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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 23:02

Début de semaine tendu. Les derniers jours annoncent l'inéluctable retour au travail. Inéluctable mais pas catastrophique. Simplement, lorsque l'échéance se rapproche on sent une sorte de montée de tension qui nous fait exploser dans tous les sens comme si on était afféré à tel point qu'aucune pause n'est possible.

Il était temps de reprendre, la soupape commençait à siffler. Et puis, reprendre un premier avril ressemble tellement à une farce qu'on arrive le matin avec le sourire. Les collègues ont leur vanne au coin des lèvres. Le thème pour raccrocher les wagons ainsi en cours d'année est tout trouvé.

Est-ce que j'allais savoir encore prendre en charge une classe après une année de congé ?

Garder son enfant est une chance immense. On le voit grandir, on partage des moments exclusifs et tendres. Cependant, au fur et à mesure que le temps passe, on sent que son bébé prend de l'autonomie. Il s'ouvre aux autres, il s'ouvre au monde...

Quand le retour au travail est bien préparé, il passe presque tout seul. Avec un bébé j'ai appris à donner tout mon temps sans m'économiser ou compter mes heures. Je n'ai pas perdu le rythme, au contraire il revient avec une nouvelle motivation. 

Elliot a passé deux demi-journée avec sa mamie et sa cousine de treize mois. Nous l'avons récupéré à midi. L'allaitement se poursuit... 

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 21:49
Ce soir, au moment du repas on fait ce qui était interdit jusque là, on patouille dans l'assiette pleine de purée de légumes !

On a commencé classique. On s'installe dans la chaise haute en prévision d'ingurgiter un délicieux repas. Petite contorsion et protestations, mais finalement, bébé se retrouve attaché dans sa chaise. Les mouvements de protestations se calment et bébé entreprend d'inspecter ses bretelles dont il convoite les extrémités en plastique qu'il mastique avec curiosité et insistance.
L'assiette de légumes arrive entre les mains de maman. On s'installe. Une cuillère, bébé ouvre la bouche on enchaîne. Zut, il manque le bavoir. A peine autour de son cou qu'une petite main rapide l'enlève et le jette par terre. On joue la naïveté une fois deux fois, à la troisième on dit non les yeux dans les yeux. Ca y est, il sait ce que cela veut dire. Régulièrement, il teste une nouvelle limite histoire de s'assurer qu'il y a toujours un parent à bord du vaisseau "je prends soin de toi". 

Et puis, des fois, on a pas envie de dire non, parce qu'il faut bien aussi lui laisser une chance d'expérimenter, de découvrir, d'inventer, de ressentir... afin d'éprouver sa liberté et sa capacité à contrôler son environnement. Evidemment, on ne prend pas le risque de le blesser juste de s'empatouiller.
Ah ! dit le bébé, enfin, je peux atteindre l'assiette, malaxer cette étrange mixture que j'ingurgite, en tester la consistance. Saisir la cuillère et la secouer, enfin juste une fois ! Après, la main lourde de maman m'empêche de recommencer. De prendre cette nourriture et de la portée à ma bouche et sucer mes doits jusqu'à la main.  Des fois, c'est même maman qui en rajoute sur mes doigts. J'observe cet étrange monticule calé entre mes doigts avant de l'engloutir. Avec un regard de connaisseur, je déguste ce plat de choix.

Ce soir, Elliot goûte plus son plaisir à expérimenter plutôt qu'à manger, acte qui reste la conséquence de sa manie de tout porter à la bouche. 

Avez-vous des séances de repas "expérimentales" pour partager un peu de ce quotidien pas quotidien? 
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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 21:27

Depuis quelques temps Elliot s'élève seul au dessus de ses fesses en position debout. Maintenant, il n'a plus besoin d'être assis pour réaliser cet exploit. De la position allongé, il envoie ses jambes sur le côté et se hisse à force de volonté plus que de muscles. Il sait ce qu'il veut et ce qu'il est en droit de demander du haut de son statut privilégié de bébé. Tout le monde craque bien sûr et c'est à qui lui soustraira un sourire, un mot, un câlin qu'il sait si bien faire en penchant la tête vers celle de son interlocuteur attendri. D'un parfait mouvement de négation il frotte son front contre notre front et rigole. Petit contact proximal qui satisfait bébé et nous comble de joie.

