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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 23:31

Elliot a soufflé ses deux bougies sur une tarte à la framboise. En fait il a soufflé au moins dix fois deux bougies, car il voulait toujours recommencé. Son papa lui a offert une figurine d'Ezzio, personnage de jeu vidéo qu'Elliot adore !!! Pas du tout adapté à son âge : les mains et une jambe ont la fâcheuse tendance à s'arracher trop facilement, mais Elliot adore. Il ne lâche pas l'épée également qui est un accessoire en plus. 

Il a eu un premier vélo "trois en un", par sa mamie. Ce vélo sera sans doute mieux adapté que celui que je lui est déniché dans une brocante avec des petites roulettes. La selle de ce dernier, notamment, semble inconfortable en comparaison avec la large assise en plastique de l'autre vélo. Pour le moment, il reste à peu près trente secondes dessus...

 

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 21:54

Difficile de trouver encore du temps pour écrire sur ce blog. 17 mois bientôt. Elliot est de plus en plus mignon. Les bêtises s'enchaînent mais la volonté de découvrir et son envie de communiquer et de partager favorisent beaucoup notre dévotion à ce petit bout que nous dévorons de bisous.

L'allaitement se poursuit. Est-ce le fait de ma volonté ou de la sienne... ? C'est épuisant, car il tète comme un nouveau né, de jour comme de nuit.

Son papa est parti en reportage photos en Allemegne pendant une semaine, au moment des vacances de la Toussaint. Une semaine ! C'est rien et c'est énorme ! Elliot n'a pas manifesté de contrariété ni ne l'a cherché. Cependant, les matins, j'ai l'impression qu'il pleurait et se sentait un peu plus perdu que d'habitude.

Il dort la première partie de la nuit dans son lit, puis vers une heure du matin (je ne regarde plus l'heure) il se réveille, se console au sein (eh oui, pas de tototte ni de doudou, pas intéressant apparemment !) et ne se rendort que contre moi. C'est une longue habitude. J'ai fini par apprendre à dormir sur un étroit bout de matelas en équilibre sur le bord, calée par les barreaux du lit de Elliot qui est plaqué contre notre lit. 

Cependant, depuis le retour de son papa, c'est pire que d'habitude. Il sait parfaitement me pousser sur le côté pour attrapper le sein et téter puis il s'endort encore plus collé à moi. Je n'ose plus bouger de peur de le réveiller et d'être encore obligée de le faire téter pour l'aider à se rendormir.

Je n'arrive pas à lui dire non. Il pique des crises proches du drogué en manque. 

Devant ce qu'on reconnaît maintenant comme un problème, nous avons cherché des pistes pour le résoudre.

L'allaitement, le portage... nous ont aider à construire une relation de confiance. Elliot est sociable et pas dans les "jupes de sa mère"; Il joue avec les autres enfants et est en bonne santé... On lui dit non et il écoute nos raisons et parfois respecte notre choix.Il est parfait, quoi ! 

Alors ? Je cherche maintenant du côté de la naissance et me pose beaucoup de questions. Sous l'effet de la haute dose de la péridurale prise en désespoir de cause, quand après ouverture totale du col, Elliot restait coincé, tête tournée vers le ciel, je n'ai pas assistée à sa naissance, trop détendu et inconsciente sous l'effet de l'anesthésie (plus de jambe et l'impression d'être complètement soulagée de mes souffrances qui avoisinaient l'agonie) et n'est rien vu des différentes manipultions qui l'ont finalement "poussées" à naître. Ce que m'en raconte mon compagnon, aujourd'hui, m'effraie constatant les difficultés de séparation que nous avons Elliot et moi.

Après avoir pensée prendre rendez-vous avec le gynécologue qui m'a accouchée pour mettre au clair ce qui s'est véritablement passé, nous avons opté pour une visite chez un micro kiné.

Un peu comme la kinésiologie que j'avais déjà expérimenté au sixième mois de grossesse, quand l'arrêt de travail s'imposa pour éviter toute naissance prématurée, la micro kiné recherche les tensions entre deux points que le praticien enserre dans ses mains de façon légère. 

Ces zones de tensions sont identifiées comme étant le résultat de souffrances mémorisées par notre corps. En fonction des zones tendues on peut conclure à différentes origines. Le but n'étant pas de chercher pourquoi elles sont là, mais plutôt de les relâcher par une manipulation. Ces tensions libérées doivent permettre d'aboutir à un mieux être, et dans le cas de Elliot à un meilleur sommeil.

