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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 23:22

La relation avec Elliot devient complexe. Elle se traduit par des pleurs de plus en plus violents. La nuit, le jour, c'est pareil. Le moment du dodo est un moment difficile à vivre autant pour lui que pour nous. Je commence à appréhender l'heure du couché ou de la sieste, espérant un miracle qui évidemment ne vient pas. 

Que faut-il faire ? Bébé hurle, se débat dans les bras qui le couche, refuse de rester seul. Le fait de dormir avec nous ne lui permet pas d'avoir un sommeil totalement serein et il se réveille pour téter. 

Il est malade en ce moment et la fièvre est brûlante. Je le prends pour l'allaiter ou lui donner de l'eau ou du doliprane la nuit.

On est tous fatigué. Dur dur de se lever le matin pour aller travailler. 

Certainement il y a un pourquoi à tout cela mais je cherche surtout un comment pour pouvoir sortir de ce cercle dans lequel on commence à tourner en rond. Le sommeil étant de plus en plus difficile, on l'appréhende de plus en plus et... on dort de moins en moins. 

Le matin, pas envie de le laisser et moins je le laisse, plus il est encouragé au coucounage et moins il peut se séparer de nous. 

Pour moi, la fatigue me fait lâcher l'affaire que le papa prend en charge.

Papy, mamy viendront à la rescousse pour le garder cette semaine car il ne peut pas fréquenter la crèche actuellement et son autre mamy qui le garde est fatiguée suite à une opération en début de semaine. En espérant qu'on retrouvera une nouvelle respiration qui nous permettra de prendre du recul et décider de ce qui pourrait être fait...

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 23:54

Elliot n'a pas de doudou. Oui, vous le savez déjà ! Son doudou, la nuit c'est sa maman. Il se réveille, chouine un peu et hop un sein réconfortant à sa porté et retour dans les bras de Morphée. Oui, mais bon, les nuits ressemblent de moins en moins à des nuits et de plus en plus à des séquences de repos entre deux tétées. Le bébé roule de son lit dans le nôtre, et pour cause, j'ai enlevé les barreaux et collé son lit au nôtre, il se love contre mon ventre, tète longuement, inlassablement, insistant... j'ai le bras à l'envers, les hanches de travers, les couvertures ne sont plus qu'un souvenir, en vrac pour résumer la situation. 

Il s'endort à 22h15 après une dure lutte pour l'obliger à rester couché plutôt qu'à exercer ses nouveaux talents de rockeur accroché à la barre de son cadre de lit. La crise. Alors ce soir, j'ai attrapé la clef, pas celle des placards aux monstres qui font peurs aux enfants, non, la clef qui m'a permis de visser les barreaux au lit d'Elliot, ceux que j'avais enlevés il y a quelques mois. J'installe Elliot dans son lit nouvellement aménagé et j'observe :

D'abord, une première inspection de ce lit qui pour autant qu'il soit le même n'en reste pas moins différent... que s'est-il passé ? Puis, très vite, cette interrogation laisse place à son inventivité et déjà il passe d'un côté à l'autre du lit en passant par la position assise pour ne pas perdre l'équilibre et risquer une chute. Un singe dans une cage heureux d'en explorer les multiples accroches pour ses accrobaties n'en ferait pas plus. Elliot est monté sur ressorts. 

On attrappe deux albums. Le problème avec Elliot, c'est qu'il dévore les livre mais au sens propre. Lire une histoire dans ces conditions nécessite une certaine distance et induit une frustration puis un détournement d'attention. Bon, passons pour "Tchoupi se déguise", une morsure par-ci par-là ne l'endommage pas trop et puis ses pages sont plastifiées, indéchirables. On se contente d'ouvrir le livre de façon aléatoire et de s'étonner en regardant les illustrations. D'ailleurs, Elliot aime pointé du doigt ce qui l'interpelle sur une image. Puis en créant un peu de suspens, Elliot attend bouche ouverte mais pas pour mordre cette fois-ci, l'ouverture du livre qui révélera une nouvelle image. 

Pour le ddeuxième album par contre, je préviens Elliot, ce nouvel album "La brouille", tu n'y toucheras pas. Il est en papier. A distance "honnête" ( enfin, je trouve) je laisse Elliot découvrir les oreilles de petit lapin gris et de petit lapin brun, qui dépassent respectivement de leur terrier en bas des pages en vis à vis.

