Le bébé nous parle à travers ses cris. Mais que pouvons nous entendre à ses angoisses ou douleurs ?
Il nous regarde et nous sommes émerveillés de capter ainsi son attention.
Il nous écoute et soudain on se prend à babiller sur les mêmes notes que lui.
Il s'endort contre nous après la prise du sein, le dragon au fond de son ventre a fini de rugir et de crier sa faim, on est bien.
Oui, mais, un autre dragon prend parfois le relais et renvoie le lait maternel dans de terribles douleurs oesophagiennes. Il brûle, bébé se tortille et hurle. A moins que, jouissant d'un moment de volupté accroché au sein de sa maman, il n'ait pris assez de lait et se soit endormi. Au réveil, panique, il veut reprendre le sein qui est caché à présent. Il hurle encore.
Maman ne comprend pas toujours.
Mais, l'attachement maternel ne laisse pas le choix à la maman qui donnerait tout pour soulager son enfant jusqu'au bout de sa patience, de son amour et de son endurance. Enfin, le message est passé, une réponse satisfaisante est apportée après plusieurs autres essais.
Combien de berceuse invente t-on quand, inspirée par le charme, la délicatesse, la beauté ou la souffrance de son enfant, on arpente les pièces de la maison en tenant contre soi ce petit être qui absorbe toute notre capacité à donner et toute notre tendresse en quête du sommeil si essentiel.
Combien d'histoires invente-t-on pour interpréter ses mimiques, entrer avec lui dans un monde imaginaire et ainsi reconstruire cet environnement qu'on cotoyait "avant lui", pour lui rendre ce nouveau monde familier. Car, les bébés viennent de la planète ventre et cette ronde planète est bien différente de la terre.
Alors, ne pas se comprendre, c'est normal, ne pas chercher de réponse le serait moins.
Bon courage à Marylen et Mezzange qui attendent allongées leur petit ange pour le mois d'août.