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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 10:59
Nous sommes dans un avion qui a 10% de chance d'arriver.
Alerte rouge du GIEC. Les changements climatiques sont dûs à l'homme à une hauteur de 90% de responsabilité.
La question n'est plus de savoir ce que nous sommes prêts à changer dans notre vie mais plutôt comment on va réussir à prendre en charge cette mutation.
Nicolas Hulot nous alerte sur la catastrophe écologique qui risque de se passer dans la violence si nous ne changeons pas nos habitudes. L’Europe doit être un moteur dans six mois, à Copenhague, pour inciter le monde à revoir ce qu’il appelle le paquet climat-énergie.
Il faut nous libérer de nos conservatismes sociaux.
Nicolas Hulot n’est pas le seul à nous alerter, il y a le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ( GIEC) qui disent la même chose depuis des années...
La Terre ne disparaîtra pas, mais l'avenir de l'humanité. Voilà le combat de nos enfants. C'est la première génération qui vivra moins bien que la précédente.
Laisser un commentaire, non pas pour alimenter le débat mais pour trouver ce qui moralement, éthiquement, raisonnablement, de façon utopique peut-être, permettrait d'envisager une future paix sociale par le respect de l'environnement.
On peut consulter le site de la Fondation Nicolas Hulot, les réflexions d'Albert Jacquard...
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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 11:28
Promenons-nous dans les prés...

Un porte-manteau avec une forme de vache, pourquoi pas... D'inspiration printanière il éclairera les jours d'hiver.
En ce moment les vaches sont dans les prés avec leurs petits veaux de l'année. A côté de chez moi, elles sont toutes blanches. Ce matin, il y a du brouillard. Toutes ne sont pas encore levées quand je découvre le temps par la fenêtre.

Il est en bois reconstitué ( récup). J'ai demandé l'aide du futur papa pour découper avec une scie sauteuse les formes pré-dessinées. Un peu de peinture, des boutons de porte en forme de fleurs pour rester dans les prés et surtout accrocher les vêtements légers de bébé. Il n'y a plus qu'à l'accrocher.
Voilà, c'est fait...
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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 10:59
Comme dans un cocon

A la naissance, le bébé doit découvrir un nouvel environnement sensitif mais aussi kinesthésique. En effet, il passe d'une position regroupée et serrée dans la "gaine" de l'utérus, position qui nous paraît bien inconfortable, à une situation où rien ne le maintient si ce n'est son habitude d'être recroquevillé qui le ramène dans une position foetale.
Il affronte la position allongée, la tête aplatie sur l'oreiller, l'estomac en extension qui crie famine ou douleur...
Le hamac, c'est le rêve. Il ressemble au colis que la cigogne tient dans son bec.
Ca tombe bien, dans le colis il y a aussi un bébé.
En plus, le hamac bouge au rythme des mouvements du bébé. On peut même suspendre un petit mobile à la barre transversale.
Il peut y rester jusqu'à 6 mois pour les nuits et un an pour les siestes.
On verra ce qu'il en pensera quand il sera là. Pour le moment c'est un poupon qui fait les essais.
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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 17:05
  “Ma liberté à moi” Toni Morrison et Slade Morrison, illustré par Giselle Potier

-“Tu ne sais pas faire bon usage de ta liberté”.
Les adultes s’adressent à un enfant qui ne respectent pas les règles ou plutôt les interdictions établies pour tous... ou surtout les enfants. Cette absence de respect pour les règles les dérange.
C’est vrai qu’un enfant chahute, fait des bêtises, enfreint les règles et surtout les interdits...

L’enfant peut-il trouver le chemin de sa propre liberté dans ce monde où il est jugé par des adultes aux règles inébranlables ? Voilà sans doute une question essentielle que pose cet album.

J’ai beaucoup aimé le côté répétitif du scénario. Dans trois situations différentes, les mêmes paroles, les mêmes accusations, les mêmes défenses, les mêmes réactions des parents, comme si les mots qui étaient dits étaient paroles de vérité, paroles d’enfants, paroles d’adultes, mais paroles qui ne peuvent être l’objet d’un échange.

Que diriez-vous à un enfant qui ne serait pas toujours sage ?
Les illustrations sont essentielles pour interpréter le message du texte.

