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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 16:15
Biodiversité l’état d’urgence
Extrait du site agir pour l’environnement
http://www.agirpourlenvironnement.org/campagnes/c25.htm


Pourquoi cette campagne ?

La biodiversité est le réservoir duquel nous tirons toutes nos ressources : elle nous nourrit, nous habille, nous soigne, nous chauffe… et rend quantité de services gratuits - purification de l’eau, recyclage de matière organique, production d’énergie etc.- estimés à plus du double des PNB de tous les pays réunis.

Pourtant, parce que nous ne tenons pas assez compte de cette biodiversité, les espèces s’éteignent actuellement dans le monde à un rythme cent à mille fois supérieur au taux moyen observé dans l’histoire de la Terre. On estime que d’ici 2050, 30 à 40% de la faune et de la flore aura été irrémédiablement rayé du globe. Oiseaux, amphibiens, mammifères, invertébrés, végétaux… notre planète connaît sa sixième extinction massive d’espèces.

La France porte une responsabilité importante dans la sauvegarde de la biodiversité planétaire : elle possède le deuxième domaine maritime du monde, et abrite des écosystèmes très variés, des littoraux aux montagnes, des forêts tropicales de Guyane aux récifs coralliens d’Outre-mer. Mais la France se classe pourtant au 5è rang mondial des pays hébergeant des espèces menacées d’extinction globale.

Les raisons de cet écocide sont nombreuses : fragmentation grandissante et recul des milieux naturels, intensification des pratiques agricoles et forestières, urbanisation galopante, surpêche, épandage massif de pesticides, changement climatique, introduction d’espèces invasives…

L’État français s’est donné comme objectif de stopper la perte de biodiversité à l’horizon 2010. Mais malgré quelques mobilisations ponctuelles pour sauver certaines espèces menacées de disparition, il n’existe pas de politiques intégrées et cohérentes permettant de préserver la diversité biologique. En se désolidarisant des écosystèmes qui l’entourent, l’espèce humaine obère ses chances de survie. Parce que la diversité biologique est une richesse inestimable, il est déterminant de recourir à l’État… d’urgence
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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 16:11
Extraits de dossiers traités sur le site très intéressant de la confédération paysanne :
http://www.confederationpaysanne.fr/

“Les producteurs disent non aux politiques ne s’appuyant que sur une seule béquille : le prix du marché, quels que soient les volumes produits ou importés.

A l’opposé de cela, de nouvelles formes de commercialisation se mettent en place en dehors des schémas imposés, initiées par les paysans eux mêmes. Ne seraient-ils pas en train de se réapproprier le produit de leur travail, avec la complicité des consommateurs ?”


“Il serait bon que les décideurs politiques, en allant faire leur marché de fruits et légumes, demandent à la vendeuse ou au vendeur le lieu de production, les conditions de culture. Rien de tel pour les mettre en appétit et repenser les politiques agricoles dans le bon sens de la marche.”


“Si les trente glorieuses ont donné l’illusion de la réussite sociale à une génération consommatrice des meilleurs GMQ (gain moyen quotidien), des meilleurs indices de performance planétaires, les Formule 1 de la production laitière ou les jeunes bovins à la Ben Johnson ont fragilisé les races élues : consanguinité, interventions vétérinaires et mortalité plus importante, aggravées dans les systèmes hors-sols.”

Des races énergivores contre les races délaissées et que quelques passionnés font survivre et peut-être prendre le pas sur les autres.

“La flambée du prix du pétrole, la fin de l’alimentation animale importée et pas chère, peut conduire à des révisions douloureuses pour les races et les schémas de production énergivores et dépendants des échanges. Alors, tous ces animaux qui ont vécu presque clandestinement ont peut-être des chances de revenir dans nos fermes au grand jour.”

“L’élevage, c’est quoi ?
Au fil de l’histoire, le travail du paysan et de son rapport à l’animal s’est modifié. Le bon
sens de l’éleveur est à retrouver pour bâtir une nouvelle éthique professionnelle. Ce n’est pas le développement des normes qui changeront certaines pratiques scandaleuses, bien au contraire.”

A la question fondamentale qu’il faudra bientôt définir : “L’élevage est-il éthique ?” Apprivoiser un animal est-il éthique ?”
Saint-Exupéry apportait une réponse : “Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé.
Qu’est-ce que signifie “apprivoiser” ?
C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie créer des liens...”
Créer des liens, c’est le métier d’éleveur, qui ne saurait se résumer à des contraintes normées.”