Finalement, plutôt que de lui lire encore une fois, ce soir on remarque les incongruités des illustrations. L'un des petits lapins n'est pas content que son voisin étende son linge devant son terrier lui boûchant la vue. Mais, ces petits lapins sont à poils (gris ou brun) pas de T-shirt ni de chaussettes encore moins un bonnet de laine sans trou pour laisser passer les oreilles, bizarre, bizarre....

Mais, avec Elliot, on trouve la lecture de ces histoires ainsi plus rigolote ! 

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 23:05

Avant de s’endormir, le soir, Elliot instaure un drôle de rituel. Il se frotte les yeux, triture son oreille, c’est le moment d’aller se coucher. Je l’emporte dans mes bras, et déjà, le petit bébé fatigué montre surtout son état d’agitation en remuant énergiquement ses jambes comme un nageur de 50m papillon.
Je le soutiens sous le ventre une main entre ses jambes l’autre sur sa poitrine, je l’enveloppe et l’emporte dans les escaliers. Il semble monter les marches quatre à quatre alors que j’ai du mal à maintenir mon équilibre pour les monter les unes après les autres.
Flash, la lumière de la chambre jaillit. On salue le dieu applique qui diffuse une lumière blanche à travers les trous de son abat jour. Elliot ne le quitte pas des yeux comme fasciné. La lampe de chevet prend le relais tandis que Elliot à peine assis sur le lit se jette en avant pour tenter un quatre pattes au milieu des oreillers. Il me regarde et marque sa joie en rebondissant sur ses fesses, un large sourire étiré d’une oreille à l’autre.

D’un bond il pique du nez, insuffisamment soutenu par ses bras. Qu’à cela ne tienne, il soulève ses fesses au sommet de ses jambes tendues, tourne sa tête écrasée sur l’oreiller par le poids de son corps affalé en avant, jette son bras libre sur le côté et réussit un retournement sur le dos pour se dégager de cette posture inconfortable. A peine sur le dos qu’il agite tant et si bien ses jambes qu’il se retrouve propulser vers le haut. Il tourne la tête de gauche à droite maintes fois rapidement. Il ne dit pas non, il dit je suis au sommum de l’excitation. Je le glisse sur son lit qui jouxte le nôtre. Il attrape les restes de son mobile ( que j’ai un peu cassé en marchant dessus quand il était par terre)  et le secoue comme si de colère il agitait un chiffon rouge au nez des CRS un  jour de manifestation. Il remue tant et si bien qu’il se retrouve à la perpendiculaire de son lit, voire complètement à l’envers c’est à dire les pieds à la tête et la tête au pied ( bien sûr).

J’éteins et ne laisse qu’une petite luciole. Il vient se lover contre moi en jetant bras et jambe en avant puis attrape mon sein pour téter. Il se calme un peu, mais finalement il ne s’apaisera vraiment que lorsqu’il aura jeter tout son feu. Je meuble l’attente de ce moment en lui racontant des histoires improvisées qu’il n’écoute pas et en lui caressant la tête. Ca m’endort et m’évite d’être catastrophée par tant d’agitation. D’ailleurs, les choses reprennent leur place quand finalement Elliot se tourne vers moi et s’endort sur un matelas de laine et de mots. Je cède peu après aux bras de Morphée et me réveille quand arrive le papa d’Elliot. Joli rituel non ?!!!


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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 18:02

Alors que j'ai l'impression de me plaindre de ces nuits morcelées, j'ai envie d'ajouter que c'est une très belle page de notre vie qu'on écrit. Dois-je être envieuse des mamans dont les bébés dorment ? Certainement pas. Et finalement, je le trouve merveilleux ce petit bébé qui rythme ma vie et qui me donne une responsabilité immense, celle de son bien-être. Alors, toutes les pages de ce roman là ne peuvent être égales en toutes choses et les difficultés que nous rencontrons nous rappellent que nous sommes humains, complexes et qu'il n'y a pas une seule bonne façon de faire mais une par couple parent-enfant. Nous portons chacun une histoire, même le petit bébé, d'abord fruit d'un désir, puis petit être qui se développe, grandit à l'intérieur du ventre avant de manifester son désir de naître, enfin il est là et nous signifie sa particularité dans ses attitudes, sa parenté dans ses ressemblances, la force de son attachement et de ses émotions...

Alors, si bébé pleure, il y a une raison. Au-delà du caprice, il y a un sens qui mérite d'être décrypté plutôt que d'être rejeté. 