"Dodo fourrure" Jean-Charles Rousseau, Jean-Hugues Malineau

Les animaux sont roulés en boule et rêvent. Il faut soulever le dessin d’un animal pour découvrir des rêves en rimes qu'on ne peut échanger d'un animal à l'autre.
Extrait :
Le hamster
Un hamster goulu d'Amsterdam
songeait à échanger son âme,
ses diam's, son or et sa gourmette
contre un morceau de vieil édam,
un gouda, une mimolette !


Et vous à quoi rêvez-vous ?

  "A l'ombre du tilleul" Cécile Roumiguière, Sacha Poliakova

Après les vacances, c'est difficile parfois de revenir à l'école. Surtout quand on laisse sa grand-mère et ses bonnes recettes traversées seules les saisons.
Des interrogations d'enfants sur ce qui l'environne et change, les feuilles des arbres, les jeux qui rythment sa vie et l'observation rêveuse de ces instants s'inscrit dans le temps paisiblement et de façon répétée.
On se souvient, on observe, on rêve puis on se retrouve.
Album très poétique et des illustrations oniriques qui nous font voyager dans un monde imaginaire.
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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 16:34
Un support de conte ou de rituel

Voici les étapes de la fabrication de mon kangourou. Il pourra être enrichi de mots clés en fonction de l'histoire racontée ou en fonction de la journée pour rythmer les moments de veille et de sommeil par exemple.


Le support est un carton d'emballage d'une hauteur d'1m60cm et d'une largeur de 70cm.
J'ai dessiné au feutre le kangourou, puis j'ai peint le carton avec la peinture bio qui nous sert pour les volets. Le kangourou apparaissait par transparence. Quelques coups de pinceaux pour lui donner des couleurs, un carton pour construire la poche tenu grâce à des pattes glissées dans des fentes, un habillages en tissu avec un peu de couture pour le froncer autour du carton. Il n'y a plus qu'à décorer.
J'ai utilisé de la feutrine pour faire les petits éléments de décoration car c'est doux au toucher et donc attractif pour les petits.
Mon lapin en tissu s'est retrouvé dans la poche du kangourou, au grand étonnement de ce dernier.






       
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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 16:23

Quand ma chienne part se promener, elle sait qu'elle va découvrir de nouvelles senteurs, des pistes d'autres chiens ou celles d'animaux et tout ce que je ne peux imaginer. Elle a le pas allègre et saute de joie. Au retour, ses douleurs articulaires se réveillent ainsi que ses démangeaisons. 
Se projeter et découvrir de nouveaux espaces nous permet d'envisager plus sereinement la vie qu'en restant planter dans notre espace familier et protégé.
Les projets plutôt que le conservatisme de nos biens et valeurs ?... Surtout quand ça s'écroule.  

Laissez-moi un commentaire pour résister et ne pas déprimer. 

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 12:13

“Mon utopie” Albert Jacquard, 2008

Pour introduire ce sujet, il me paraît nécessaire de présenter, comme l’auteur l’a fait dans son livre, sa conception du travail à l’ordre duquel ne doit pas être l’éducation. En voici les arguments.

Sa conception du travail : le travail de certains a perdu sa raison d’être. Il ne s’agit pas alors de priver certains de travail mais de mieux répartir le travail subsistant.

Albert Jacquard propose un temps de travail égal à zéro pour supprimer le concept de chômage. Ce n’est pas une boutade, il remplace le travail qu’il qualifie de moins en moins nécessaire par le concept d’activité qui répond à des besoins sans limites.

Les économistes utilisent le terme de valeur, non pas pour désigner une valeur réelle mais celle donnée par l’extérieur, définie par des critères psychologiques et techniques de l’économie. p.136

L’attitude collective face à un objet détermine son prix. Cette attitude égoïste individuelle rendrait service à tous.

Les dérives sont visibles aujourd’hui. Sans objectif ou stimulation il ne peut y avoir accumulation de richesses. Pour étayer son propos A. Jacquard prend exemple sur la reconstruction spectaculaire de l’Allemagne détruite en 1945.

Il en conclue que : “L’île Utopia qu’imaginait Thomas More existe bel et bien : c’est la planète Terre. Ceux qui l’habitent et l’habiteront demain méritent que nous fassions pour eux un rêve. Pour le réaliser il faut oser ne pas se satisfaire de l’état présent.” p.139. 