Le fait est que dans ce genre de situation, il faut parfois aller voir du côté de la maman qui peut transmettre un stress à son enfant. Par ailleurs nous sommes porteur d'une hérédité qui, enfouie dans notre corps, ne nous permet pas d'identifier nos blocages, mais que nous transmettons à nos enfants. Ces fameux secrets de famille ou des traumatismes subits dont on a enfouit le souvenir ou occulté. 

Elliot a visiblement beaucoup de blocages au niveau émotionnel et par rapport à l'accouchement. On revoit la Kinésithérapeute dans trois semaines pour Elliot. Papa et maman feront leur séance respective dans les jours à venir.

 

Quel souvenir gardez-vous de votre accouchement ? 

Avez-vous testé la micro kiné ?

Vos avis m'intéressent beaucoup !!!

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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 00:33

Cinq mois !
Une étape importante pour bébé. Il se réveille ce matin vers 6h30. Il a ses petites habitudes. Après avoir jouer un petit moment dans son hamac, il veut être avec nous, dans le lit. Nos paroles pour le rassurer sur notre présence ne suffisent plus. Il a l’air de dire :”- puisque vous êtes là, prenez-moi !”. Il s’endort avec nous ainsi plus d’une heure. Sa journée est exemplaire. Il est calme comme absorbé dans ses réflexions. Il veut de la compagnie. Ainsi, il n’a plus aucune raison de s’agiter, il est rassuré et peut retourner à ses réflexions. Il est si mignon qu’on a de plus en plus envie de le “bisouiller”.

Le porter est un vrai bonheur. Il se tient droit et se décolle du buste du porteur pour mieux apprécier son environnement. Parfois, il appuie sa tête sur la mienne comme s’il voulait se reposer là, un instant en restant attentif à ce qui se passe. On a l’impression qu’il dégage plein d’affection et c’est comme un rayon de soleil serré là, tout contre moi.

Je le pose sur le canapé et reste près de lui pour travailler sur l’ordinateur. Travailler est un grand mot car pour qu’il garde sa sérénité, il cherche mon attention. Franchement, un bébé nous donne des leçons de vie là où on ne l’attend pas. C’est impressionnant de le voir progresser et découvrir tous les jours le monde.

Hier, il ne prêtait pas attention à telle chose, aujourd’hui, il va tourner la tête, lancer les bras pour la toucher. Hier, il ne se préoccupait pas de changer de position, aujourd’hui, il tourne du côté sur le dos ou le ventre. Hier, il s’écrasait sur sa main et la dévorait quand il était sur le ventre, aujourd’hui, il cherche à ramper vers un objet en gigotant vigoureusement ses jambes. Il reprend son souffle, la tête posée sur ses mains, entre deux tentatives de reptation. Il est vigoureux et volontaire, je ne peux que l’encourager avec des bravos et des bisous. C’est l’heure de dormir. Je tente de le retourner en le poussant avec ma tête ce qui le fait rire. Il est souriant et éclate de rire. Il est bien obligé de céder à mes sollicitations car l’énervement n’est pas loin quand la fatigue l’assaille. Il accepte mes bras et prend le sein pour la dernière tétée du soir.

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 23:34

Elliot a cinq mois. Il attrape ses pieds avec vivacité et veut porter ses petits doigts de pied à la bouche. Il gigote plus qu’un asticot quand il projette ses jambes sur le côté. Il commence par les grouper puis, il roule sur le côté en les projetant plusieurs fois vivement. Il cherche ainsi à se retourner sur le ventre afin de s’approcher de cette matière qui le soutien qui l’environne et la goûter.

Bébé explore son environnement avec sa bouche. Il ne se contente pas de porter les objets à sa bouche pour en connaître la nature, il se tourne ou se penche vers ce qui n’est pas saisissable, comme un mur, un sol, un objet volumineux.

Il n’apprécie cependant pas les distances et est capable de se tourner de la hauteur où il est couché ou assis vers le sol, ce qui aurait pour conséquence une terrible chute. De ses mains, il tente de saisir ce qu’il voit. Ce peut être un lustre trop haut, une assiette sur la table, un bol que je porte à mes lèvres.