Pour conclure sur ces lectures, je retiens

Produire ses céréales, de préférence bio, s’associer avec les protecteurs des animaux, adopter un mode d’élevage cohérent avec sa conscience plutôt qu’avec des textes de lois, communiquer de façon pédagogique sur la qualité de son travail soucieux du bien-être animal sont autant d’actions qui valorisent le métier de paysan et incitent les consommateurs  à payer plus cher un produit de qualité plutôt que de céder au moins cher et renier la souffrance non seulement de l’animal mais du paysan contraint de travailler de façon inhumaine et barbare pour obtenir un gain moyen quotidien, des formule 1 de production laitière, des races fragilisées par la consanguinité, des hormones de croissance, des élevages hors sol, une mortalité élevée, une alimentation soupesées, mesurées et finalement contre nature.
Rien ne sert de chercher des boucs émissaires comme l’ours ou le loup pour sauver son élevage de moutons, rien ne sert de vouloir des aides à la production, c’est la conscience retrouvées de la responsabilité de son métier qui aidera le paysan à vivre et être fier de son travail.

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 16:09
Dans un monde où tout se vaut, se nivelle et se globalise, reste-t-il  encore place pour des valeurs et comment peuvent-elles s’organiser en  un idéal ?

Comment vivre ? Etre heureux ? Trouver la sagesse sans se soumettre  aux religions, à la consommation, aux modes ou à l’argent ?
La vie a-t-elle un sens ?

Lors d’une conférence dans le pays d’Ath, André Comte-Sponville a traité des questions qui s'avèrent être les plus  éternelles. Il remet la quête de la sagesse au goût du jour et propose  les pistes pour consolider les valeurs de demain.

Les valeurs que nous reconnaissons comme fondamentales définissent le type d'humanité que nous voulons réaliser. Ces valeurs se retrouvent dans les institutions de nos écoles et dans les relations de coopération qui s’y établissent.
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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 16:05
Quelle perspective avons-nous si plus rien n’a de valeur ?
Le travail comme les produits sont soumis à une pression de concurrence telle que le travail  n’est plus porteur d’une haute valeur de compétence ou d’intérêt et qu’il devient un simple moyen de subsistance pourvu qu’on ne le perde pas.

En cela, il devient aliénant et une contrainte parfois insoutenable. La valeur de l’individu s’étiole avec la dépréciation de son travail.

De même, les produits n’ont plus de valeur. Certains sont vendus si peu cher qu’on se demande comment ils ont pu être produits et surtout dans quelle condition humaine et écologique.

A l’heure du développement durable et de considérations écologiques, peut-on espérer un changement des consciences, tant qu’on parle à notre porte-monnaie et que chaque individu a une valeur marchande plutôt qu’une valeur humaine ?

Le travail n’est plus une fin en soi, mais qu’est-il au juste ?

Peut-on encore s’épanouir au travail ?

Quelle perspective pour reconquérir une estime de soi et construire des projets dans un monde sans valeur ?
L’argent n’en aura plus, le jour où aucune perspective d’enrichissement pécunier sera possible. Quelle autre forme d’enrichissement pourra-t-on faire naître pour remplacer cette valeur monétaire et ainsi construire un avenir ?

Comment construire un monde où l’argent ne ferait pas le bonheur ? Nous l’avons construit en quelque sorte car l’argent est une source d’angoisse et de conflit. Peut-on dans ce cas parler de bonheur ?
 Mais, quel autre monde pourrait nous apprendre à nous en passer ?

Mon ami est graphiste et travail sur des impressions grand format, à son compte. Ils sont deux dans cette petite entreprise. Il se sent concerné par les problèmes écologiques en général et cherche des solutions pour ne pas nuire à l’environnement dans le choix de ses papiers, de ses encres, des solutions de recyclage. Tout cela a un coût. Ses choix coûtent plus cher à la production et donc au client. Son entreprise est actuellement menacée dans son existence en raison d’une concurrence insupportable pour une entreprise respectueuse de ce genre de contraintes écologiques, en plus dans le contexte économique actuel. D’autres cassent les prix en trouvant des matières premières moins chères, soit parce qu’elles sont de moindre qualité, soit parce qu’ils refusent de payer la vrai valeur des produits aux entreprises qui sont alors contraintes de baisser leur marge. Comment feront-elles pour supporter ce manque à gagner ?

Cet exemple illustre le cheminement qui va nous conduire à des fermetures de petites entreprises et à une augmentation du chômage. Ce n’est là qu’un exemple, mais lorsqu’on trouve des vêtements dont le coût ne peut même pas couvrir la production du coton qu’en est-il du salaire des ouvriers ?
En tant que consommateur, peut-on mettre l’acquisition d’un grand nombre de biens au-dessus des considérations humaines et écologiques ?

Quel sera le monde de demain pour nos enfants ? J’espère qu’on saura vite en inventer un nouveau et opérer une mutation de société, plutôt qu’espérer une sortie de crise.



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