’homme qui ne joue pas a perdu à jamais l’enfant qui vivait en lui et qui lui manquera beaucoup”
Pablo Neruda “J’avoue que j’ai vécu”.

Y a-t-il des citations qui vous ramènent chez vous ?
Merci de m’en poster.
Partager cet article
Repost0
28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 15:12
A hauteur d'enfants, Olivier FÖLLMI

Des photos superbes d'enfants d'ailleurs... et des citations choisies :
"Les enfants n'ont ni passé ni avenir, et, ce qui ne nous arrive guère, ils jouissent du présent." Jean de la Bruyère

" Ce que les parents, les adultes ne savent pas, c'est que dès sa naissance un petit d'homme est un être de langage et que beaucoup de ses difficultés, lorsqu'on les lui explique, trouvent leur résolution au mieux de son développement. Si petit qu'il soit, un enfant à qui sa mère ou son père parlent des raisons qu'ils connaissent ou qu'ils supposent de sa souffrance, est capable d'en surmonter l'épreuve en gardant confiance en lui et en ses parents."
Françoise Dolto

N'oublions pas l'enfant que nous étions...
Partager cet article
Repost0
28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 11:34
Je réagis ici à un article très intéressant lu sur le blog de fraise des bois concernant des recherches médicales révolutionnaires à la fois d’un point de vue médical et éthique. Ces recherches tendent à mettre en évidences le lien entre l’agressivité des enfants et le vécu périnatal, conditionné par des facteurs chimiques et génétiques.
Je m’interroge sur la définition même d’un individu libre de ses actes et pensées. Ces recherches tendent à démontrer que nous ne sommes que la somme de nos gènes et de processus physico-chimique.
C’est justement contre cette approche médicalisée à outrance que je lutte quand j’espère pouvoir affirmer mon désir de vivre selon mon choix mon prochain accouchement.

Extraits d’un document PDF intitulé : la pharmacogénomique : perspectives et enjeux éthico-juridiques. Ces extraits posent tous les problèmes liés à ce type de recherche.

“Bien que les termes pharmacogénomique et pharmacogénétique désignent des réalités quelque peu différentes, les deux termes sont souvent utilisés pour référer à une même activité. En effet, on utilise indifféremment l’un ou l’autre de ces termes pour parler d’un même type de recherche : celle qui vise a comprendre la relation fondamentale entre les médicaments et les gènes.”

Ce nouveau type de recherche pose des problèmes déontologiques, politiques, sociaux et technologique.

Plusieurs enjeux éthiques dont :
la génétique des populations
les banques de données génétiques
les groupes orphelins
le devoir des professionnels

Ces enjeux doivent être éclairés par les principes de bioéthiques d’autonomie, de bienfaisance, de justice, de respect de la vie privée et de respect des communautés.

« Respecter l’autonomie d’autrui, ce n’est pas seulement faire appel à son
autodétermination, c’est l’aider à aller au bout de lui-même, à découvrir et à choisir ce qui va dans le sens du respect et de la dignité humaine. »

La recherche génétique sur les populations crée donc de nouveaux enjeux par son implication familiale et son potentiel stigmatisant pour certaines communautés ethniques.

Une telle approche peut s’avérer un bon point de départ, mais on constate qu’elle est insuffisante pour protéger adéquatement les populations, ceci en vertu des principes de justice, d’autonomie et de respect des communautés.

En ce qui concerne les groupes orphelins les assureurs pourraient conclure que des médicaments ne devraient pas être remboursés aux gens ayant un profil génétique pour lequel le médicament présenterait une efficacité moindre ou des risques d’effets indésirables.

Cette réalité est pour le moins inquiétante quand on sait que les tests pharmacogénomiques, tout comme les autres tests génétiques, ne peuvent qu’être interprétés en terme de probabilité et non de certitude dans la majorité des cas.

Si l’on poursuit la réflexion, on doit ensuite se demander si le médecin aurait
une obligation éthique d’avoir recours à la pharmacogénomique avant de prescrire des médicaments et si oui, se demander si cette obligation éthique imposerait également au médecin de prescrire les médicaments selon les résultats génétiques du patient.

Jusqu’à maintenant, la pharmacogénomique a surtout été faite de
beaucoup d’espoirs et de recherches ayant débouché sur peu d’applications. De plus, il est maintenant clair que la réponse aux médicaments ne dépend pas seulement du génotype mais aussi d’une foule d’autres facteurs environnementaux.

Merci de réagir à cet article.
Partager cet article
Repost0
26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 19:02
Un guide pour comprendre le rôle de l’Union Européenne en matière d’environnement proposé par la fondation Nicolas Hulot et qu’on peut retrouver complet à cette adresse http://blog.fondation-nicolas-hulot.org/blog/union-europeenne-suivez-le-guide

Des extraits


L’Europe est un lieu majeur de prise de décision en matière d’environnement

Les principes fondateurs :
 la politique environnementale européenne “vise un niveau de protection élevé, en tenant compte de la diversité des situations dans les différentes régions
de la Communauté. Elle est fondée sur les principes de précaution et d’action préventive, sur le principe de la correction, par priorité à la source, des atteintes à l’environnement et sur le principe du pollueur- payeur.“

En France près de 80  % de la législation environnementale provient, en fait, du droit communautaire.

Le domaine d’action de l’UE
: changement climatique, protection de la biodiversité, aménagement du territoire, énergie, transport, pollution atmosphérique, gestion des déchets…

Quatre priorités pour l’UE jusqu’en 2012 : le changement climatique, la nature et la biodiversité, l’environnement et la santé, et la qualité de la vie, les ressources naturelles et les déchets.

La sécurité alimentaire :
un exemple d’action de l’UE
A l’automne 2008, la Commission européenne a pris deux décisions*
en lien avec la crise du lait contaminé : 
> L’importation de tous les produits chinois contenant du lait ou des produits laitiers destinés à
l’alimentation des nourrissons et des enfants en bas âge est désormais interdite.
> Les produits de cette nature déjà présents sur le territoire de l’UE doivent être retirés du
marché ou détruits.

La pollution athmosphèrique


Plusieurs directives ont été mise en place pour limiter l’émission de quatre polluants essentiels. Plus récemment la directive CAFE limite l’émission de polluants plus fins que notre nez ne peut filtrer.

La gestion des déchets

Chaque habitant de l’Union rejetait en 2006 environ 516 kg de déchets municipaux contre 474 kg 10 ans plus tôt.

Pour certaines catégories de déchets des normes spécifiques sont adoptées. Il en est ainsi, par exemple, des déchets d’équipements électriques et électroniques appelés DEEE (appareils électroménagers, appareils audiovisuels, équipements informatiques et bureautiques…) qui connaissent une croissance très importante.
Obligation de dépollution par rapport à l’utilisation du plomb ou du mercure, substances interdites à la fabrication de ces appareils.

A suivre...
Partager cet article
Repost0