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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 22:58
On s'inquiète, on s'interroge, on doute, on se remet en question, on écoute les avis les plus pessimistes... et on oublie les choix pourtant conscients qu'on avait fait. 
En discutant avec une maman adepte de l'allaitement "long" à la demande, nous avons découvert que notre bébé n'était pas "capricieux" mais tout simplement élevé dans le soucis de répondre à sa demande en l'allaitant à la demande, justement !

Alors, quoi ? De quoi se plaint-on ? Elliot est tout à fait "normal" et pas plus dépendant, attaché ou en train de régresser. Il se réveille pour téter  parce qu'il en a besoin. La journée, j'ai bien commencé à supprimer une tétée par-ci par-là en lui proposant des activités, mais sans les compenser par des biberons. Le biberon, il veut bien prendre la tétine dans sa bouche pourvu qu'il ne contienne pas du lait.

Les habitudes sont prises. A moins de l'aider à s'endormir avec de l'homéopathie, il ne fera pas ses nuits... que les choses soient claires ! 
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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 10:57
Je voudrais sevrer Elliot parce que je suis fatiguée et que la perspective de reprendre le travail avec des nuits aussi interrompues me fatiguerai encore plus. J'ai tenté de lui donner un biberon en remplacement des téées mais sans succès. Elliot refuse le biberon. Finalement, je "cède" à ses désirs et vit de plus en plus mal les nuits. J'envisage de lui donner une totote pour essayer de répondre en partie à ses attentes. J'ai retrouvé le livre de la Leche ligue dont les extraits ci-dessous m'ont rappelé  que l'allaitement répond à d'autres besoins que la fonction de nourrissage et que le sevrage est une étape à franchir ensemble, maman et bébé. Il faut du temps et beaucoup de maternage en compensation. Par ailleurs, on peut supprimer les tétées les plus éprouvantes la nuit et conserver quelques tétées le jour dans la mesure du possible.

"Bien que la plupart des gens considèrent le sevrage comme la fin de quelque chose, une séparation ou une privation, il représente en fait un événement positif, un début, une grande expérience. C'est l'élargissement de l'horizon de l'enfant, une ouverture sur un univers rempli de nouvelles expériences excitantes mais parfois menaçantes. C'est une lente progression, une étape à la fois, un autre stade de son développement." p.274, 275

Le bébé a commencé à se sevrer dès qu'il a pris sa première bouchée d'aliments; Cependant, le sevrage naturel n'a pas de loi si ce n'est qu'il surviendra un jour.

L'allaitement répond non seulement à un mode d'alimentation mais aussi à des besoins émotifs , "(...) la mère et son bébé ont mutuellement besoin l'un de l'autre pour bien d'autres choses (que le besoin alimentaire). Le bébé a besoin d'affection et la mère prend plaisir à satisfaire son besoin d'amour. Mais à un moment donné, tout doucement, la dépendance du bébé envers sa mère diminue. Il commence à élargir son horizon, à voler de ses propres ailes. Cependant, l'allaitement demeure important, c'est son havre de paix dans un monde parfois difficile."

"Le sevrage est une étape du développement et, tout comme pour la marche et la parole, l'enfant franchit cette étape selon son propre rythme."

"Certains ont besoin de poursuivre la relation d'allaitement plus longtemps que d'autres mais, finalement, ils n'en ont plus besoin. Et ils ne sont pas plus dépendants pour autant. Nous avons pu nous en assurer maintes et maintes fois puisque nous avons observé à loisir des centaines de bébés qui étaient considérés comme des "téteurs invétérés". En grandissant, ils semblaient avoir en commun le goût de l'indépendance et non de la dépendance." p. 273

"Souvenez-vous que vers l'âge d'un an votre bébé ne tétera pas aussi fréquemment que lorsqu'il avait deux semaines ou 6 mois. Quand il aura environ 9 mois, le nombre de tétées sera réduit considérablement. Le bambin qui "tète encore" appréciera peut-être seulement une tétée collation avant de dormir ou une tétée réconfort s'il s'est frappé la tête ou s'il a pris froid."

Que faire si je veux sevrer mon bébé ?
"Arrêtez-vous quelques instants et prenez le temps de vous demander si les choses iront mieux après le sevrage de votre bébé. (...) Souvenez vous que la maladie, la prise de médicaments, une intervention chirurgicale ou le retour au travail ne signifient pas nécessairement sevrer avant que votre bébé et vous ne soyez prêts."

Le sevrage doit se faire progressivement et avec amour. "Lorsque vous réduirez le nombre de tétées, il vous faudra augmenter vos marques d'affection envers votre bébé et les exprimer de façon différentes."

"Fondamentalement le sevrage se fait en remplaçant l'allaitement par d'autres formes d'attention. Eliminez une seule tétée à la fois et distrayez votre petit en lui offrant un verre de jus, en lisant une histoire ou en faisant une promenade dans le quartier au moment où il demande habituellement à téter."

Une tétée à la fois pendant quelques jours afin d'éviter les engorgements et permettre à bébé de prendre une habitude. Le sevrage peut prendre jusqu'à deux semaines environ.

"Il vous faudra être souple. Si votre tout-petit réagit fortement à l'idée de ne plus téter à l'heure de la sieste ou du coucher ou à tout autre moment, vous pouvez décider de conserver cette tétée  encore un certain temps. Le sevrage ne doit pas être une question de tout ou rien." p.276 
 
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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 09:25

La neige est de retour, nous sommes au milieu du mois de février. C’est superbe. Nous ne sommes pas prêts de ressortir... Elliot est de plus en plus autonome. Il joue dans son parc ou sur les différents tapis de jeux proposés. Il a huit mois dans trois jours. Il reste très attachée à moi, sollicitant ma proximité pour se rassurer surtout la nuit et les après-midi. Il refuse toujours le biberon mais je ne désespère pas. Le sevrage paraît difficile. Les habitudes sont prises et le sein ne satisfait pas que sa faim mais aussi un moment de proximité et de câlin surtout la nuit. Cependant, à ce rythme là, la reprise du travail s’annonce difficile.


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