Maintenant, c'est sa main qui dirige le bal. Le bal qui l'emporte de lieux en lieux dans son carrosse préféré ( les bras d'un porteur attentionné). Il élève sa main au dessus de lui dans le prolongement de l'extension de son bras. Il récolte la lumière, la subtile substance des songes et des pensées qui flotte autour de lui et d'un air inspiré il médite sur les choses du monde. Je tente une quête de ce mystère originel en tendant moi aussi ma main vers l'indicible. 

Ce bras tendu prolonge la conquête de la verticalité. On essaiera le trempolin avant la fusée pour essayer d'atteindre la Lune dans le ciel.

 

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 21:41

Elliot change tous les jours. Il devient de plus en plus beau ! Il progresse. Bien sûr, comme tous les bébés. A la visite du neuvième mois, il est parfait sur ses courbes, il montre du doigt, il cause même si son langage est encore mystérieux pour nos oreilles si peu expertes, il joue à coucou, je suis là... 

Ce soir, pour la première fois, il était assis et s'est hissé aux barreaux de son lit à la force de ses bras, d'abord à genoux puis, il a utilisé une jambe d'appui pour finalement ... se mettre debout ! J'ai sorti les applaudissements et il était pas peu fier. Un sourire victorieux éclairait tout son visage. Il a ensuite tendu sa menotte, doigts ouverts avec le désir immense d'atteindre la lumière diffusée derrière le "Dieu" applique tant il semble vénérer cet abat jour en le fixant intensément, bouche ouverte et se contorsionnant pour le voir à chaque passage.
Il va bientôt falloir remonter les barreaux, dès qu'il saura passer de la position couchée à la position assise !

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 21:45

Petit soucis de connexion et me voilà exilée de l'actualité des blogs que j'aime visiter. Et pendant ce temps là Elliot a eu neuf mois et je reprends le travail dans une poignée de jours, le premier avril !
Bon, l'envie est là mais je commence à réaliser le changement de rythme de vie et de relation avec mon bébé que cette rentrée implique. Qu'en pense les mamans qui ont déjà vécu cela ?

Elliot va bien. Il a fait une poussée de fièvre une journée avec une pointe à 40,2°C. KO le bébé. Il a dormi beaucoup et était peu actif. Le médecin que j'ai appelé m'a conseillé d'attendre deux jours pour laisser le temps à d'autres symptômes de se déclarer. Une fièvre seule ne donne pas d'information sur la nature du mal. Doliprane et bains dans la journée. Je le découvre mais la fièvre ne baisse pas. Après l'avoir allaité au chaud près de moi, la fièvre atteint même son pic.

Couvrir ou découvrir un bébé en cas de fièvre ... ? Sa température est retombée après qu'il ait pourtant dormi enveloppé dans une couverture près du feu. Le lendemain matin, la fièvre était légèrement au-dessus de 38°C. Il a retrouvé son tonus et son coup de fatigue passe. 

Neuf mois, et le voilà près à découvrir le monde et imposer sa loi. Non, tu ne touches pas la plante, non, tu ne tires pas sur le fil électrique, oui, je te cours après, oui, tu me cours après ( dans le youpala, bien sûr !!) Il accompagne sa fuite de petits cris semblables à ceux d'une petite souris apeurée. Sa main s'élève comme celle d'un orateur. Il l'admire loin de ses yeux, la fait tourner; Pas de petit signe de la main encore pour dire au revoir ou utiliser le langage des signes pour exprimer quelques mots.

Le quatre pattes n'est pas loin. Il est dans la phase de recherche de stabilité en appuie sur les bras et en équilibre précaire sur les genoux. Quand les jambes seront plus solides, les mains pourront s'élever et aller chercher un objet lointain. 

Il cause beaucoup plus. La visite de son papy et de sa mamie pendant une semaine lui a confirmé qu'il était bien l'objet d'attention de tous et lorsque des amis, de la famille ou des personnes viennent il fait le "cake". Trop mignon à voir ses efforts pour attirer l'attention quand depuis son rez-de-chaussée, niveau youpala, il tend le cou pour voir ce qui se passe au-dessus de lui à l'étage des buveurs d'apéros et des dévoreurs de gâteaux. Bon, il est très beau et attire la sympathie de tous, évidemment !!!

