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Une lecture indispensable

“La peau et le toucher, un premier langage” Ashley Montagu.

 

Je me suis intéressée à ce livre en découvrant l’importance du massage pour bébé, le portage en écharpe, le hamac et la baignoire shantala qui reprennent les sensations kinesthésiques de la vie intra-utérine et développent les sensations de la peau. 
Ce livre et bien d’autres nous permettent de retrouver des repères qui permettent d’anticiper sur la construction future de notre lien avec l’enfant à naître.

Nous pouvons nous passer de certains sens. Mais le sens tactile, c’est impossible. En effet comment retirer sa main du feu pour ne pas être brûlé si on ne ressent pas la douleur.

Partant de ce constat, la stimulation tactile est primordiale pour le développement de tout être aux différentes périodes de la vie.

La peau du foetus se développe en premier dans le ventre de la mère. En cela, elle est essentielle à la protection du bébé et à sa communication avec le monde extérieur.

Certains auteurs se sont interrogés sur les incidences physiques et comportementales des stimulations cutanées sur le développement d’un être vivant et les effets d’une éventuelle carence.

On a observé chez les mammifères la fonction essentielle du léchage. Ce n’est pas un simple débarbouillage mais une action vitale pour stimuler les systèmes génito-urinaire et gastro-intestinal. Des petits qui ne bénéficieraient pas de ce soin mouraient faute de pouvoir uriner et déféquer. 

Nous serions avec quelques grands singes les seuls à ne pas lécher nos petits.

Les stimulations de la peau permettent d’augmenter l’efficacité du système immunitaire.

Les caresses de la main sont l’équivalent du léchage chez les autres animaux et fournissent un plaisir tactile qui concourt à la formation de l’aptitude à aimer.

Ashley Montaigu avance par ailleurs l’importance des contractions pendant la phase de travail au moment de l’accouchement qui seraient autant de stimulation pour la peau du foetus. D’ailleurs, elle ne situe pas la fin de la gestation au moment de la naissance. Le nouveau-né n’est qu’à moitié achevé et doit recevoir des stimulations cutanées.

C’est parce que l’enfant serait trop gros à la naissance qu’il ne naît pas achevé. La femme ne pourrait pas accoucher.

D’où l’importance de l’allaitement qui permet la symbiose tant physique que psychologique nécessaire à la gestation hors de la matrice mais pas unique.

Les contractions auraient donc cette fonction vitale attribuée au léchage chez les autres animaux, c’est à dire d’activer les systèmes vitaux et assurer leur fonctionnement correct.

Les contractions de l’utérus stimulent la peau qui envoie des impulsions au système nerveux qui transmet l’information aux différents organes.

Pour les enfants prématurés des problèmes comportementaux sont plus fréquemment observés : hyperactivité, contrôle tardif des sphincters....

Les risques de mortalité sont accrus chez les enfants nés par césarienne. D’où l’importance de les stimuler par des caresses. Tout dépend si la césarienne a eu lieu avant ou après la phase de travail.

Au XIX e siècle beaucoup d’enfants mouraient de dépérissement : le marasmus. On prônait à l’époque la distanciation en ne prenant pas l’enfant dans ses bras quand il pleurait, en ne le gâtant pas par trop de caresses et en proposant le biberon.

Or, être touché, pris dans les bras, caressé, cajolé, parlé sont des attitudes sécurisantes.

La triste expérience de Frédéric II, empereur d’Allemagne au XIIIe siècle, qui voulait savoir comment parleraient les enfants en dehors de toute imprégnation de langage aboutit à la mort des enfants. La berceuse et les mots doux apaisent l’enfant.

Les sensations de la peau et la sensibilité kinesthésique semblent être le plus important pour le jeune bébé. La chaleur intra-utérine est préservée à la naissance par le vernix caseosa qu’il ne faudrait pas enlever avant le premier allaitement. Les nouveaux-nés sont sensibles aux courant d’air et au refroidissement, cependant, s’ils ont trop chaud en mangeant ils absorbent moins de calories et sont moins énergiques pour téter.

On peut retenir trois éléments importants qui interviennent dans l’affection maternelle :

- des stimulations externes de l’enfant par le contact étroit de tout le corps, les sensations de chaleur, la tétée, les perceptions visuelles et auditives.

- le vécu de la mère par rapport à sa propre enfance, sa relation avec  les enfants qu’elle a porté ou l’expérience acquise avec d’autres nourrissons.

- les facteurs endocriniens qui interviennent lors de la grossesse, de l’accouchement et du retour à un cycle ovulaire normal.

La chaleur, la douceur et la tendresse d’une mère sont aussi importantes que le lait pour le développement du bébé.

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B
J'attends juste de voir si l'allaitement se passe bien. En plus, il y a trop de kilomètres pour un si petit bébé ( 600km environ)Il aura deux mois et demi et je n'envisage pas de m'en séparer si tôt... Ce ne sera évidemment que partie remise.
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G
N'hésite pas à demander si tu peux y aller accompagnée de ton bébé, en expliquant l'âge qu'il aura, avant d'annuler...<br /> Bise!
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B
Je suis inscrite à un stage de massage pour bébé fin août. Je vais certainement l'annuler pour cette année car pendant l'allaitement et si loin de chez moi cela me paraît aujourd'hui impossible. Ce n'est que partie remise. En attendant, beaucoup de publication permettent d'appréhender l'importance du toucher essentiel dans la construction du lien mère enfant.
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G
Moi aussi j'ai adoré la lecture de ce livre, découvert lors de ma formation en massage-bébé!! mais je ne l'ai pas encore tout-à-fait terminé, snif!
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