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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 14:15

Barack Obama ouvre les portes d’un nouveau monde.

Point de vue de deux auteurs créoles, Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau, qui s’adressent au nouveau président des Etats-Unis, dans leur livre poétique : "L'intraitable beauté du monde".

“L’élection d’Obama est un acte “miraculeux” et poétique. Il est devenu un champs de projection dans tous les imaginaires du monde car il est noir et a réussi à dépasser la dévalorisation du noir.”

“Quand un impossible se brise de nouveaux possibles s’ouvrent. Il faut identifier les possibles qui se brisent pour nommer et empoigner les nouveaux possibles.”

Nous sommes prisonniers d’une façon de penser par le capitalisme. C’est par une poétique plutôt que par la politique et les finances qu’on peut inventer un nouveau monde.

Par sa connaissance du monde, Barak Obama qui a vécu sur les continents d’Asie, d’Afrique et d’Amérique permet aux américains de regarder le monde d’un nouvel oeil. De cette nouvelle perception des autres peuples peut naître une dynamique nouvelle qui aidera le monde entier à s’ouvrir aux autres.

Les américains ignoraient qu’ils avaient déclaré la guerre à un pays, l’Irak, qui a une culture trois fois millénaire et dont les musées ont été pillés.

Barak Obama n’améliorera pas le sort des noirs et peut échouer mais il a l’intuition de l’avenir et peut trouver des chemins de traverses, là ou d’autres ne verraient que l’impossible.

Ma conclusion : 

Ces quelques considérations philosophiques doivent nous permettre individuellement de penser le monde autrement et de nous prendre en charge.

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 18:50
La bande annonce du film de Yann Arthus Bertrand est sur Yutube. Le film est diffusé gratuitement dans les salles de cinéma et sera largement montré. Il s'appelle "Home".
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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 11:09
Extrait du guide pour comprendre le rôle de l’Union européenne en matière d’environnement publié en ligne sur le site de la Fondation de Nicolas Hulot.

"Focus sur la biodiversité.

Il est aujourd’hui avéré que la biodiversité, “tissu vivant“ de la planète, s'érode à un rythme croissant au point de mettre en danger notre avenir. La pérennité de l’espèce humaine est, en effet, étroitement liée à la biodiversité. La majorité de nos biens de consommation courante provient du monde vivant (aliments, matériaux, fibres textiles, molécules pour les médicaments ou les cosmétiques…). Nous bénéficions, par ailleurs, de nombreux services écologiques “gratuits“ (pollinisation, épuration de l’air et des eaux par les plantes et les micro-organismes, protection contre les catastrophes naturelles, préservation des sols…) dont la plupart ne peuvent être reproduits par des voies artificielles.
Face à ce constat, l’UE s'est fixé, au Sommet européen de Göteborg (2001), l’objectif politique d’«enrayer le déclin de la biodiversité d’ici 2010 » en Europe."


On sous estime l’intérêt de la biodiversité car on nous a appris un peu vite que l’homme domine la nature et en cela qu’il a le choix de ne pas la respecter.

Au-delà du problème que pose aujourd’hui la disparition de la biodiversité, c’est notre identité que nous perdons en voulant nous extraire des contraintes de la nature.

On ne peut résumer le combat pour la biodiversité à l’affaire des écologistes et ainsi s’en désintéresser si par hasard d’autres priorités nous paraissaient plus digne d’intérêt. Mais, nous devrions prendre la mesure de cette menace qui affectera nos enfants, leur survie, leur paix, leur bonheur.

L’humanité disparaîtra avec la disparition des abeilles. Pensons y avant d’attraper la bombe insecticide.

Une phrase dans un jeu bioviva m’a marquée, car comme beaucoup d’entre nous, je crains les araignées ( les pauvres, si elles savaient, elles ne fuiraient pas mon balai). Cette phrase disait très justement qu’une araignée n’était pas née pour être écrasée.

On sous estime le rôle des insectes, surtout celui de ceux qui nous dérangent. Mais qu’en serait-il de la décomposition de nos déchets, des cadavres d’animaux dans la forêt, de la pollinisation de nos cultures, de la base alimentaire d’une faune et avifaune nombreuse...

Ainsi en est-il des insectes comme de toutes les autres espèces animales ou végétales.

La richesse est dans la variété des espèces. Nous tirons nos remèdes des plantes. Chaque plante détruite ou que nous n’avons pas encore eu le temps de découvrir est une maladie que nous ne guérirons pas.