C’est aussi la période pendant laquelle il découvre le visage de celui ou celle qui le porte. Au par avant, il ne pouvait distinguer nos visages, soit qu’ils étaient trop près pour être perçus, soit qu’il ne pouvait les différencier du reste de son champs perceptif. Désormais, il découvre un visage en face du sien, d’un air étonné mais toujours enthousiaste.

C’est fou ! Complètement impressionnant d’assister à ses découvertes qui petit à petit vont l’amener à prendre possession de son environnement et grandir selon un schéma classique de développement d’un petit d’homme. Nous, adultes, nous émerveillons de ses progrès, sollicitons ses sourires, encourageons ses capacités motrices avec des petits jeux, des comptines, entretenons une relation d’équilibre pour favoriser son épanouissement dans un environnement harmonieux et stimulant, nous le socialisons et lui donnons notre culture sans même réaliser que nous reproduisons des gestes ancestraux.

 

Nous avons rendu visite à un petit bébé de trois semaines. Comme soudain, dans le reflet d'un miroir, je retrouvais dans l’attitude de la maman, des postures, un regard, un discours que je tenais il n’y a pas si longtemps, ( peut-être suis-je toujours ainsi d'ailleurs) il y a un ou deux mois à peine. On est là pour protéger, s’attacher à ce petit être si frêle qu’on trouve si beau et merveilleux de façon absolument pas objective mais ce n’est pas grave, c’est même essentiel d’être dans cette réalité qui n’appartient qu’à la maman prise dans cet amour inconditionnel qui permettra à son enfant de survivre et s’épanouir dans ce nouveau monde, sans être englouti par un environnement trop complexe et des personnes trop nombreuses dont on ne peut saisir, quand on est bébé, les intentions. Alors, avoir pour soi le giron maternel et surtout ne pas le laisser filer.

 

Elle était là, tenant ce bébé contre son sein pour le nourrir, le portant dans sa chambre pour le laisser dormir, loin des mains de ceux qui le convoitent, juste un peu, pour le porter, parce qu’un bébé c’est attirant et si vulnérable. 

 

Mon bébé devient un petit garçon, c’est à dire que ses pleurs deviennent des appels ou des rappels ( à l’ordre), ses sourires sont enjôleurs, timides, conquérants... bref, on peut leur prêter une intention, des sentiments, ses mouvements sont mus par une intention, un désir, son regard est vertical et nous fixe dans une longue conversation, il prend des habitudes et nous avec... on trouve un rythme qui bâtit peu à peu notre nouveau quotidien. Je ne crois pas que deux mois et demi suffisent pour prendre le temps de se connaître et d’apprendre à se faire confiance pour pouvoir partir sereinement au travail et être séparé de sa maman toute une journée. Dur, dur !!!


Ce sont des moments merveilleux. Certes, il faut beaucoup donner et accepter de n'avoir d'autres projets que ceux qui sont directement liés à son bébé. Frustration non négligeable qui exacerbe un sentiment d'isolement souvent chez la maman au bord de la déprime les deux ou trois premiers mois. Puis, vient le rythme de croisière et là, rien ne nous atteint, comme si, je l'avais lu dans un blog, la maman n'avait plus qu'un neurone. Nous ne sommes plus dans la vie trépidante du monde actif, mais plutôt dans la vie au rythme de bébé et c'est très bien ainsi. No stress, sinon le soucis d'être une mère présente, attentive, attentionnée et affectueuse ( amoureuse ?).
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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 23:23
Que de changement au cours du troisième mois ! Elliot discute. D'abord sur une note un peu plaintive qu'il émet, les lèvres en o sur un eu........... long, parfois interrompu comme pour différencier des mots. On lui répond de la même façon, il ajoute alors des intonations pour exprimer l'enthousiasme ou la colère ou simplement la discussion de deux personnes. Ce peut-il qu'il nous imite ? 

Et puis, il y a ses sourires. Bien qu'édentés, ils sont craquants. Surtout quand, surpris d'être observé dans des moments de rêverie, il se cache en esquissant un sourire "coquin", jouant au timide. Ou alors, c'est le sourire franc, celui qui marque l'enthousiasme, pas tout à fait encore l'éclat de rire... Un sourire sur un visage de bébé et on perçoit toute la sérénité et le bonheur simple du partage. Parce qu'avec les sourires on partage aussi, les regards, les vocalises, les mouvements des mains et pour lui des jambes.

Il se tortille dans tous les sens. Il adore se cambrer pour essayer de voir ce qu'il y a derrière lui. Et on sent toute la frustration qu'il pourrait éprouver à ne pas savoir se déplacer seul tant sa curiosité est aiguisée.