 

Albert Jacquard oppose la valeur donnée aux choses aux valeurs incalculables que sont l’éducation ou les soins apportés aux personnes et le bonheur qui sont d’autres sources de satisfaction.

“Ce qui est le plus décisif, pour les individus ou les peuples, n’est pas de posséder mais de pouvoir décider.” P. 147

Quand les hommes sont devenus sapiens : “ Face à la diversité du cosmos, ils ont imaginé de le trouver beau, ils ont produits des objets qui ajoutaient à cette beauté, ils ont développé l’art. Face à l’inconnu, et surtout face à l’inconnaissable, à “l’au-delà” de l’espace et du temps, ils ont ressenti l’angoisse et inventé l’espoir. Face à l’autre et à eux-mêmes, ils ont tenté de créer du bonheur et cherché l’amour.”  

 

Pour préserver cette richesse accumulée il faut la transmettre : “la cité idéale est donc celle où tout est école.” L’objectif ne doit pas être alors l’efficacité recherchée par les pédagogues mais faire de l’éducation un art : 

l’enfant subit les transformations de la nature, c’est à dire celle de son corps.

il doit pouvoir exprimer sa volonté, ses projets et son autonomie dans un environnement humain.

Le jeu est complexe et l’absence de précision de l’état initial ne permet pas de présager de l’état à venir. Les causes de l’évolution de chacun sont “chaotiques” c’est à dire très imprévisibles. Un événement en apparence insignifiant peut provoquer chez l’enfant ou l’adolescent des réactions personnelles.

C’est l’expérience de l’éducateur ou du pédagogue qui permettra la transmission “front à front” qu’impose la relation à l’élève. C’est donc une rencontre des intelligences qui permet le “passage de témoin” de ce trésor collectif. 

Dans cet esprit là, on ne va pas à l’école parce que c’est obligatoire ou pour préparer à la vie active mais pour devenir soi-même en rencontrant les autres.

Une condition importante à l’épanouissement de chacun à l’école est de ne pas la considérer comme un passage, c’est à dire une école consacrée à la préparation du futur sans être acteur du présent. 

L’individu ne doit pas se soumettre à une société présentée comme déjà définie alors qu’elle est à construire.

L’éducation ne doit pas encourager à la docilité par la notation chiffrée et les palmarès. On revient à la notion de valeur qui est attribuée en fonction d’une hiérarchie par rapport aux autres.

C’est pour A. Jacquard un confort intellectuel de se soumettre à de multiples hiérarchies plutôt que de considérer le potentiel créateur de chacun.

Ne confondons pas l’école avec le taylorisme qui a donné naissance au travail à la chaîne pour améliorer la productivité et qui fournit des personnes à l’intelligence formatée prête à la vie active.

L’école doit “participer à une métamorphose. C’est la possibilité de cette transformation qui fait des êtres de notre espèce des cas singuliers.”

Il faut différencier apprendre et comprendre. Apprendre relève d’un automatisme tandis que comprendre nécessite un effort. La compréhension, c’est ce qui nous fait “réellement goûter au plat et se réjouir de saveurs nouvelles” pour reprendre les termes d’A. Jacquard.

Nous sommes en permanence amené à remettre en ordre des fragments de connaissance qui suggèrent que notre connaissance du monde est en constante construction.

Pour reprendre les termes de Socrate, l’enseignant est un accoucheur, il fait sortir la compréhension d’un cerveau. Les difficultés avec lesquelles on se débat ne sont pas le signe d’un manque d’intelligence mais au contraire la manifestation d’une rigueur intérieure jamais satisfaite. La lenteur de compréhension est peut-être alors le temps nécessaire à l’assimilation, la rapidité serait synonyme de superficialité.

L’enfant qui a dix ans trouve le déroulement d’une année extrèmement long, contrairement à une personne de 70 ans. En cela on peut estimer que l’enfant est déjà riche d’un parcours long c’est pourquoi A. Jacquard trouve que la notion d’âge d’acquisition de connaissance telle qu’elle est définie à l’école est absurde.

Réussir est devenue l’obsession générale et on doit l’emporter dans des compétitions permanentes. Or l’erreur est constructive et c’est l’ajustement de ses connaissances avec les autres qui permet plus de compréhension.