 Que faudrait-il aux hommes pour prendre conscience de cela : un botaniste célèbre, Jean-Marie PELT disait lors d’une conférence : il faudrait peut-être que le journaliste à 20h00 annonce la disparition d’une espèce et nous invite à faire une minute de silence avant d’envoyer le générique de fin. 

Ce même botaniste regrettait qu’on privilégie aujourd’hui les expériences biochimiques en laboratoire plutôt que l’exploration de notre planète pour découvrir toutes cette variété du monde vivant qui nous enrichit autant de remèdes pour le corps que l’esprit.
Il n’existe plus hélas de Théodore Monod.

Nous sommes de plus en plus dans un monde asceptisé dont la morale se résume à tout pour le bien-être de l’homme en toute sécurité. Mais je crains que nous n’y perdions tous nos repères...


Carnet de naissance : le retour du printemps a vu sortir de leur tanière Hvala accompagnée de deux oursons nés pendant l’hibernation de leur maman. Si les éleveurs de moutons se lamentent, c’est une bonne nouvelle pour la biodiversité. Ne tombons pas dans le piège des médias qui nous invitent à penser que c’est une catastrophe. Les chiens errants qui sont le fruit de la mal traitance animale dont nous sommes capable font bien plus de victimes dans les troupeaux ( et sans indemnité pour les éleveurs). Où place-t-on ici nos bons sentiments envers les pauvres moutons ?
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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 11:34
Je réagis ici à un article très intéressant lu sur le blog de fraise des bois concernant des recherches médicales révolutionnaires à la fois d’un point de vue médical et éthique. Ces recherches tendent à mettre en évidences le lien entre l’agressivité des enfants et le vécu périnatal, conditionné par des facteurs chimiques et génétiques.
Je m’interroge sur la définition même d’un individu libre de ses actes et pensées. Ces recherches tendent à démontrer que nous ne sommes que la somme de nos gènes et de processus physico-chimique.
C’est justement contre cette approche médicalisée à outrance que je lutte quand j’espère pouvoir affirmer mon désir de vivre selon mon choix mon prochain accouchement.

Extraits d’un document PDF intitulé : la pharmacogénomique : perspectives et enjeux éthico-juridiques. Ces extraits posent tous les problèmes liés à ce type de recherche.

“Bien que les termes pharmacogénomique et pharmacogénétique désignent des réalités quelque peu différentes, les deux termes sont souvent utilisés pour référer à une même activité. En effet, on utilise indifféremment l’un ou l’autre de ces termes pour parler d’un même type de recherche : celle qui vise a comprendre la relation fondamentale entre les médicaments et les gènes.”

Ce nouveau type de recherche pose des problèmes déontologiques, politiques, sociaux et technologique.

Plusieurs enjeux éthiques dont :
la génétique des populations
les banques de données génétiques
les groupes orphelins
le devoir des professionnels

Ces enjeux doivent être éclairés par les principes de bioéthiques d’autonomie, de bienfaisance, de justice, de respect de la vie privée et de respect des communautés.

« Respecter l’autonomie d’autrui, ce n’est pas seulement faire appel à son
autodétermination, c’est l’aider à aller au bout de lui-même, à découvrir et à choisir ce qui va dans le sens du respect et de la dignité humaine. »

La recherche génétique sur les populations crée donc de nouveaux enjeux par son implication familiale et son potentiel stigmatisant pour certaines communautés ethniques.

Une telle approche peut s’avérer un bon point de départ, mais on constate qu’elle est insuffisante pour protéger adéquatement les populations, ceci en vertu des principes de justice, d’autonomie et de respect des communautés.

En ce qui concerne les groupes orphelins les assureurs pourraient conclure que des médicaments ne devraient pas être remboursés aux gens ayant un profil génétique pour lequel le médicament présenterait une efficacité moindre ou des risques d’effets indésirables.

Cette réalité est pour le moins inquiétante quand on sait que les tests pharmacogénomiques, tout comme les autres tests génétiques, ne peuvent qu’être interprétés en terme de probabilité et non de certitude dans la majorité des cas.

Si l’on poursuit la réflexion, on doit ensuite se demander si le médecin aurait
une obligation éthique d’avoir recours à la pharmacogénomique avant de prescrire des médicaments et si oui, se demander si cette obligation éthique imposerait également au médecin de prescrire les médicaments selon les résultats génétiques du patient.

Jusqu’à maintenant, la pharmacogénomique a surtout été faite de
beaucoup d’espoirs et de recherches ayant débouché sur peu d’applications. De plus, il est maintenant clair que la réponse aux médicaments ne dépend pas seulement du génotype mais aussi d’une foule d’autres facteurs environnementaux.