Par ailleurs, voilà deux nuits de neuf heures : 21h00, 6h00. Je devrais en profiter pour dormir au lieu de bloger, mais c'est aussi un peu de temps retrouvé pour moi.

Aujourd'hui, vaccin du troisième mois. Une seule injection. Cette fois-ci, je n'ai pas laissé l'infirmière tenir Elliot pendant la piqûre. La dernière fois, elle s'était couché sur lui comme s'il avait une force herculéenne pour que le pédiatre administre les vaccins. Bilan, le bébé était terrorisé et la mère horrifiée. Aujourd'hui, j'ai précisé au pédiatre que je pouvais tenir mon bébé tranquille sans l'infirmière. Il a pleuré au moment de la piqûre, mais les yeux dans les yeux je lui ai fait un grand sourire et ça l'a rassuré.

La grippe A m'inquiète. L'homéopathe m'a donné des granules par mesure préventive pour moi, mais rien ne peut-être donné aux bébés de l'âge d'Elliot.  

Ce week-end, petite escapade en Corrèze dans la maison de ma grand-mère paternelle aujourd'hui disparue.
Pas un voyage sensationnel, mais une petite parenthèse qui ressemble à un retour dans les sensations du passé, celles des vacances de mon enfance, des souvenirs que j'ai envie de retrouver et de partager avec Elliot.

Retrouver un point, un repère dans mon histoire, et pouvoir réveiller un peu de cette lenteur des vacances d'été qui rythmait nos journées.
D'abord, au réveil, la lumière du soleil déjà bien haut dans le ciel qui filtrait par les persiennes pendant qu'on se prélassait au lit. Le bruit dans la cuisine et..l'odeur du chocolat chaud qui fume dans les bols en terre.
Les déjeuners avec la bonne tourte du boulanger.
L'expédition jusqu'à la piscine dans le bourg un peu plus bas.
Le retour fatigués mais délassés.
Les maillots de bain qu'on rinçait au lavoir qu'utilisait ma grand-mère à l'extérieur sous l'escalier de la maison et puis qu'on étendait sur le fil à linge au soleil.
Les tourtous que ma grand-mère préparait pendant qu'on s'acharnait de toutes nos forces sur le volant au badminton au milieu de la route... On s'écartait parfois pour laisser passer les voitures.

Tous ces moments qui n'ont rien d'exceptionnels font partis de mon histoire et de ce passé je suis "née". Un peu comme les souvenirs construisent notre mémoire et nous invitent à les visiter quand comme par nostalgie on s'aperçoit qu'un enfant, notre enfant, à son tour se construit dans un temps qui fuit si vite et qui est devenu si riche, riche de sa présence et de l'urgence à profiter de ce présent qui, il y a déjà de longues années s'est enfui et dont on garde des images, des sensations comme lorsqu'on regarde une photo jaunie... Alors, on se dit, il y a si longtemps, et on ne peut revenir en arrière pour profiter de ces moments de désinvolture dont on ne soupçonnait pas la valeur précieuse.

Alors, savoir profiter du temps présent.... 
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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 23:57
Dimanche 14 juin Elliot a vu le jour, ou plutôt la nuit.
Je ne voulais pas de péridurale.
Depuis 3 heures du matin, avec les premières contractions, jusqu'à 19h00, je fais tout le travail qui permet une ouverture complète du col. L'homéopathie permet d'affiner les parois, la sage-femme m'encourage à la prendre jusqu'au bout.
Hélas, Elliot se présente la tête mal orientée. Il ne peut pas passer.

Après la rupture de la poche des eaux par la sage-femme à 8 d'ouverture du col, les contractions augmentent d'intensité. Mon ami, qui m'a soutenue et "félicitée" tout au long du travail m'annonce l'arrivée d'une contraction, les paliers puis la descente.

Les paliers sont trop hauts et trop longs. La sage-femme me dit que le bébé ne descend pas et que ça peut durer des heures.
Je suis découragée et réclame la péridurale. Le bébé souffre, son rythme cardiaque est désordonné, la sage-femme prédit la césarienne, le gynécologue de garde tente de tourner le bébé à la main après échographie, mais vainement.