Si on considère l’élève comme une fin et non comme un moyen alors l’école n’est plus une préparatrice d’examens mais un lieu pour acquérir une liberté de penser et d’agir qui permet de conquérir une paix intérieure nécessaire pour construire une paix sociale.

Place au doute, aux choix personnels, à la non soumission. Ceci introduit le problème de ceux qui ne respectent pas la liberté de chacun. L’éducation ne peut répondre aux problèmes de délinquance sur le mode judiciaire.

L’enfant se détache de sa mère pour créer un lien avec les autres membres de la famille puis avec des camarades et des enseignants. Il doit exercer sa diplomatie pour surmonter cette difficulté et adapter son discours à chacun. C’est difficile et il faut accepter l’opacité entre l’école et la famille. L’enfant ne doit pas à l’école entrer dans le moule proposé par la famille. Il faut garder une certaine distance entre l’école et la famille. L’enfant est un chantier en effervescence.

L’adulte doit être présent sans être envahissant, attentif sans être indiscret, présent sans s’imposer.

Pour conclure sur la pensée d’Albert Jacquard, il ne s’agit pas de suivre des chemins tout tracés ou d’en débroussailler d’autres, mais de construire son propre chemin.

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 21:46

Mon accouchement est prévu pour le mois de juin. Je suis confiante et paradoxalement je me pose plein de questions. 

Quand on me demandait si je souhaitais la péridurale le doute n'existait pas. Oui, sans hésitation. Ce n'est pas le jour de l'accouchement qu’il faut vouloir jouer les héros et montrer qu'on est la plus forte. Je voulais accueillir mon bébé le plus sereinement possible c'est à dire pas trop fatiguée.

Il y a quelques jours, je découvre sur des forums que la péridurale n'est pas toujours souhaitable ou efficace.  

Entre autre elle ne permettrait pas la sécrétion d’ocytocine indispensable pour l’expulsion, le jaillissement du lait et la construction du lien maternelle. Il faut donc coupler la péridurale avec une injection d’ocytocine artificielle, ce qui aurait pour conséquence d’annuler au niveau du cerveau tout ordre de fabrication d’une ocytocine “naturelle”.

Une autre intervention précisait qu’on peut ne pas accepter une perfusion d’ocytocine en même temps que la péridurale.

Voici le lien vers ce forum très intéressant :

http://sante-az.aufeminin.com/forum/f904/__f32_f904-Peridurale-et-effets-sur-bebe.html 

 

Beaucoup d’interrogations m’ont donc incitée à vérifier la validité de ces témoignages. J’ai donc consulté le rapport d’un groupe de travail technique de l’OMS sur les soins liés à un accouchement normal. 

Les extraits rapportés ici sont extraits de l’adresse suivante :

http://www.who.int/reproductive-health/publications/French_MSM_96_24/index.html

Ce que dit l’OMS :

"Lors d'un accouchement normal, il faut une raison valable pour interrompre le processus naturel"

"2.6.2 Traitement pharmacologique de la douleur pendant l'accouchement 

Il ne fait guère de doute que l'analgésie épidurale est utile en cas de travail ou d'accouchement compliqué. Toutefois, si l'analgésie épidurale est administrée à une femme enceinte à faible risque, on peut se demander si ce qui en résulte peut encore être appelé "travail normal". La réponse dépend naturellement de la définition de la normalité, mais l'analgésie épidurale est l'un des exemples les plus frappants de médicalisation d'une naissance normale, transformant un événement physiologique en un acte médical.

 (...)La demande concernant ces méthodes est cependant largement fonction de la culture.

(...)Ils ne font pas partie des soins essentiels pendant un accouchement. Les méthodes pharmacologiques ne doivent jamais remplacer l'attention personnelle accordée à la femme en travail, ni la tendresse qui lui est manifestée."