Merci de réagir à cet article.
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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 19:02
Un guide pour comprendre le rôle de l’Union Européenne en matière d’environnement proposé par la fondation Nicolas Hulot et qu’on peut retrouver complet à cette adresse http://blog.fondation-nicolas-hulot.org/blog/union-europeenne-suivez-le-guide

Des extraits


L’Europe est un lieu majeur de prise de décision en matière d’environnement

Les principes fondateurs :
 la politique environnementale européenne “vise un niveau de protection élevé, en tenant compte de la diversité des situations dans les différentes régions
de la Communauté. Elle est fondée sur les principes de précaution et d’action préventive, sur le principe de la correction, par priorité à la source, des atteintes à l’environnement et sur le principe du pollueur- payeur.“

En France près de 80  % de la législation environnementale provient, en fait, du droit communautaire.

Le domaine d’action de l’UE
: changement climatique, protection de la biodiversité, aménagement du territoire, énergie, transport, pollution atmosphérique, gestion des déchets…

Quatre priorités pour l’UE jusqu’en 2012 : le changement climatique, la nature et la biodiversité, l’environnement et la santé, et la qualité de la vie, les ressources naturelles et les déchets.

La sécurité alimentaire :
un exemple d’action de l’UE
A l’automne 2008, la Commission européenne a pris deux décisions*
en lien avec la crise du lait contaminé : 
> L’importation de tous les produits chinois contenant du lait ou des produits laitiers destinés à
l’alimentation des nourrissons et des enfants en bas âge est désormais interdite.
> Les produits de cette nature déjà présents sur le territoire de l’UE doivent être retirés du
marché ou détruits.

La pollution athmosphèrique


Plusieurs directives ont été mise en place pour limiter l’émission de quatre polluants essentiels. Plus récemment la directive CAFE limite l’émission de polluants plus fins que notre nez ne peut filtrer.

La gestion des déchets

Chaque habitant de l’Union rejetait en 2006 environ 516 kg de déchets municipaux contre 474 kg 10 ans plus tôt.

Pour certaines catégories de déchets des normes spécifiques sont adoptées. Il en est ainsi, par exemple, des déchets d’équipements électriques et électroniques appelés DEEE (appareils électroménagers, appareils audiovisuels, équipements informatiques et bureautiques…) qui connaissent une croissance très importante.
Obligation de dépollution par rapport à l’utilisation du plomb ou du mercure, substances interdites à la fabrication de ces appareils.

A suivre...
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 10:59
Nous sommes dans un avion qui a 10% de chance d'arriver.
Alerte rouge du GIEC. Les changements climatiques sont dûs à l'homme à une hauteur de 90% de responsabilité.
La question n'est plus de savoir ce que nous sommes prêts à changer dans notre vie mais plutôt comment on va réussir à prendre en charge cette mutation.
Nicolas Hulot nous alerte sur la catastrophe écologique qui risque de se passer dans la violence si nous ne changeons pas nos habitudes. L’Europe doit être un moteur dans six mois, à Copenhague, pour inciter le monde à revoir ce qu’il appelle le paquet climat-énergie.
Il faut nous libérer de nos conservatismes sociaux.
Nicolas Hulot n’est pas le seul à nous alerter, il y a le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ( GIEC) qui disent la même chose depuis des années...
La Terre ne disparaîtra pas, mais l'avenir de l'humanité. Voilà le combat de nos enfants. C'est la première génération qui vivra moins bien que la précédente.
Laisser un commentaire, non pas pour alimenter le débat mais pour trouver ce qui moralement, éthiquement, raisonnablement, de façon utopique peut-être, permettrait d'envisager une future paix sociale par le respect de l'environnement.
On peut consulter le site de la Fondation Nicolas Hulot, les réflexions d'Albert Jacquard...
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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 15:22
Au cours de l’année 2009, le parlement doit réviser les lois bioéthiques.
C’est l’occasion de reparler des mères porteuses.

Le figaro demande aux internautes de se prononcer oui ou non à la législation sur les mères porteuses.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/05/09/01016-20090509QCMWWW00077-etes-vous-favorable-a-la-legislation-des-meres-porteuses-.php?mode=commentaires
 

Les avis exprimés sur les mères porteuses, sujet qui fait débat aujourd’hui est hallucinant.  
Rien ne permet de tirer des conclusions et pourtant, peut-être parce qu’on nous demande de nous prononcer, nous avons des certitudes qui n’appellent aucune contradiction. Est-ce là des avis tolérants qui accepteraient d’écouter des avis contraires ou certains détiendraient-ils la vérité absolue ?