Je en sens plus rien du ventre jusqu'aux pieds. J'ai la dose d'anesthésiant et d'opiacé dans le corps. Je passe de l'état d'inconscience, dûe à la douleur entre deux contractions, à une forme étonnante et une confiance totale dans le personnel qui m'accouche.

A mes côtés, mon ami est inquiet. il ne comprend pas les regards qui s'échangent entre les sage-femmes, nombreuses. Je ne vois plus ce qui se passe, allongée au bord du lit. Le gynécologue demande la ventouse. Elle est reliée à une machine qui doit aspirer mon bébé en même temps que le médecin imprime une rotation. Echec. Il prend les forceps. Je ne sens rien, je vois qu'il force. Les sage-femmes doivent m'annoncer les contractions pour me donner le signal de poussé, car je ne les sens plus du tout.

Finalement, Elliot attérit sur mon ventre. Je le saisit, ou plutôt je le touche car très vite le cordon est coupé et Elliot est emporté loin de moi. Je reste avec une main ensanglantée et regarde mon ami sans comprendre. Il s'est effondré en larmes dans le fauteuil voisin. je ne comprend pas. On me rassure, "vous l'avez entendu crier ? Tout va bien." J'en suis persuadée, j'ai vu se soulever son torse par le mouvement d'une respiration, mais je ne l'ai pas entendu crier.

Elliot va bien, mon ami peut aller voir les soins qu'on lui apporte. Il est né visiblement largement à terme, le liquide amniotique était teinté. Un pédiatre a été appelé et des soins particuliers ont été pratiqué. Nous irons en néonatologie plutôt qu'en maternité, Elliot a un peu de fièvre, il faut s'assurer que l'infection qui la provoque ne soit pas dangereuse.

Après un passage en couveuse, on tente de le placer sur moi pour une première tétée. La sortie de la couveuse, un bonnet sur la tête est douloureuse. Il hurle et je ne peux le saisir comme je le voudrais à cause des perfusions qui retiennent mes bras. Pas de tétée, il part en néonatologie, l'étage au-dessus, je reste pour recevoir les soins post accouchement avec notamment l'expulsion du placenta. Le médecin recoud l'épisiotomie importante qu'il a pratiqué.
Je fais une décompensation et reste un peu plus en observation.

Nous rejoignons Elliot qu'on nous confie pour la nuit malgré les sombres prévisions qui nous promettaient notre premier contact pour le lendemain. Première prise du sein.
Alors qu'on se demandait ce qu'on avait fait et quelle responsabilité on avait prise en mettant un enfant au monde, nous voilà rassuré sur notre instinct de parents. Mon ami dort dans le fauteuil pour notre première nuit ensemble et moi dans le lit avec Elliot inconsolable. Il prend le sein, couché contre moi puis s'endort. C'est le plus beau jour de ma vie et l'accouchement est oublié. Le séjour en néonatologie, ensuite  est long, mais c'est une autre histoire.
Mon ami ne s'explique pas ses larmes sinon par une intense émotion au moment de la naissance. La tête d'Elliot était bleue, le personnel médical inquiet, il a cru qu'Elliot était mort avant de découvrir avec soulagement qu'il n'en était rien.

Nous sommes aujourd'hui, les parents les plus heureux du monde.
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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 22:33
Bientôt le terme de ma grossesse qui est prévu pour le 17 juin.
Cette après-midi, je constate une petite perte de sang. Direction, la maternité. Pas de soucis, c'est probablement le bouchon muqueux.
Les sage-femmes sont impressionnées par la taille de l'utérus. Pas de radio du bassin pour vérifier s'il va passer. Il faut, quand un gros bébé se présente tête en bas, laisser le travail se faire. La sage-femme m'explique que le travail qui permet une ouverture de col sera bénéfique pour un éventuel deuxième enfant avant de pratiquer  une césarienne si finalement le bassin se révèle trop étroit. De toute façon, le travail est nécessaire aussi pour la santé du bébé.

Je ne sais pas pourquoi, mais le fait d'avoir un gros bébé ne m'impressionne pas. On m'a donné des habits de taille naissance, je n'ai jamais acheté que du 1 mois ou plus. Un pressentiment ?...

Le col est fermé et haut, la venue tant attendue d'Elliot ne semble pas pour tout de suite.
Que d'impatience autour de moi! Même mon ami ne semble plus croire à cette naissance ni même à l'existence de ce bébé qui contrarie ses pronostics.
Un bébé n'aura donc une réalité qu'une fois dans ses bras !