"3.5.2 Infusion intraveineuse d'ocytocine

On peut à juste titre se demander si un travail accéléré par une infusion d'ocytocine peut encore être considéré comme normal. Dans de nombreux endroits, les infusions d'ocytocine ne sont administrées à l'hôpital que sous la responsabilité de l'obstétricien. C'est là une précaution raisonnable, compte tenu de la nature imprévisible d'un travail géré artificiellement. En règle générale, l'ocytocine ne devrait être utilisée que pour accélérer le travail dans les établissements où une césarienne peut être effectuée immédiatement en cas de besoin. La nécessité d'une accélération est considérée comme justifiant un transfert dans un service obstétrical disposant de moyens chirurgicaux. Là où cela est possible, la surveillance foetale ultérieure se fera non par auscultation intermittente, mais par monitorage électronique. L'expérience de Dublin pendant l'essai randomisé de la surveillance intra-partum du rythme cardiaque foetal va aussi dans ce sens : dans le groupe surveillé par la méthode de l'auscultation, le nombre des nouveau-nés atteints de convulsions a augmenté, mais dans la majorité des cas, l'accouchement avait été accéléré à l'aide d'ocytocine (MacDonald et al. 1985). Voir aussi le point 2.7. L'accélération par l'ocytocine est une intervention majeure qui nécessite une justification valable. Il en est de même de la variante moderne de l'accélération par les prostaglandines et du travail provoqué au moyen de ces substances."

 

Ce matin, au cours de la préparation à l’accouchement, nous en avons discuté. Je pense que la sage femme n’avait pas la réponse absolue et s’appuyait par ailleurs sur sa propre expérience.  Les arguments avancés pour justifier des bienfaits d’une péridurale étaient les mêmes que pour justifier son absence dans d’autres conversations par ailleurs : utilisation des ventouses et des forceps, épuisement de la mère qui est moins réceptive à son bébé quand il n’y a pas en plus nécessité de passer à la césarienne, souffrance du foetus...

 

Les résultats du groupe de travail de l’OMS m’éclairent davantage et m’incitent à penser que nous sommes dans une culture qui n’accepte pas la souffrance et juge tout acte médicalisé pour l’éviter comme un progrès. Cependant accoucher est un acte qui va au-delà d’un traitement qui doit être médicalisé et qu’il se joue des choses extrèmement importantes dans la construction du lien mère-enfant.

Je vous invite à laisser un commentaire afin d’ouvrir le débat.

 

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 18:56

J'ai découvert quelques albums à la médiathèque.

  "Le chat raconté aux oiseaux" texte de Pierre GROSZ, illustration Rémi SAILLARD, Album Nathan.Un narrateur, l'auteur, s'inspire de sa plume pour attirer notre attention sur celle de l'oiseau avec laquelle joue le chat. 

L'oiseau n'est pas méfiant et croit maîtriser le danger. Comment le prévenir ?

Un aller-retour entre trois points de vue, celui du chat, de l'oiseau et de l'auteur qui fait partie de l'histoire, pour passer d'une image sobre à l'autre. Tout est dit en trois mots, trois coups de crayon et trois couleurs.Le suspens monte jusqu'au bout.

J'ai beaucoup aimé la simplicité avec laquelle cet album nous transporte dans l'univers du chat et de l'oiseau.

Si j'étais un oiseau....

Si j'étais un chat...

Si j'étais le témoin d'un drame imminent...

A chacun d'imaginer la suite... 

 

"Le chef-d'oeuvre de tante Lucie" texte de Catherine MOREL, illustration de Jean-Marc CONSTANTINO, PEMF

Une petite fille s'interroge sur le sens du mot chef-d'oeuvre que son père a associé à sa tante. Elle ne la savait pas artiste. Le lecteur fait avec elle le tour des sept arts, sans succès. 

Mais, les futures mamans savent qu'il y a bien d'autres chefs-d'oeuvres en gestation.

Ce livre se compose d'un côté pile et d'un côté face. Il a deux contenus différents qui traitent du même sujet, ici l'art. La deuxième partie du livre permet de découvrir l'atelier d'un artiste plasticien.

Je l'ai retenu pour la fin de l'histoire.

 

"Le chapeau. Et c'est toujours la même histoire" texte de Marcus MALTE, illustration de Rémi SAILLARD, SYROS.

Le vent qui emporte un chapeau et au rythme du vent l'auteur nous entraîne vers des rencontres, des espoirs, des déceptions... 

Les illustrations de Rémi SAILLARD sont un appat pour la main qui plonge dans le bac des albums à la recherche d'un trésor de lecture. 

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 16:24

“La peau et le toucher, un premier langage” Ashley Montagu.

 

Je me suis intéressée à ce livre en découvrant l’importance du massage pour bébé, le portage en écharpe, le hamac et la baignoire shantala qui reprennent les sensations kinesthésiques de la vie intra-utérine et développent les sensations de la peau. 
Ce livre et bien d’autres nous permettent de retrouver des repères qui permettent d’anticiper sur la construction future de notre lien avec l’enfant à naître.