Moi, je ne l’ai pas. J’ai entendu des témoignages de femmes porteuses qui avaient bien plus d’humanité dans leur propos que tous ce que je lis par ailleurs. 

Certes, porter un enfant est indéniablement important pour créer le lien entre la mère et l’enfant. Mais aussi entre le père et l’enfant, le père qui pourtant ne l’a pas porté.

Par ailleurs, on ne se pose pas cette question du lien prénatal dans le cadre de l’adoption. Acte de haute valeur moral sans doute. 

Beaucoup de choses restent à découvrir dans la création du lien mère enfant ou parents enfants. Je ne crois pas qu’il y ait un unique lien d’amour entre la mère génétique et l’enfant. Des cas de névrose ou de problèmes relationnels existent dans tous les types de familles. C’est plus notre promptitude à juger qui est nocive pour la liberté et le libre arbitre de chacun.

      
Après plusieurs FIV ou des hystérioctomie ou des problèmes de fertilité, des couples font le choix de l’adoption d’autres passent des annoncent pour trouver une personne susceptible de porter leur enfant. J’imagine la difficulté de la démarche. Il faudrait plutôt qu’une loi pour encadrer cette pratique des aides dans un cadre associatif pour accompagner ces demandes. C’est alors l’association qui devrait montrer des garanties d’intégrité plutôt que les futures mères porteuses qui doivent se sentir juger négativement.

      
Beaucoup de pays ont légitimé en les encadrants ces pratiques : Grande Bretagne, Pays-Bas, Grèce, Danemark, Finlande, Ile Maurice, certains états des Etats-Unis et du Canada, Nouvelle Zélande, Afrique du Sud... 

Je me souviens du témoignage d’une femme qui portait l’enfant d’un couple. Elle avait elle-même un enfant. Elle passait ses week-end sur la route pour rencontrer régulièrement les futurs parents de l’enfant. Un lien quasi fraternel s’était tissé entre eux.
A la naissance, malgré l’insistance des sages-femmes qui ne comprenaient pas cet acte de don, elle refusa de prendre l’enfant qu’elle venait de mettre au monde, enjoignant à son refus l’insistance pour que l’enfant soit directement remis dans les bras de sa mère, celle qui avec son mari avait fait le choix de lui donner la vie dans un acte d’amour. 

On sait toute l’importance de ce premier contact dès la naissance qui tisse le lien entre la mère et l’enfant qui retrouve la chaleur de sa vie intra-utérine au contact de sa mère. On a souvent négligé la nécessité de laisser le nouveau-né sur le ventre de sa mère dès sa naissance pour céder à la nécessité d’hygiène. On prend le bébé, on le lave et on le ramène trop longtemps après à sa mère. N’oublions pas que la grossesse et la nécessité de proximité avec son bébé après la naissance pendant plusieurs mois sont conditionnés par un fonctionnement hormonal aussi. Une mère ne donne de l’amour à son enfant que si ce lien de proximité existe.

Après l’accouchement, la mère porteuse est considérée comme un membre de la famille. Elle est chaleureusement accueillie et n’éprouve aucun sentiment maternel pour l’enfant qu’elle a pourtant porté. 

Nous ne voulons pas toujours savoir ce qui se joue dans l’acte de donner naissance et nous croyons que ce sont de nobles sentiments qui ne peuvent être bafoués. Cependant, les déni de grossesse, les abandons à la naissance, les carences éducatives... montrent qu’il n’y a pas dans l’acte de mettre au monde un enfant que de l’amour gratuit mais que le déroulement de cet acte est d’un autre ordre avec des enjeux très différents : la volonté de se perpétuer, acquérir une reconnaissance sociale, toucher des allocations, remplacer un enfant qu’on a perdu, donner la vie...
 

Des points de vue divergents entre le tribunal de grande instance et la cour de cassation sur le cas d'une famille

Le premier prône l'intérêt de l'enfant, l'autre défend l'ordre public établi par le code civil.
Comment la cour pourra-t-elle dire que l’intérêt de l’enfant s’épanouit en contrariété avec l’ordre public ?

Un livre “Interdits d’enfants” de Sylvie et Dominique Mennesson et une page à lire pour aller plus loin dans la réflexion, pour bien définir de quoi on parle et pour comprendre ce qui fait l’objet d’enjeux : http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2008/12/19/mere-porteuse-c-est-une-loi-qu-il-nous-faut.html

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