Oh, il pleure, à bientôt ! 

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 23:14

Elliot n’a pas encore tout à fait neuf mois ( moins de dix jours) et se tient seul debout dans son parc, accroché au rebord. Son sourire se garnit de quelques dents supplémentaires. Il en a maintenant six qui poussent devant. Deux en bas et quatre en haut. Pas encore Dracula ! Il ne dort pas beaucoup la journée, une demie-heure grand maximum en fin de matinée et de nouveau en début d’après-midi, puis fini jusqu’au couché.

Il alterne entre le parc, la chaise haute, le youpala, les bras, le tapis d’éveil et un canapé lit pour varier ses activités dans la maison. Il se promène toujours en écharpe avec maman et en poussette avec mamie. Il nous sollicite beaucoup en ce moment pour se dresser sur ses pieds et marcher. 

Il mange de tout sans se faire prier mais tète toujours autant, refusant le biberon de lait et goûtant poliment le biberon d'eau mélangé au jus de fruits.
Il cause tout seul, à nous, aux chow-chow qu'il interpelle, appelle et imite ( respiration halletante  accompagnée de tout son corps).
Il guette le facteur à midi en mangeant, à moins que ce ne soit sa maman qu'il imite. 
Il aime les visites, les massages et ses berceuses préférées.
Il prend un objet dans chaque main et les choque comme pour les tester.
Il montre beaucoup de persévérance pour atteindre ses objectifs, comme attraper un objets hors de sa portée sur le sol, au-dessus ou à côté de la table à langer.
Il sait patienter en admirant le paysage par la fenêtre ou en détaillant les éléments de sa tenue vestimentaire ( fermeture éclair, manche, lacet... 

Il adopte des positions tordues à l'extrème sur sa chaise haute : celle du "cancre" au fond de la classe, les pieds sur la table, celle du bébé épuisé qui laisse pendre tête et bras sur le côté.
Il, il, il .... est adorable 
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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 23:05

Avant de s’endormir, le soir, Elliot instaure un drôle de rituel. Il se frotte les yeux, triture son oreille, c’est le moment d’aller se coucher. Je l’emporte dans mes bras, et déjà, le petit bébé fatigué montre surtout son état d’agitation en remuant énergiquement ses jambes comme un nageur de 50m papillon.
Je le soutiens sous le ventre une main entre ses jambes l’autre sur sa poitrine, je l’enveloppe et l’emporte dans les escaliers. Il semble monter les marches quatre à quatre alors que j’ai du mal à maintenir mon équilibre pour les monter les unes après les autres.
Flash, la lumière de la chambre jaillit. On salue le dieu applique qui diffuse une lumière blanche à travers les trous de son abat jour. Elliot ne le quitte pas des yeux comme fasciné. La lampe de chevet prend le relais tandis que Elliot à peine assis sur le lit se jette en avant pour tenter un quatre pattes au milieu des oreillers. Il me regarde et marque sa joie en rebondissant sur ses fesses, un large sourire étiré d’une oreille à l’autre.

D’un bond il pique du nez, insuffisamment soutenu par ses bras. Qu’à cela ne tienne, il soulève ses fesses au sommet de ses jambes tendues, tourne sa tête écrasée sur l’oreiller par le poids de son corps affalé en avant, jette son bras libre sur le côté et réussit un retournement sur le dos pour se dégager de cette posture inconfortable. A peine sur le dos qu’il agite tant et si bien ses jambes qu’il se retrouve propulser vers le haut. Il tourne la tête de gauche à droite maintes fois rapidement. Il ne dit pas non, il dit je suis au sommum de l’excitation. Je le glisse sur son lit qui jouxte le nôtre. Il attrape les restes de son mobile ( que j’ai un peu cassé en marchant dessus quand il était par terre)  et le secoue comme si de colère il agitait un chiffon rouge au nez des CRS un  jour de manifestation. Il remue tant et si bien qu’il se retrouve à la perpendiculaire de son lit, voire complètement à l’envers c’est à dire les pieds à la tête et la tête au pied ( bien sûr).