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 09:47
Hier soir, Elliot me réclamait toutes les demies-heure. Je ne pouvais pas l'allaiter à chaque fois, ça ne rime à rien. Je suis allée le voir et pour la première fois je ne l'ai pas pris dans mes bras. La fois précédente, il ne se calmait pas et il fallait le sein. Je lui ai parlé mais sans réussir à l'apaiser. Je suis partie désespérée en le laissant hurler. 
Comment lui permettre de dormir longtemps sereinement ? J'ai l'impression que le nombre de réveils augmente et qu'il ne peut se rendormir seul sans le réconfort du sein.  

Sa dépendance augmente et ses exigences avec. Je suis finalement retournée le voir. Il ne se calmait pas depuis certainement un quart d'heure. Je lui ai parlé. Il s'est arrêté. Je lui disais de faire dodo car on était la nuit, que son papa et sa maman étaient là et qu'on viendrait bientôt le rejoindre. Il me regardait, la mine très fatiguée. Il a alors attrapé sa girafe puis son lapin. Je remontais la couverture et lui faisais signe que je partais. A peine le seuil de la chambre franchi, Elliot pleure à nouveau. Retour rapide pour le rassurer et lui rappeler qu'il peut dormir parce qu'on est là, la preuve, je suis là. Cependant, lorsque je m'éloigne ses pleurs reprennent pour m'appeler. Son papa arrive, je m'éclipse. Il arrive cinq minutes après avec Elliot dans les bras, les yeux grands ouverts.

Dodo vers 1h00 du matin pour tout le monde et réveils fréquents avec ... retour au sein. Pff !!!???!!!???!!!???.......... 
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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 22:42

Elliot dort de moins en moins bien.

J’ai l’impression de faire exactement le contraire de ce qu’il faudrait puisque le résultat est à l’opposé de ce que nous recherchons. Un peu comme mon sens de l’orientation. lorsqu’il faut rallier un point, je pars exactement à l’opposé. De même, à la maternité quand je donnais la température d’Elliot, au lieu de dire 36,9° je disais 39,6°. Evidemment, les yeux exorbités de la puéricultrice me faisaient prendre conscience de mon erreur.

Bref, tout ça pour dire que rien ne va plus. Elliot se réveille très fréquemment, il tient deux heures maximum. Il se rendort au sein qu’il ne lâche plus. Il fait ses dents mais je pense aussi à des terreurs nocturnes qui le poussent à chercher du réconfort.

Cette après-midi il s’est réveillé en pleurant et mes bras ne réussissaient pas à le calmer. L’après-midi s’est déroulée comme la nuit. Pourtant, il a mangé ce qui aurait dû le caler je pense.

J’en conclue que le sevrage va pas être pour tout de suite. Une bonne nouvelle, il boit à la tasse l’eau et le jus de fruit. Le lait mternisé, il n’en veut pas...

Il paraît que les bébés comme Elliot qu’on pourrait qualifier de «téteurs invétérés» ne veulent pas de petit frère ou de petite soeur. J’ai beau lui dire qu’il n’en perdrait pas moins d’intérêt, ça ne change rien !
 

Il est 23h00. Elliot est couché depuis 21h00, après avoir tété. Il pleure. Je décide de le prendre dans mes bras pour le bercer. Au bout d’un quart d’heure, il s’endort. Il passe à l’horizontal sans se réveiller. Il n’avait pas fondamentalement besoin de téter mais seulement d’être bercer pour retrouver son sommeil brisé par je ne sais quelle raison.


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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 09:19

Plusieurs semaines sont passées. Elliot a deux dents de plus qui pointent sur sa mâchoire supérieure. Deux incisives. Son derrière est rouge et il ne faut pas négliger de mettre de l’éosine et de la crème pour éviter une irritation plus importante. Il a passé ses trois premières nuits dans son petit lit. Deux en fait. La première s’est terminée dans notre lit. J’ai donc enlever les barreaux d’un côté du lit pour le plaquer contre le nôtre et réhausser le sommier pour que son matelas soit au même niveau que notre lit.

Il a bien dormi et nous aussi. Plus de place et la première nuit ainsi, une tétée le matin de bonne heure. La deuxième nuit, il a été plus demandeur de proximité, tétant souvent et restant sinon accroché à moi du moins très proche, couché sur le côté en limite de nos deux lits.


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