Je suis en train de lire un livre sur ce concept. La maternité nous concentre sur notre bébé au point de lui consacrer pratiquement tout notre temps et nos pensées.
C'est en fait une attitude qu'on peut généraliser à tous les mammifères. Le bébé attire l'attention et la protection du fait de sa fragilité et vulnérabilité qui le rendent si sympathique.
Nous avons des pratiques de maternage conditionnées par notre style de vie. Ainsi, nous allaitons deux mois et demi, le temps du congé de maternité ou nous optons pour le biberon tout de suite pour éviter une proximité trop accaparante ou contraignante et puis on confie notre enfant à une nounou ou à la crèche et nous tâchons de gérer au mieux son éducation en tendant la carotte ou en punissant, au mieux en discutant.
Quelle place doit-on faire à l'enfant ? Quel rôle ont les parents ? Où et quand se construit le lien mère enfant si "naturel" pense-t-on ?
Alors, en s'interrogeant sur la façon de s'occuper d'un bébé, on repart sur les traces de l'homme, celui qui n'a pas été corrompu par une civilisation dite "évoluée" et on retrouve des gestes d'attention, de soins, d'affection, de protection rationnels et "naturels". Alors, on se prend à rêver qu'on peut un peu essayer de retrouver ce chemin qui paraît authentique et ainsi répondre à la demande de ce bébé auquel on ne comprend pas grand chose au début et dont les pleurs nous désarçonnent.
"Eveillé ou endormi, rien dans l'expérience de ses ancêtres ne l'a préparé à rester isolé et encore moins à pleurer sans susciter la moindre réaction d'un seul de ses semblables." "Le concept du continuum, A la recherche du bonheur perdu" Jean Liedloff