Quand le rêve tarde à prendre réalité, on finit par ne plus y croire. Quelle leçon de vie alors quand il naîtra. Un peu comme si ceux qui, renonçant à leur rêve faute de patience, ne vivaient qu'à moitié.
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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 10:55

L’envie de le voir arriver, de le tenir dans mes bras, de lui faire des bisous... Mais voilà, c’est pas encore pour aujourd’hui.

Je suis étonnée de constater à quel point, nous partageons certaines étapes de notre grossesse. 

Ainsi, des témoignages sur des forums m’ont permis de me rendre compte que nous partagions en ce début de mois de juin de nombreux points communs : mouvements du bébé qui provoquent des douleurs dans les reins et le pubis, gros bébé en perspective, bébé pas pressé de naître avec des J-1 sans signes précurseurs...

Je crois qu’il va falloir que j’attende le terme théorique, ce qui serait somme toute, logique et normal.

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 09:15

Mon petit bonhomme ne manifeste toujours pas son désir de naître. C’est flatteur pour moi, je me dis qu’il est bien là où il est. Au chaud, bien nourri ( prévision de la gynéco : 4,5 kg à la naissance). Son papa s’impatiente. Toutes ses dates prévisionnelles sont passées. La période de fécondité d’une femme étant plus ou moins large, nous sommes dans le flou absolu pour maintenant avancer n’importe quelle date.

Je lui ai affirmé que ce serait pour demain. Evidemment, rien de rationnel dans tout cela, mais la nécessité de m’y préparer. C’est qu’hier soir, j’ai eu un petit coup de cafard en pensant à cette séparation, après une parfaite fusion et je me dis qu’il vaut mieux que je sois prête dans ma tête le plus rapidement possible maintenant.

Donc, Elliot naîtra demain ! 

J’étais fatiguée hier après-midi. La conduite en voiture est éprouvante. Pas le courage d’entreprendre du ménage, le repas ou avancer un bricolage.J’ai refait la valise d’Elliot en supprimant la taille naissance, fermée mon sac.Je me suis plongée dans la lecture d’un livre sur les massages pour bébé qui paraissent plus que nécessaires. 

 

A demain...

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 01:21
Il est minuit et demi. Pas moyen de trouver le sommeil, malgré la fatigue. J’évite de trop bouger pour trouver le sommeil, mais je finis par me lever. Tout à l’heure, dans le lit, pendant que je lisais, Elliot bougeait et semblait avoir le hoquet. Je glissais le livre sous mon ventre pour le voir en même temps que je lisais.
Son pied, sans doute, se tendait sur mon flanc et il devait peut-être étirer son dos ou ses fesses à l’opposé. Je lui massais les pieds à travers ma peau et le repoussais doucement pour voir sa réaction. Le pied s’est rétracté doucement. Je multipliais alors les caresses-massages en prenant soin d’appuyer un peu, mais pas trop, de varier les mouvements en dessinant des fleurs et des vagues telles que j’aurai pu les faire sur une feuille avec un crayon.
Elliot semblait à l’écoute et ses mouvements s’arrêtaient, comme si son corps à fleur de peau, ressentait les caresses qu’il appelait en fait de ses “mouvements-sollicitations”.
Ces petits massages étaient des caresses agréables pour mon ventre aussi, et je partageais un peu de ces sensations tactiles qui apaisent. La lenteur et l’attention sont indissociables dans ce partage gratuit.

Je devrais sans doute dormir. C’est à force de veille de ce genre que je me suis retrouvée incapable de récupérer à la fin du sixième mois, et fatiguée, le ventre tendu, je fus contrainte à l’arrêt de tout travail. La naissance est imminente, mieux vaut être reposée.

Notre impatience et celle de notre entourage, nous laissent penser que chaque jour, Elliot peut naître. Cependant, seul le fruit mûr tombe de l’arbre. Nous oublions de lui laisser tout son temps qui est celui d’une grossesse normale.

En plus, il est léger à porter et ne me fatigue pas, sauf un peu les après-midi quand le ventre se tend et me coupe le souffle. Le pas se ralentit et l’énergie déserte un peu. Bref, je me traîne, mais je peux tout de même en faire un peu et mes journées ne sont pas vides. Elles semblent au contraire se remplir de ces riens, qui font de l’oisiveté un champs de possibles. L’esprit s’intéresse à plein de choses, l’humeur est bonne et la curiosité exacerbée.
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