Nous pouvons nous passer de certains sens. Mais le sens tactile, c’est impossible. En effet comment retirer sa main du feu pour ne pas être brûlé si on ne ressent pas la douleur.

Partant de ce constat, la stimulation tactile est primordiale pour le développement de tout être aux différentes périodes de la vie.

La peau du foetus se développe en premier dans le ventre de la mère. En cela, elle est essentielle à la protection du bébé et à sa communication avec le monde extérieur.

Certains auteurs se sont interrogés sur les incidences physiques et comportementales des stimulations cutanées sur le développement d’un être vivant et les effets d’une éventuelle carence.

On a observé chez les mammifères la fonction essentielle du léchage. Ce n’est pas un simple débarbouillage mais une action vitale pour stimuler les systèmes génito-urinaire et gastro-intestinal. Des petits qui ne bénéficieraient pas de ce soin mouraient faute de pouvoir uriner et déféquer. 

Nous serions avec quelques grands singes les seuls à ne pas lécher nos petits.

Les stimulations de la peau permettent d’augmenter l’efficacité du système immunitaire.

Les caresses de la main sont l’équivalent du léchage chez les autres animaux et fournissent un plaisir tactile qui concourt à la formation de l’aptitude à aimer.

Ashley Montaigu avance par ailleurs l’importance des contractions pendant la phase de travail au moment de l’accouchement qui seraient autant de stimulation pour la peau du foetus. D’ailleurs, elle ne situe pas la fin de la gestation au moment de la naissance. Le nouveau-né n’est qu’à moitié achevé et doit recevoir des stimulations cutanées.

C’est parce que l’enfant serait trop gros à la naissance qu’il ne naît pas achevé. La femme ne pourrait pas accoucher.

D’où l’importance de l’allaitement qui permet la symbiose tant physique que psychologique nécessaire à la gestation hors de la matrice mais pas unique.

Les contractions auraient donc cette fonction vitale attribuée au léchage chez les autres animaux, c’est à dire d’activer les systèmes vitaux et assurer leur fonctionnement correct.

Les contractions de l’utérus stimulent la peau qui envoie des impulsions au système nerveux qui transmet l’information aux différents organes.

Pour les enfants prématurés des problèmes comportementaux sont plus fréquemment observés : hyperactivité, contrôle tardif des sphincters....

Les risques de mortalité sont accrus chez les enfants nés par césarienne. D’où l’importance de les stimuler par des caresses. Tout dépend si la césarienne a eu lieu avant ou après la phase de travail.

Au XIX e siècle beaucoup d’enfants mouraient de dépérissement : le marasmus. On prônait à l’époque la distanciation en ne prenant pas l’enfant dans ses bras quand il pleurait, en ne le gâtant pas par trop de caresses et en proposant le biberon.

Or, être touché, pris dans les bras, caressé, cajolé, parlé sont des attitudes sécurisantes.

La triste expérience de Frédéric II, empereur d’Allemagne au XIIIe siècle, qui voulait savoir comment parleraient les enfants en dehors de toute imprégnation de langage aboutit à la mort des enfants. La berceuse et les mots doux apaisent l’enfant.

Les sensations de la peau et la sensibilité kinesthésique semblent être le plus important pour le jeune bébé. La chaleur intra-utérine est préservée à la naissance par le vernix caseosa qu’il ne faudrait pas enlever avant le premier allaitement. Les nouveaux-nés sont sensibles aux courant d’air et au refroidissement, cependant, s’ils ont trop chaud en mangeant ils absorbent moins de calories et sont moins énergiques pour téter.

On peut retenir trois éléments importants qui interviennent dans l’affection maternelle :

- des stimulations externes de l’enfant par le contact étroit de tout le corps, les sensations de chaleur, la tétée, les perceptions visuelles et auditives.

- le vécu de la mère par rapport à sa propre enfance, sa relation avec  les enfants qu’elle a porté ou l’expérience acquise avec d’autres nourrissons.

- les facteurs endocriniens qui interviennent lors de la grossesse, de l’accouchement et du retour à un cycle ovulaire normal.

La chaleur, la douceur et la tendresse d’une mère sont aussi importantes que le lait pour le développement du bébé.

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