J’éteins et ne laisse qu’une petite luciole. Il vient se lover contre moi en jetant bras et jambe en avant puis attrape mon sein pour téter. Il se calme un peu, mais finalement il ne s’apaisera vraiment que lorsqu’il aura jeter tout son feu. Je meuble l’attente de ce moment en lui racontant des histoires improvisées qu’il n’écoute pas et en lui caressant la tête. Ca m’endort et m’évite d’être catastrophée par tant d’agitation. D’ailleurs, les choses reprennent leur place quand finalement Elliot se tourne vers moi et s’endort sur un matelas de laine et de mots. Je cède peu après aux bras de Morphée et me réveille quand arrive le papa d’Elliot. Joli rituel non ?!!!


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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 22:58
On s'inquiète, on s'interroge, on doute, on se remet en question, on écoute les avis les plus pessimistes... et on oublie les choix pourtant conscients qu'on avait fait. 
En discutant avec une maman adepte de l'allaitement "long" à la demande, nous avons découvert que notre bébé n'était pas "capricieux" mais tout simplement élevé dans le soucis de répondre à sa demande en l'allaitant à la demande, justement !

Alors, quoi ? De quoi se plaint-on ? Elliot est tout à fait "normal" et pas plus dépendant, attaché ou en train de régresser. Il se réveille pour téter  parce qu'il en a besoin. La journée, j'ai bien commencé à supprimer une tétée par-ci par-là en lui proposant des activités, mais sans les compenser par des biberons. Le biberon, il veut bien prendre la tétine dans sa bouche pourvu qu'il ne contienne pas du lait.

Les habitudes sont prises. A moins de l'aider à s'endormir avec de l'homéopathie, il ne fera pas ses nuits... que les choses soient claires ! 
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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 18:02

Alors que j'ai l'impression de me plaindre de ces nuits morcelées, j'ai envie d'ajouter que c'est une très belle page de notre vie qu'on écrit. Dois-je être envieuse des mamans dont les bébés dorment ? Certainement pas. Et finalement, je le trouve merveilleux ce petit bébé qui rythme ma vie et qui me donne une responsabilité immense, celle de son bien-être. Alors, toutes les pages de ce roman là ne peuvent être égales en toutes choses et les difficultés que nous rencontrons nous rappellent que nous sommes humains, complexes et qu'il n'y a pas une seule bonne façon de faire mais une par couple parent-enfant. Nous portons chacun une histoire, même le petit bébé, d'abord fruit d'un désir, puis petit être qui se développe, grandit à l'intérieur du ventre avant de manifester son désir de naître, enfin il est là et nous signifie sa particularité dans ses attitudes, sa parenté dans ses ressemblances, la force de son attachement et de ses émotions...

Alors, si bébé pleure, il y a une raison. Au-delà du caprice, il y a un sens qui mérite d'être décrypté plutôt que d'être rejeté. 

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 09:47
Hier soir, Elliot me réclamait toutes les demies-heure. Je ne pouvais pas l'allaiter à chaque fois, ça ne rime à rien. Je suis allée le voir et pour la première fois je ne l'ai pas pris dans mes bras. La fois précédente, il ne se calmait pas et il fallait le sein. Je lui ai parlé mais sans réussir à l'apaiser. Je suis partie désespérée en le laissant hurler. 
Comment lui permettre de dormir longtemps sereinement ? J'ai l'impression que le nombre de réveils augmente et qu'il ne peut se rendormir seul sans le réconfort du sein.  

Sa dépendance augmente et ses exigences avec. Je suis finalement retournée le voir. Il ne se calmait pas depuis certainement un quart d'heure. Je lui ai parlé. Il s'est arrêté. Je lui disais de faire dodo car on était la nuit, que son papa et sa maman étaient là et qu'on viendrait bientôt le rejoindre. Il me regardait, la mine très fatiguée. Il a alors attrapé sa girafe puis son lapin. Je remontais la couverture et lui faisais signe que je partais. A peine le seuil de la chambre franchi, Elliot pleure à nouveau. Retour rapide pour le rassurer et lui rappeler qu'il peut dormir parce qu'on est là, la preuve, je suis là. Cependant, lorsque je m'éloigne ses pleurs reprennent pour m'appeler. Son papa arrive, je m'éclipse. Il arrive cinq minutes après avec Elliot dans les bras, les yeux grands ouverts.

Dodo vers 1h00 du matin pour tout le monde et réveils fréquents avec ... retour au sein. Pff !!!???!!!???!!!???.......... 
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