L'écharpe de portage, j'en ai déjà parlé. C'est magique ! Je maintiens cet avis et savoure, les mois passant, la proximité qu'elle me permet de conserver avec mon bébé. Il a si bien pris l'habitude d'être ainsi porté, qu'en voyant l'écharpe, il sourit et ne concevrait pas que je ne l'y glisse pas, aussitôt le nouage terminé.
Il n'y a d'ailleurs pas que Elliot qui connaît la signification de cette écharpe. Ma petite chienne s'éveille de sa sieste et me tourne autour. Je prends Elliot dans l'écharpe, le couvre de son bonnet, lui noue une écharpe autour du cou. S'il y a du vent, je rajoute un petit manteau à capuche pour le protéger davantage et ajouter une couche de chaleur. La laisse dans une main, nous partons tous les trois sur le chemin de campagne qui passe devant chez nous.
En cette saison, on croise les faisans qui viennent d'être lâchés pour la chasse. On voit toute une compagnie de faisans qui de jour en jour se réduit. Trophées glorieux pour ces arpenteurs des bois qui ne trouvent plus d'animaux sauvages à se mettre sous le fusil !!! Pas trop d'effort pour traquer la "bête" en plus ! Et la promesse d'un plat de choix après une "harassante" quête, comme aux premiers âges de l'homme... Nous sommes toujours des hommes préhistoriques, hélas !
A plusieurs reprises, j'ai aperçu un pic vert et un pic épeichette au cours de nos promenades. Un rouge gorge, un troglodyte mignon... et de charmantes petites mésanges à longue queue qui s'approchent en voletant sur les arbres proches. Elles nous regardent en tournant la tête comme pour mieux nous jauger ou pour découvrir une hypothétique nourriture. Leur petit chant flûté est aussi léger que l'air calme de ce jour là, réchauffé par un petit rayon de soleil.
Elliot est tout d'abord agité, mais dès qu'on ouvre la porte, il se tait et ouvre ses yeux aussi grands que des assiettes. Il est là, blotti, à l'abri. Ne dépassent que son bout de nez, ses yeux, ses joues et la moitié de sa bouche occupée à tétouiller le tissu de l'écharpe qui lui passe sous le nez. Le rythme de la marche le berce. Après quelques centaines de mètres, Elliot souvent s'endort, comme ça, d'un coup. Parfois, je vérifie que j'entends bien son souffle à travers les différentes couches de vêtements.
Une balade au chaud, bien protégé qui permet de retrouver un peu de sérénité après une colère inusable, toujours une fusion qui rappelle les mois de grossesse.